Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest
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mercredi 7 décembre 2022

Révolte en Thébaïde

Ankhwennéfer prétendait régner sur la Haute Egypte. Il avait succédé à son père Horwennéfer, d'origine nubienne, qui s'était révolté contre Ptolémée IV, trop occupé par la guerre contre l’empire séleucide et les nombreuses révoltes sporadiques qui éclataient dans le delta du Nil.

Au bout de quelques années, les Lagides reprirent l'initiative et lancèrent une contre-offensive dans le sud de l'Égypte. Ils reprirent de nombreux territoires aux rebelles qui se retirèrent à la frontière du Pays de Kouch. Ankhwennefer, très affaibli (sa capitale Thèbes était désormais sous contrôle ennemi) parvint à enrôler des troupes nubiennes pour défendre sa cause. C'est alors qu'il rencontra Comanos, à la tête de l'armée ptolémaïque.





Les forces rebelles sont essentiellement constituées d'archers et de cavaliers légers

Profitant de leur mobilité, les cavaliers nubiens viennent narguer la cavalerie lourde ennemie

Au centre, les éléphants lagides mettent une véritable pagaille dans les rangs des archers rebelles

Les pachydermes sont appuyés sur leur droite par la phalange, qui semble tout écraser sur son passage

Toutefois, les rebelles parviennent à isoler quelques piquiers avant de les mettre hors de combat

Sur les ailes, les combats semblent équilibrés 

Les éléphants, finalement mal engagés, reçoivent à point nommé le soutien de la cavalerie lagide

La phalange résiste bien, mais les Nubiens continuent de mettre la pression

La cavalerie légère nubienne, insaisissable, harcelle la cavalerie lourde de Ptolémée de toute part

Sur l'aile, les rebelles sont repoussés, au prix de nombreuses pertes de chaque côté...

...alors que la cavalerie nubienne est chassée du champ de bataille par leurs homologues lagides

Il s'en est fallu de peu. La cavalerie légère nubienne n'est pas parvenue à prendre le dessus sur ses adversaires. Le malheureux Ankhwennefer est capturé, et mené couvert de chaînes à Ptolémée V.

mercredi 23 novembre 2022

Séleucos en Inde



Après avoir triomphé d'Antigone lors des Guerres babyloniennes, Séleucos gouvernait un vaste domaine qui s'étendait de la Babylonie jusqu'à l'Inde. A cette même époque, le souverain maurya Chandragupta avait conquis les anciennes satrapies établies dans la vallée de l’Indus par Alexandre le Grand, et menaçait les frontières orientales du Diadoque. Ce dernier partit en campagne, espérant reprendre ces anciens territoires macédoniens.

À la tête de son armée, Séleucos fit route vers la Bactriane, puis se dirigea vers le Gandhara (Pakistan actuel). Sur la rive est de l'Indus, son armée tombe sur celle de Chandragupta Maurya.


Cette expédition s'est résumée en une défaite stratégique pour les Macédoniens. Séleucos, trop loin de ses bases, a dû consentir à céder ses possessions dans la vallée de l'Indus conquises par Alexandre : le Gandhara, les Paropamisades, la Gédrosie et la partie orientale de l'Arachosie. De plus, Séleucos aurait offert sa fille en mariage avec le fils de Chandragupta, Bindusâra. Il obtint en échange 500 éléphants de guerre et des produits aphrodisiaques.

Pour nous, c'est le prétexte pour dresser une table sur une rencontre hypothétique entre les armées des deux jeunes empires. Alors qu'il vient de franchir l'un des bras de l'Indus, les Macédoniens et leurs alliés sont accueillis par une magnifique armée indienne. La partie se joue sur la règle L'Art de la Guerre.


Précédant ses phalanges, Séleucos aligne aussi des éléphants, dons de Pôros vaincu à l'Hydaspe

Les Séleucides, sûrs de leur puissance, marchent vers l'ennemi

Sur leur aile gauche, la cavalerie macédonienne se prépare à rencontrer son homologue indienne

Les archers indiens se sont alignés au centre du champ de bataille et attendent le choc

Ils sont appuyés par des chars lourds sur leur gauche

Alors que sur l'autre aile les cavaliers des deux camps ont commencé à s'étriper...

...des éléphants séleucides sont fixés par des unités d'archers au centre...

...mais la phalange perse de Séleucos arrive à point et permet aux Macédoniens de prendre le dessus

Séleucos pousse son avantage, et progresse partout sus aux Indiens

Mais Chandragupta n'a pas dit son dernier mot, et ses chars s'ébranlent enfin sur sa gauche...

...alors que sur sa droite, ses éléphants massacrent la cavalerie séleucide

Au centre, l'étau indien se renferme sur les phalanges trop lentes

Séleucos tente de galvaniser ses hommes, mais il est déjà trop tard

Sur notre table, Chadragupta Maurya est victorieux. L'armée séleucide, démoralisée, doit rompre le combat, alors que ses phalanges n'ont pas réellement combattu.

samedi 9 mai 2020

Pelousion, -321


Il fallait faire vite. Les autres Diadoques s'étaient levés contre lui, Perdiccas, qui avait reçu d'Alexandre agonisant l'anneau royal. Afin de maintenir l'unité de l'empire du Conquérant, Le chiliarque pris la route de l'Égypte avec l'armée royale pour en finir avec Ptolémée, celui-là même qui s'était emparé de la dépouille d'Alexandre.

