Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest

dimanche 17 septembre 2017

Le Buffalo sur le grill




Quelque part dans le golfe de Finlande, en juin 1943. Les forces finlandaises ont repris possession des îlots de la Baltique et surveillent les mouvements ennemis au large de Leningrad. La "Guerre de Continuation" est encore loin d'en finir.

Un hydravion ravitailleur au mouillage vient d’être repéré par une vedette rapide soviétique. L'alerte est donnée.




La chasse finlandaise dépêche aussitôt 4 Brewster Buffalo du LeLv 24 pour détruire le patrouilleur inopportun. A haute altitude, une patrouille de Lavochkin 5 a, elle-aussi, repéré les chasseurs finlandais. Les six La-5 plongent en piqué sur les Buffalo qui n’ont encore rien vu.

Rapidement, les 4 chasseurs finlandais détectent le danger et virent à la rencontre des pilotes russes
La première passe frontale est fatale à un des chasseurs russes dont le moteur prend feu
Une mêlée confuse s’en suit au cours de laquelle les pilotes russes manquent d’entrer plusieurs fois en collision
Les Buffalo bien que moins bien armés sont plus agiles et se retrouvent en position de tir rapidement
Un deuxième chasseur russe explose en plein vol à la suite d’un tir bien ajusté

Malheureusement pour le pilote finlandais, son appareil trop proche de sa cible est  criblé d’éclats. Son moteur perd rapidement de la puissance et il doit s’écarter du combat.

Poursuivi par un La-5, le Finlandais sert en fait d’appât, et un nouveau Russe s’écrase
Les passes s'enchainent
L’interception russe est un nouvel échec
Et alors qu’un autre appareil soviétique s’écrase en mer...
… les chasseurs finlandais tentent même un mitraillage de la vedette soviétique

Cette dernière finit par faire demi-tour, sa mission ayant avorté. L'hydravion a réussi à décoller et s'échappe vers la côte finlandaise, escorté par un des Buffalo.



Au bilan, le poste d'observation finlandais n’a pas été détecté. Cinq Lavochkin se sont écrasés dans les eaux glacées de la Baltique et un seul des avions finlandais est endommagé.


Du côté russe, il semble que l’abus de vodka de contrebande ait conduit à de regrettables erreurs de pilotage. Une sérieuse reprise en main par les commissaires politiques s’annonce !

dimanche 3 septembre 2017

Philomélion


Le vieil empereur avait plus de soixante ans et était malade. Pourtant,  Alexis 1er Comnène avait encore une fois pris la tête de son armée et marchait contre un adversaire insaisissable : les cavaliers de Malik-Shah, le sultan seldjoukide d'Iconium.

Les Turcs, plus mobiles, refusaient la bataille rangée. A défaut de bataille décisive, les Byzantins ne connurent que de brèves escarmouches sans lendemain. Lassé, Alexis décide de rentrer à Byzance, ramenant avec lui de nombreux réfugiés qu'il souhaitait soustraire des razzias turques.

Nous sommes en automne 1116. L'armée byzantine quitte Philomélion, à une centaine de kilomètres au Nord-Ouest d'Iconium. C'est alors que surgissent les cavaliers turcs...

Les Seldjoukides arrivent par trois côtés. Leur objectif est de capturer le convoi ou de défaire l'empereur. Les Byzantins disposent également de trois corps. Le premier, celui d'Alexis, ouvre la route au convoi. Les deux autres corps protègent les côtés. Le convoi doit passer.

 Les Turcs se jettent sur leur proie
Ce sont essentiellement des archers montés, gardant l'ennemi à distance... 
...et esquivant pour éviter tout contact
Rapidement, les Turcs repoussent la cavalerie légère ennemie...
...et isolent la cavalerie lourde pour la détruire
 Les Turcs se mettent en travers du convoi malgré les mercenaires francs et varègues
Sur les ailes, la cavalerie byzantine contrecharge...
 ...parvient par repousser les cavaliers adverses...
...mais paie le prix fort face aux flèches seldjoukides
 


Le convoi est stoppé, l'aile gauche byzantine en passe d'être détruite ; seule l'autre aile semble pouvoir encore résister aux insaisissables archers montés seldjoukides.

