Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest

dimanche 2 août 2020

Labienus chez les Rèmes

Jules César était rentré de son expédition contre les Bretons. Alors que les Légions avaient reçu l'ordre de prendre leurs quartiers d'hiver en Belgique, un vent de révolte soufflait contre l'envahisseur romain.


Titus Labienus s'installa chez les Rèmes, à la frontière avec les Trévires. Laissons la parole à César :

"Les Trèvires ont la plus puissante cavalerie de toute la Gaule, une infanterie nombreuse [...]. Deux hommes s'y disputaient le pouvoir : Indutiomaros et Cingétorix. Ce dernier, dès qu'il sut l'approche de César et de ses Légions, vint le trouver, donna l'assurance que ni lui ni les siens ne trahiraient l'amitié du peuple romain, et l'instruisit de ce qui se passait chez les siens. Indutiomaros, au contraire, se mit à lever de la cavalerie et de l'infanterie et à préparer la guerre, cachant tous ceux à qui leur âge ne permettait pas de porter les armes dans la forêt des Ardennes.









Notre histoire débute quand Indutiomaros s'avance vers le camp de Labienus.

Ce scénario est pour nous l'occasion de jouer sur la version 3.0 de la règle De Bellis Antiquitatis (DBA V3.0).





Les Belges, sûrs d'eux, s'approchent des légionnaires qui font une sortie

Le choc est immédiat, et les Trévires tiennent bon

Labienus, sur l'aile droite, galvanise ses troupes...

...alors que les Belges semblent sidérés et marquent le pas

Les cavaliers romains en profitent, et s'offrent une première victoire facile

Les Celtes engrangent deux nouvelles pertes mais conservent la cohésion de leur ligne

 Vu du camp romain, la victoire ne semble plus faire de doute...

...et une dernière unité belge périt, alors que leur armée se débande

César écrit qu'Indutiomaros s'était enfuit et ramena toutes ses troupes chez les Trévires. Le général romain minimisera cette bataille dans ses "Commentaires sur la Guerre des Gaules" : Titus Labienus n'était que l'un des ses lieutenants !

mercredi 29 juillet 2020

Une visite à la ferme, 9 juin 1944


Non loin de Bayeux, libérée depuis le 7 juin, les troupes anglaises sont maintenant bien établies au-delà des plages. Elles cherchent à contrôler les axes routiers les plus proches afin de prévenir toute incursion allemande immédiate.


C’est dans ce cadre que la table Bolt Action se situe : deux sections appuyées par un mortier, une automitrailleuse et surtout un char Churchill nettoient un axe routier et s’approchent d’une ferme en bordure de cette dernière…



Visiblement, des mouvements laissent deviner la présence d’ennemis autour de la ferme. Les Anglais se déploient.


L’une des sections accompagne le Churchill qui progresse sur la route, tandis que le chef de la patrouille et l’autre section progressent à gauche à l’abri d’une haie, couverts par l’automitrailleuse.


L’engagement est immédiat. Le Churchill ouvre le feu en direction de la ferme…

Il y a une menace : un lance-roquette anti-char « puppchen » y est retranché et il n’est pas seul : un semi-chenillé sdkfz 251 est là aussi.


Las ! Ce que l'équipage anglais n’avait pas repéré, c’était le Panther embusqué dans les bois à proximité qui en sort brusquement pour engager le blindé britannique.


Coup au but ! Le Churchill est perdu.


Abrité derrière la ferme, le Panther menace maintenant l’autre pointe anglaise et en premier lieu son automitrailleuse.


Il s’en faut de peu qu’il l’atteigne !

Qu’importe, les Anglais ont cette fois bien perçu la menace : ce Panther couvre le Sdkfz 251 qui agit en soutien des défenseurs de la ferme : il arrose les fantassins de Sa Majesté de toute part avec sa MG de bord.

Le chef de la patrouille demande alors par radio un soutien aérien immédiat qui ne tarde pas à déboucher.


Le Spitfire passe en rase motte pour arroser de ses huit mitrailleuses le semi-chenillé qui est mortellement atteint : une caisse à grenades explose à l’intérieur.


Le rapport de force semble s’équilibrer et les Britanniques progressent toujours par les deux bords. Une première section s'avance le long de la haie d’une part...


... alors que la seconde s'avance sous le couvert d’une maison jouxtant la ferme d’autre part.


Un tir du mortier en soutien détruit alors l’un des bâtiments de la ferme, provoquant chez les Allemands un début d’inquiétude sur leur capacité à tenir.


Les Anglais peuvent maintenant espérer prendre la ferme entre deux feux mais le Panther est toujours là… la progression est lente…

Hélas ! c’était sans compter sur une section ennemie retranchée en arrière de la ferme et qui, laissant l’automitrailleuse s’approcher, lui décoche un tir de Panzerfaust et lance l’assaut. Le Panther s’avance maintenant de ce côté malgré un second mitraillage du Spitfire.


Sans pouvoir recevoir un autre appui, le leader anglais ordonne à ses sections de se replier hors de la portée de tir du monstre.

A l’issue de l’accrochage, les Allemands restent maîtres de la ferme. La sécurisation de la route n’est pas encore assurée et les Britanniques devront rester sur leur garde en attendant de débuter leur prochaine offensive...

mercredi 22 juillet 2020

Dorylée, 1097

Les Barons avaient entendu l'appel d'Urbain II pour libérer les Lieux Saints et le Tombeau du Christ. Sous le signe de la Croix, ils avaient finalement pris la route de Byzance. L'empereur Alexis Comnène, plutôt méfiant quant à leurs intentions, leur fait traverser le Bosphore au printemps 1097.

Après trois jours de marche, les Croisés arrivent devant Nicée, aux mains des Turcs depuis seulement 18 ans. Ils en font le siège, et la capitale seldjoukide se rend aux Byzantins. Fin juin 1097, les Barons reprennent la route vers Jérusalem.








 
Le 1er juillet, l'armée chrétienne, placée sous le commandement de Bohémond de Tarente, est à la hauteur de Dorylée. Les Croisés avaient été suivis depuis Nicée, par les hommes du sultan Kiliç Arslan, qui ont monté une embuscade et les attendent de pied ferme.


 Kiliç Arslan observe ses ennemis arriver au loin

La cavalerie légère seldjoukide se déploie pour accueillir comme il se doit les indésirables

Nullement intimidés, les cavaliers lourds chrétiens acceptent le combat...

...et se présentent face aux archers montés turcs

Ces derniers les harcèlent de leurs flèches, mais aucune ne parvient à percer les lourdes armures

 A chaque fois qu'ils sont chargés, les Turcs esquivent, et repartent à l'attaque...

Les Seldjoukides virevoltant ne parviennent pas toutefois à emporter la décision

C'est alors qu'arrivent par le travers des Turcs de nombreux chevaliers chrétiens...

...qui, profitant de leur situation surélevée et de leur caractère impulsif, chargent

 Alors que le camp des Croisés est attaqué, sans réel résultat...

 Kiliç Arslan risque le tout pour le tout et engage sa cavalerie lourde au centre

Ici, c'est la force brute qui décidera, et non pas des flèches molles 

 La cavalerie légère seldjoukide est fixée sur les ailes, et ne parvient pas à passer

Rapidement, les Croisés prennent le dessus, et le Sultan est isolé

C'en est trop pour les Turcs, qui rompent le combat

Lors de la bataille historique, comme sur notre table, ce sont les armures des croisés qui ont eu raison des traits seldjoukides. La route de Jérusalem et désormais ouverte. Mais ce n'est que le début des Croisades, et les Seldjoukides sont encore loin d'être vaincus.