L'armée royale se présenta sur les rives du Nil, non loin de Pelousion (Péluse, située à l’extrémité nord-est du delta). Ptolémée l'y attendait avec ses 8.000 hommes.

Pour ce nouveau scénario, joué par correspondance, nous utilisons deux armées issues de la liste "Alexandre impérial" (DBA II-15), en jouant uniquement sur des subtilités d'options :
Perdiccas   Général 3KN + 1x 3KN + 1x 2LH + 6x 4PK + 1x EL + 2x 2PS
Ptolémée    Général 3KN + 1x 3KN + 1x 2LH + 6x 4PK + 1x EL + 1x 4AX + 1x 2PS



 
La mise en place est évidemment adaptée au scénario, et ne respecte pas le cadre strict de la règle DBA. Les armées sont rapprochées afin d'assurer un contact plus rapide, les éléments de terrains sont minimalistes (et infranchissables).

Ptolémée, en bleu, attend patiemment devant son camp l'envahisseur.

L'armée de Perdiccas, ici en rouge, est déployée loin de son bagage, qui constitue un objectif : si Ptolémée le capture, les hommes de Perdiccas devront capituler dans le désert. Perdiccas commence...

 

Lors des deux premiers tours, les armées se rapprochent. Ptolémée détache sa cavalerie légère, et la tient légèrement en retrait de sa ligne principale. Sur la gauche, il réserve aussi son éléphant et son escorte.

De l'autre côté, Perdiccas, accompagné de son autre unité de chevaliers, s'écarte pour contourner l'éléphant ennemi. Sur l'autre aile, une unité d'auxiliaires ferme le passage aux cavaliers légers de Ptolémée. Les phalanges sont face à face.

Et c'est Ptolémée qui charge !

Ptolémée, à droite, repousse son adversaire, mais les chevaliers qui l'accompagnaient ont été détruits, et l'éléphant ennemi a écrasé des phalangistes bien trop téméraires

 Alors que le centre s'étripe, des chevaliers de Perdiccas viennent chatouiller l'éléphant ptolémaïque

Ptolémée continue de harceler les cavaliers légers de Perdiccas, et se rapproche des bagages

L'escorte de l'éléphant de Ptolémée est massacrée par les chevaliers adverses

Sur l'autre aile, les cavaliers légers de Ptolémée triomphent de la soldatesque ennemie

Mais au centre, c'est le massacre, et deux unités de piquiers ptolémaïques disparaissent...

...ainsi que l'éléphant, égorgé, dit-on, par le glaive de Perdiccas

Perdiccas triomphait, et s’apprêtait à franchir le fleuve sacré pour sanctionner, doux euphémisme, le lâche Ptolémée qui s'était enfuit. Mais l'Histoire ne l'entendait pas ainsi, et Perdiccas fut assassiné dans sa tente par Séleucos, son maître de cavalerie, Antigènes, le chef des Argyraspides et Peithon, le satrape de Médie.

mercredi 29 avril 2020

Zipoétès le confiné

Zipoétès Ier se trouvait trop à l’étroit dans son royaume, la Bithynie.

Située au sud de la Mer Noire, au nord de l'actuelle Turquie, elle avait échappé à l'appétit vorace d'Alexandre le Grand.

A la mort du Conquérant, l'opportuniste Zipoétès mis à profit la lutte entre les Diadoques, et rentra en guerre contre les villes d'Astacos et de Chalcédoine en -315. C'était sans compter Antigone Le Borgne qui ne l'entendait pas de cette oreille. Le Macédonien envoya donc une armée contre l'Achéménide.

Ce combat, clef pour sortir du confinement, nous l'avons joué par correspondance. Les deux joueurs disposent d'un plateau "image" de la partie, et partagent via internet les mouvements ainsi que les résultats des combats. Rien de bien compliqué avec la règle DBA (dans sa version 2.2) et une connexion internet.

 Le plateau est simplifié, afin de faciliter les placements initiaux et les déplacements qui suivront.


Les armées jouées sont les suivantes :
Bythinie DBA II-6 : GEN 3CV + 1x 2LH + 8x 3AX + 2x 2PS
Antigone DBA II-16a : GEN 4PK + 1x 3KN + 1x 3CV + 1x 2LH + 5x 4PK + 1x EL + 2x 2PS.

L'armée antigonide est placée au premier plan. La Phalange, comme il se doit, est placée au centre sur deux rangs. 
Les Macédoniens ouvrent le jeu


Les deux joueurs communiquent leurs déplacements, et échangent les photos de leurs plateaux "image" respectifs. Ici, nous disposions des figurines nécessaires pour composer les deux armées, du carton aurait pu faire l'affaire. Mais revenons à notre scénario...

Les Antigonides déploient la cavalerie sur leur aile gauche...

...et Zipoétès dépèche aussitôt des troupes pour les enfermer
 
 Les deux armées sont désormais alignées, prêtes à en découdre

 Et c'est le choc sur l'aile gauche macédonienne

 La cavalerie lourde antigonide enfonce la ligne des Bithyniens

 De l'autre côté, les soldats de Zipoétès tentent de coincer l'éléphant, sans succès...

 ...et au centre, les forces semblent s'équilibrer, pour l'instant

Il suffira d'une seule faille, et les Bithyniens, débordés, se font massacrer...

...et Zipoétès ne peut que constater son amère défaite

Zipoétès parviendra à s'enfuir, ruminant sa vengeance. Il lui faudra réunir de nouvelles forces et encore tenter sa chance, s'il veut définitivement sortir de ce sinistre confinement.