 Le convoi est capturé
L'Empereur, poursuivi, parvient à s'échapper de justesse


Sur notre table, les Turcs furent victorieux. Dans les faits, cette rencontre est à peine évoquée et laisse planer le doute.

Alexis 1er Comnène ignorait que c'était sa dernière campagne militaire. Quarante-cinq ans après le désastre de Manzikert, il ne pouvait pas savoir non plus que les pires heures de Byzance allaient venir.

samedi 26 août 2017

Le sauvetage du Walrus


Ce 2 septembre 1943 après-midi, un hydravion de sauvetage britannique reçoit pour mission de récupérer un pilote dont le Spitfire a du amerrir à la suite d'un problème technique.

Voilà déjà plusieurs heures que le naufragé est à la mer quand arrive enfin le Walrus salvateur. 





L'opération se déroulant à proximité des côtes italiennes, l'hydravion est sous la protection de chasseurs sud-africains. Les forces de l'Axe ne sont pas loin...

Le scénario fait partie de ceux proposés dans le livret de règle Check your 6!. L'action commence alors que le Walrus vient de récupérer le pilote et n'a toujours pas redécollé.
Deux Bf 109 "Gustaf" allemands accompagnés d'un MC202 "Folgore" italien surgissent...
... et se ruent sur l'hydravion, poursuivis par la chasse ennemie
Ils sont suivis par deux autres Folgore, et deux FW-190
Une patrouille de Spitfire néozélandais tente de les intercepter
Pendant ce temps, le lourd Walrus a décollé, et ses mitrailleurs arrosent à tout va
Un 190 est touché et explose ; un Spitfire a plus de chance
Dans la confusion, il faut éviter les collisions...
 ...sans oublier les balles ennemies
Le Walrus est trop lent, les chasseurs de l'Axe s'épuisent...
...alors que les Spitfire remplissent parfaitement leur mission d'escorte...
...et permettent à l'hydravion de s'échapper

La mission est donc parfaitement remplie pour le Walrus. Il en aura coûté aux Alliés un Spitfire, contre trois chasseurs à l'Axe. Pour le pilote récupéré, la partie n'est donc pas finie.

samedi 5 août 2017

La fin du Glorious

Malgré la victoire de Narvik, les alliés déclenchent l'opération "Alphabet", qui a pour but de retirer au plus vite leurs troupes de Norvège afin de pouvoir faire face à l'invasion allemande de la France et de la Belgique.
Le porte-avions HMS Glorious reçoit pour mission de récupérer dix Gloster Gladiator et huit Hawker Hurricane afin de les convoyer en Grande-Bretagne. Nous sommes le 8 juin 1940. Son pacha, résolument confiant, a fait descendre l'ensemble des chasseurs dans le hangar, et son navire bénéficie de l'unique protection rapprochée de deux destroyers pour la traversée.

Le HMS Glorious en compagnie du HMS Acasta et du HMS Ardent
Les destroyers d'escorte britanniques sont bien petits...
...surtout face aux deux monstres qui viennent à leur rencontre : le Gneisenau et le Scharnhorst
Les destroyers tentent de masquer le porte-avions par un rideau de fumée
Qu'importe : les croiseurs allemands se rapprochent
Un premier destroyer est détruit
Les Allemands ignorent que le Glorious a commencé à faire monter ses avions sur le pont
Le second destroyer est coulé...
...et le lourd Glorious ne tarde pas à le rejoindre

Le HMS Glorious n'aura pas eu le temps de lancer ses avions, qui, de toutes façons, étaient inadaptés à ce genre de combats. Le combat était bien trop déséquilibré, et les Britanniques n'avaient aucune chance de s'en réchapper.


Quant aux deux navires Allemands, à peine écorchés, cet évènement ne marque qu'une journée presque ordinaire.