Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest

samedi 21 octobre 2017

Rendez-vous à Teugen

 

Le 18 avril 1809, alors que l'attaque de l'archiduc Charles bat son plein, Davout a amorcé son repli au Sud du Danube suite aux ordres peu inspirés du Maréchal Berthier. Les Français abandonnent la place de Ratisbonne en n'y laissant qu'une faible garnison.

Le mouvement ayant été aperçu, Charles fait converger les IV. et III. Armeekorps, le IR Armeekorps étant en réserve.




Si, historiquement, le choc a lieu le 19 avec l'arrivée tardive et décousue du III. Armeekorps aux alentours de Teugen Hausen, nous avons joué un scénario hypothétique qui a vu un mouvement plus décidé de la part des Autrichiens avec le III. Armeekorps qui vient bloquer les communications de Davout et lui barrer le passage pendant que le IV. Armeekorps le tient en haleine plus au Sud-Est. Davout envoie finalement deux divisions d'infanterie, celles de Gudin et Morand, soutenues par un régiment de cuirassiers de la division St-Sulpice pour forcer le passage, pendant que le reste du IIIème Corps gagne du temps face au IV. Armeekorps.



Nous jouons sur la règle Blücher de Sam Mustapha. La partie se concentre sur l'action de Morand et Gudin face au III. Armeekorps du Feldmarschalleutnant Hohenzollern. Ce dernier a déjà sa division légère déployée sur la route qui longe le Danube et la forêt qui la borde. Ses deux divisions principales suivent rapidement. L'artillerie, les pontonniers sont plus loin et ne pourront se joindre à la bataille. En tout, il peut compter sur 6 régiments d'infanterie, 1 régiment de Landwehr, plusieurs escadrons de Ulhans, de Hussards, des Jägers et des Grenzers.




Gudin, qui dirige les opérations du côté français, dispose de sa division et de celle de Morand avec un total de 8 régiments d'infanterie composés de redoutables vétérans et d'un régiment de cuirassiers.

  



La zone considérée fait 3 Km sur 3 Km, soit un plateau carré de 60 cm de côté 












Gudin comprend rapidement que le contrôle de la large forêt qui borde la route sera d'une importance capitale pour en assurer le contrôle. Sa propre division foncera sur la route pendant que Morand nettoiera la forêt et couvrira le flanc gauche contre une éventuelle menace de cavalerie. Les cuirassiers resteront en réserve.

Le dispositif français

Hohenzollern, de son côté, veut être partout à la fois. Son dispositif, très étiré, sera difficile à contrôler et sera très peu mobile. Notamment, la division Lusignan sera gênée dans ses manœuvres par la présence des Uhlans, immobiles sur le flanc au sortir Sud de la forêt.  
 
L'attaque française débute

Les 13ème et 17ème de Ligne qui enfoncent rapidement les Jägers après une rapide mousqueterie peu efficace.

Les hussards autrichiens à la manœuvre
Les unités de Morand  sécurisent la forêt
Les combats redoublent lorsque les Autrichiens s'engagent à leur tour dans la forêt

Le 12ème de Ligne refoule les Grenzers avant de recevoir la charge des Hussards de la division légère. Le 12ème de Ligne subit de lourdes pertes dans les combats.

L'assaut autrichien est décousu et rapidement, les Français prennent l'ascendant
 
Après avoir brisé le 12ème de Ligne, Hohenzollern envoie des renforts depuis la route sur le flanc des Français engagés dans les bois. La bataille manque de tourner court, mais le mouvement, pourtant bien pensé, n'est ni soutenu ni protégé : Gudin engage le 21ème de Ligne dans la forêt à la suite des Autrichiens, les prenant sur leurs derrières et le 25ème de Ligne sur la route, refoulant les réserves autrichiennes...

C'en est trop pour les Autrichiens, éprouvés par leur attaque décousue et attaqués de toute part : les trois régiments engagés en forêt sont brisés et mis en déroute. Une tentative de flanquement par les Uhlans n'amène à aucun résultat : deux régiments de Morand soutenus par les cuirassiers étant plus que suffisant pour les tenir en respect. Le III.Armeekorps se retire, battu.

Malgré leur victoire, les troupes Françaises sont éprouvées. Seules deux brigades seront disponibles le lendemain pour que Lannes puisse lancer la manœuvre d'Abensberg. Mais avec e III.Armeekorps bousculé et le IV.Armeekorps tenu en respect, la manœuvre de séparation prévue par Napoléon est déjà, comme historiquement un succès, mettant un terme à l'offensive de l'archiduc Charles.

1 commentaire:

  1. Superbe rendu photo.
    Cela donne à réfléchir pour les supports de démonstration en salon.
    Bravi aux peintres. Le résultat niveau JHP ;) est au rendez-vous.

    RépondreSupprimer