Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest
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dimanche 2 août 2020

Labienus chez les Rèmes

Jules César était rentré de son expédition contre les Bretons. Alors que les Légions avaient reçu l'ordre de prendre leurs quartiers d'hiver en Belgique, un vent de révolte soufflait contre l'envahisseur romain.


Titus Labienus s'installa chez les Rèmes, à la frontière avec les Trévires. Laissons la parole à César :

"Les Trèvires ont la plus puissante cavalerie de toute la Gaule, une infanterie nombreuse [...]. Deux hommes s'y disputaient le pouvoir : Indutiomaros et Cingétorix. Ce dernier, dès qu'il sut l'approche de César et de ses Légions, vint le trouver, donna l'assurance que ni lui ni les siens ne trahiraient l'amitié du peuple romain, et l'instruisit de ce qui se passait chez les siens. Indutiomaros, au contraire, se mit à lever de la cavalerie et de l'infanterie et à préparer la guerre, cachant tous ceux à qui leur âge ne permettait pas de porter les armes dans la forêt des Ardennes.









Notre histoire débute quand Indutiomaros s'avance vers le camp de Labienus.

Ce scénario est pour nous l'occasion de jouer sur la version 3.0 de la règle De Bellis Antiquitatis (DBA V3.0).





Les Belges, sûrs d'eux, s'approchent des légionnaires qui font une sortie

Le choc est immédiat, et les Trévires tiennent bon

Labienus, sur l'aile droite, galvanise ses troupes...

...alors que les Belges semblent sidérés et marquent le pas

Les cavaliers romains en profitent, et s'offrent une première victoire facile

Les Celtes engrangent deux nouvelles pertes mais conservent la cohésion de leur ligne

 Vu du camp romain, la victoire ne semble plus faire de doute...

...et une dernière unité belge périt, alors que leur armée se débande

César écrit qu'Indutiomaros s'était enfuit et ramena toutes ses troupes chez les Trévires. Le général romain minimisera cette bataille dans ses "Commentaires sur la Guerre des Gaules" : Titus Labienus n'était que l'un des ses lieutenants !

lundi 15 juin 2020

Le druide agitateur

La Gaule est désormais pacifiée, si l'on en croit César. Pourtant, quelque part en Armorique, un druide défie ouvertement l'autorité romaine, et incite à la révolte.


Les Romains décident de réagir et de châtier l'impudent. Pour les légionnaires participant à l'expédition, tous vétérans de la fameuse VIIème Légion, c'est aussi l'occasion de faire main basse sur un butin facile, d'autant plus que le druide ne commande qu'à de très jeunes guerriers inexpérimentés.




Tout est encore calme dans ce petit village d'Armorique. Pour l'instant...


Malgré leur discrétion, les légionnaires sont repérés aux abords du village

L'alarme est donnée, le druide appelle au massacre

Le Saint Homme dépêche aussitôt des cavaliers pour chercher des renforts

Les soldats romains investissent la place...

...et leurs armes ne différencient pas les hommes des bêtes

Les légionnaires se rapprochent de la maison de l'agitateur

 Alors que le carnage bat son plein, un premier groupe de guerriers armoricains arrive au village

 Au loin, d'autres renforts sont également en route


Le druide harangue ses compagnons : les dieux sont avec eux

 Les fougueux Gaulois bravent les Romains disciplinés

C'est l'assaut, brutal et sanglant : les révoltés sont submergés...

...et les légionnaires parviennent au druide qu'ils terrassent d'un coup de scutum bien ajusté

Il est trop tard pour que les renforts pèsent dans ce combat désespéré

Comprenant que le druide est passé de vie à trépas, ces renforts renoncent finalement à attaquer les Romains et s'en retournent chez eux, volant quelques cochons qui s'étaient échappés. Ils ne seront pas venus pour rien.

samedi 8 décembre 2018

Adiatuanos, roi des Sotiates




Ses affaires l'avaient rappelé à Rome. Mais avant de quitter la Gaule, Jules César a confié à ses lieutenants la mission de garder un œil vigilant sur les peuples turbulents pas vraiment soumis. C'est ainsi que Labienus est envoyé chez les Trévires, Sabinus et Brutus en Armorique, et Publius Licinius Crassus en Aquitaine. Intéressons-nous à ce dernier. Crassus s'engage donc, à la tête de son armée, chez les Sotiates. Adiatuanos, leur roi, ne l'entend pas de cette oreille.



