Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest

samedi 8 novembre 2014

Sur les rives du Granique

C'était en l'an 334 avant notre ère.


Alexandre vient de partir à la conquête de l'Asie à la tête d'une armée forte d'environ 5,000 cavaliers et 30,000 fantassins. La première rencontre avec les Perses a lieu sur les bords du Granique.
Sous les ordres des satrapes d'Asie, et avec le renfort des mercenaires grecs de Mnemon, l'armée perse ne pouvait faire qu'une bouchée de ces barbares présomptueux. Bien qu'Alexandre avait pour lui la puissance de la phalange et de sa cavalerie, les Perses disposaient du nombre.

Dans notre scénario, sous la règle l'Art de la Guerre, le Granique sépare encore les deux camps. Pour gagner, le Macédonien devait s'installer sur l'autre rive. D'ailleurs, la cavalerie des satrapes est déjà à proximité du fleuve, alors que l'infanterie est à la traine.
Le Granique : les Macédoniens sont à gauche
Alors que les phalanges se rapprochent du fleuve afin de traverser...
...la cavalerie perse prend position sur les rives, suivie au loin par l'infanterie
L'aile droite macédonienne, commandée par Alexandre, est coincée par la cavalerie perse...
...et sur la gauche, Parmenion ne réussit pas non plus à passer
La phalange parvient à passer, en payant un prix lourd...
...mais elle ne peut plus bénéficier du soutien de l'aile de gauche de Parmenion, balayée...
...ni du soutien de l'aile droite d'Alexandre, fixée en sa totalité

La phalange est isolée, alors que l'infanterie et les mercenaires grecs se rapprochent.
Alexandre est vaincu.Sur les rives du Granique



Bien sûr, cette bataille n'est pas reportée ainsi dans l'Histoire officielle d'Alexandre. En effet, quelques semaines plus tard, Alexandre tentera une nouvelle foi de traverser le Granique, et ne rencontrera aucune résistance : Darius avait totalement méprisé la menace macédonienne.

Ce n'est que plus tard que les historiens amalgamerons la bataille du Granique avec le récit de celle d'Issos, pour la plus grande gloire du Conquérant.

Du moins, c'est ainsi que nous l'entendons.

Perse dansant sur les Macédoniens vaincus (d'après nous)

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