Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest

dimanche 10 juin 2018

Premier duel aux Malouines

Le 2 avril 1982, les soldats argentins débarquent sur les îles Malouines. L'archipel appartient à la couronne britannique depuis 1833 et compte 3.200 habitants. Malgré les 13.000 kilomètres séparant la Grande-Bretagne de l'archipel, Margaret Thatcher, alors Premier ministre, lance une opération de reconquête sans précédent.




Nous n'avions pas encore joué avec l'extension "Jet Age" de la règle Check your 6!  Le livret "Jet Age" reprend tous les mécanismes de la règle d'origine, auxquels se sont rajoutés les éléments nécessaires pour simuler les caractéristiques particulières des avions à réaction et des systèmes d'armes associés, en particulier l'utilisation de missiles. L'orientation particulière de l'auteur a été de privilégier la jouabilité à la simulation technique, en garantissant le caractère fluide et l'esprit de la règle. Le livret comprend en outre de nombreux scénarios prêts à jouer.




Notre attention se porte sur le premier scénario, qui se déroule durant la guerre des Malouines. Le 1er mai 1982, deux Harrier du 801ème escadron sont chargés d'intercepter deux Mirage III du 8ème groupe de chasse argentin.

Les deux Harrier britanniques en mission d'interception
De l'horizon déboulent deux Mirage III argentins, qui se séparent
Les deux Harrier engagent une première cible, alors que l'autre Mirage les attaque sur le flanc
 Lors de cette première passe, seul l'un des Argentins est abattu
Le Mirage survivant délivre son ultime missile sans succès et revient à la charge au canon
Les Harrier se repositionnent et l'engagent avec leurs derniers missiles ; c'est un échec
De guerre lasse, le Mirage argentin, plus rapide, finit par s'échapper

Le joueur des Mirage a eu plus de chance que les pilotes argentins qui virent leur deux avions abattus ce 1er mai. Ce combat fut le baptême du feu pour l'armée de l'air argentine.

dimanche 3 juin 2018

Débarquement en Mysie

De vieilles rancœurs rythmaient les relations conflictuelles entre cités anatoliennes et ioniennes. Plus tard, les Grecs expliqueront que c'est l'enlèvement de l'épouse du roi de Sparte Ménélas, par le prince troyen Pâris qui déclencha les hostilités. Dès lors, tous les rois de Grèce, liés par le serment de Tyndare, s'unirent pour la libérer, le temps de se préparer et de se mettre en route...


Leur flotte débarqua deux ans après l'enlèvement d'Hélène au nord d'Illion. Prévenu de la présence d'opportuns sur ses terres, le roi de Mysie Télèphe décida de les rejeter à la mer.

Nous allons donc confronter la légende à la réalité de notre table de jeu.

Nous utilisons le format DBA pour cette rencontre. Chaque joueur dispose de douze plaquettes, déployées sur un plateau de 60 cm sur 60. Au premier plan, les "Grecs" protègent leur campement de l'armée mysienne qui doit s'en emparer pour remporter la victoire, à moins que l'un des deux camps ne parviennent à défaire le général adverse ou à prendre quatre plaquettes, ce qui entrainera la déroute de l'armée ennemie.

Le roi des "Grecs" dans son char

Ce petit scénario se prête très bien à l'initiation du jeu d'Histoire avec figurines. Nous utilisons le système "Mini-bataille terrestre" décrit sur ce blog.

Laissant sur place leur propre infanterie, les chariots asiatiques chargent les envahisseurs
Le choc est immédiat et violent...
...mais les forces sont équilibrées, les Myséens sont repoussés
Les piquiers grecs en profitent pour renforcer une aile
Un premier char asiatique est détruit, mais rien n'est encore joué
Bien que pris sur leurs flancs et isolés, les chars myséens poursuivent héroïquement le combat...
...repoussent leurs ennemis, et finissent par faire périr le général "grec" totalement débordé

L'invasion est repoussée. Les "Grecs" mettront huit années avant de tenter à nouveau de débarquer en Asie et punir l'orgueilleuse cité de Troie. Mais cela, c'est une autre histoire...

dimanche 27 mai 2018

La nasse de Tauris

L'assassinat de Pompée n'a pas mis fin à la Guerre Civile. Les "Républicains", adversaires de César, disposaient encore de nombreux sympathisants, et leurs troupes n'avaient pas déposé les armes.

Une flotte césarienne commandée par Publius Vatinius avait quitté Brundisium pour l’Illyrie afin de mettre hors d'état de nuire les navires de Marcus Octavius qui menaçaient la navigation entre l'Italie et la Grèce.

Octavius s’arrêta à l’île de Tauris. Il savait que Vatinius le pourchassait, et que sa flotte était essentiellement composée de petits vaisseaux. Les "Républicains" ne devraient en faire qu'une bouchée.


Alors que les Césariens passaient entre l'île de Pharos et l'île de Tauris, ils sont surpris par les galères d'Octavius qui les attendaient. Les deux camps se mettent en ordre de bataille.


Les galères d'Octavius quittent leur mouillage de Tauris
L'alerte est donnée, les Césariens se préparent au combat
Les deux flottes cherchent la position la plus favorable...
...et c'est Octavius qui, grâce à son sens manœuvrier, prend l'avantage...
...et, défiant l'efficacité relative de l'artillerie césarienne, privilégie l'éperon à l'abordage

En effet, Octavius sait très bien que son atout principal réside dans le nombre de ses navires, supérieur en nombre et en taille à ceux de Vatinius. Par contre, ce dernier commande à des troupes plus aguerries qui prendraient facilement l'avantage lors des abordages.

La mer ne tarde pas à se couvrir d'épaves
Seules trois liburnes de Vatinius restent libres de leurs mouvements...
 ...et parviennent à contourner la nasse par le Nord...
...alors que le reste de la flotte césarienne, piégée, périt sous les coups d'éperons de l'ennemi

Le résultat de notre table n'est pas celui que les historiens ont retenu. Qu'importe ! La guerre civile a encore deux ans pour arriver à sa conclusion définitive, et ne dit-on pas que ce sont les vainqueurs qui écrivent l'Histoire ?