Laissons la parole à César :
"Publius Crassus était arrivé dans l'Aquitaine, pays qui, à raison de son étendue et de sa population, peut être estimé, comme nous l'avons dit, le tiers de la Gaule. Songeant qu'il aurait à faire la guerre dans les mêmes lieux où, peu d'années auparavant, le lieutenant L. Valérius Préconinus avait été vaincu et tué, et d'où le proconsul Manlius avait été chassé après avoir perdu ses bagages, il crut qu’il ne pouvait déployer trop d’activité. Ayant donc pourvu aux vivres, rassemblé des auxiliaires et de la cavalerie, et fait venir en outre de Toulouse, de Carcasonne et de Narbonne, pays dépendants de la province romaine et voisins de l’Aquitaine, bon nombre d’hommes intrépides qu’il désigna, il mena son armée sur les terres des Sotiates. À la nouvelle de son arrivée, les Sotiates rassemblèrent des troupes considérables et de la cavalerie, qui faisait leur principale force, attaquèrent notre armée dans sa marche, et engagèrent avec elle un combat de cavalerie, dans lequel ayant été repoussés et poursuivis par la nôtre, ils firent tout à coup paraître leur infanterie, placée en embuscade dans un vallon. Ils assaillirent nos soldats épars et recommencèrent le combat". 
Guerre des Gaules - livre III - XX

Nous dressons la table : aux pieds de l'oppidum des Sotiates, les troupes de Crassus sont engagées par les hommes d'Adiatuanos.

La cavalerie gauloise ouvre les hostilités, mais les Légions tiennent le choc
Pendant ce temps, des cavaliers auxiliaires germains tombent sur des Celtes isolés...
...mais un prompt renfort permet aux Sotiates de piéger les cavaliers, et de les détruire

La bataille n'est pour l'instant qu'une suite d'escarmouches, et mérite une vue plus large, qui en embrasse l'intégralité.


En fait, cette partie de DBA avec des figurines 6 mm se déroule au restaurant, entre la poire et le fromage. Le minuscule plateau de 24 cm y a trouvé facilement sa place. La preuve est faite, s'il en était encore besoin : le jeu d'Histoire est transportable partout.

Les légionnaires se ressaisissent, et repoussent les cavaliers ennemis vers leurs lignes
 Les Celtes ont perdu l'initiative, et se regroupent...
...mais les Romains, emportés par leur élan, bousculent leurs adversaires

César écrira : "Le combat fut long et opiniâtre : Les Sotiates, fiers de leurs anciennes victoires, regardaient le salut de toute l'Aquitaine comme attaché à leur valeur. Nos soldats voulaient montrer ce qu'ils pouvaient faire en l'absence du général, sans l'aide des autres légions, sous la conduite d'un jeune chef. Couverts de blessures, les ennemis enfin tournèrent le dos. On en tua un grand nombre, et Crassus, sans s'arrêter, mit le siège devant la capitale des Sotiates". 
C'est effectivement ainsi que s'est achevée notre partie.

samedi 25 novembre 2017

Des chevaux et des Aigles

Vercingétorix jubile : sa politique de la terre brûlée porte ses fruits. Les informateurs du chef arverne lui ont rapporté que César, craignant d'être isolé en terre hostile, fait désormais route vers le Sud à la tête de l'ensemble de ses Légions. D'ailleurs, ne doit-il pas rejoindre rapidement Rome pour assurer sa Destinée, alors que sa fille Julia, épouse de son rival Pompée, est décédée ?


L'occasion est trop belle. La cavalerie gauloise, sans équivalent chez l'ennemi, pourrait fondre sur les colonnes romaines et détruire leurs bagages sans trop de difficulté. Sans vivres, les Légions seront condamnées, et les peuples gaulois ne pourront qu'acclamer Vercingétorix.

Notre histoire commence alors que l’armée romaine aborde en longissimum agmen une vallée, chaque Légion précédant ses bagages.  
 Les légions forment deux lignes, observées attentivement par les Gaulois sur la colline, au loin
C'est alors que retentirent des clameurs et les hurlements des carnyx...
 ...et des cavaliers gaulois surgirent à l'improviste sur les flancs
 Les Légions réagirent aussitôt et font écran pour protéger les bagages
De plus, les Romains ont engagés de terribles cavaliers germains, bien plus batailleurs que les Gaulois
Alors quel le flanc droit romain s'apprête à recevoir la charge de cavalerie ennemie...
...l'infanterie descend la colline où elle était postée ; les Gaulois sont dans la plaine
 Les cavaliers testent les défenses romaines, sans succès...
 ...alors que les cavaliers lourds gaulois semblent hésiter devant les Germains
Sur l'arrière de la colonne, un petit groupe tente de surprendre les légionnaires...
 ...mais partout, les Gaulois s'écrasent contre la puissance des Légions
 Les Gaulois ne parviennent pas à percer les défenses romaines
 A force d'insister, quelques cavaliers parviennent à bousculer les légionnaires...
 ...et quelques rares bagages sont détruits, mais à quel prix !
...et les Germains s’apprêtent à réduire au silence les survivants de l'armée gauloise en déroute

César écrira : "Enfin les Germains, sur la droite, avisant une hauteur qui dominait le pays, bousculent les ennemis qui s’y trouvaient. Ils les poursuivent jusqu’à la rivière, où Vercingétorix avait pris position avec son infanterie, et en font un grand carnage. Voyant cela, les autres craignent d’être enveloppés et se mettent à fuir. Partout on les massacre". 

Les Gaulois s'enfuient, et prennent la direction de l'oppidum des Mandubiens, qu'ils atteindront le lendemain. La partie est encore loin d'être finie...