Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest

mardi 13 septembre 2022

Bolgios contre Ptolémée Kéraunos (279 av JC)

En 284 avant JC, Ptolémée Kéraunos, fils de Ptolémée 1er, quitte l'Egypte car il craint pour sa vie, voyant son père lui préférer son frère pour lui succéder. Après un bref séjour auprès de Lysimaque, roi de Macédoine, il finit par se réfugier à la cour de Séleucos 1er, qu'il pousse à entrer en guerre contre Lysimaque. A la bataille de Couroupédion en 281 av JC, Lysimaque est défait et tué. En septembre 281, Ptolémée fait assassiné Séleucos et se fait proclamé roi de Macédoine par l'armée.

Mais très vite, une nouvelle menace se fait jour à l'ouest. Des armées galates descendent, avec femmes et enfants, des Carpates : Kéréthrios attaque la Thrace, Brennos foncent vers les cités grecques et Bolgios se présentent face à Ptolémée Kéraunos en février 279.

L'occasion d'un affrontement en mode DBA big battle ...


Les guerriers galates sont rassemblées dans la plaine avec Bolgios à leur tête,
la redoutable cavalerie celte occupant son flan gauche

 
Côté macédonien, si la phalange occupe bien le centre du dispositif et la cavalerie le flan droit, Ptolémée Kéraunos a lui décidé de se poster sur son éléphant au devant de ses troupes. 

Bolgios prend rapidement l'initiative et rejoint sa cavalerie pour tenter de profiter de sa supériorité numérique sur les troupes montées macédoniennes.



Mais le premier choc n'est clairement pas à l'avantage des galates qui voient la cavalerie lourde macédonienne mettre en fuite trois unités et menacer leur chef.
Pendant que les troupes à pied se rapprochent timidement les unes des autres, le combat fait rage entre cavalerie des deux camps. Profitant d'une plus grande mobilité, les gaulois contournent leur adversaire et rétablissent en partie l'équilibre des pertes.

Mais Bolgios est désormais la cible de toutes les attentions macédoniens. Il parvient à repousser une première fois une attaque de la cavalerie lourde adverse mais doit rendre les armes lorsque un taxi de phalanges décident de soutenir la nouvelle attaque.

Historiquement, c'est Ptolémée Kéraunos qui vit son règne sur la Macédoine s'achever bien vite. Fait prisonnier lors de la bataille, il est exécuté quelques temps plus tard.



dimanche 21 août 2022

13 novembre 1002, le massacre de la Saint Brice


Nous sommes en l'an 1002 et l'Angleterre est sous domination anglo-saxonne depuis de nombreuses années. Elle doit cependant faire face à des invasions nordiques régulières et des colonies danoises se sont établies sur le territoire, créant la province du Danelaw, un siècle plus tôt.
Le Roi Aethelred le Malavisé, ou Ethelred II craint alors que les Danois ne complotent pour prendre le contrôle du pays entier.

Le jour de la Saint Brice, le 13 novembre, Aethelred le Malavisé ordonne le massacre de tous les Danois du royaume d'Angleterre.

Partout, les foules se rebellent contre les nordiques, créant des vindictes populaires à leur encontre et aboutissant à de nombreux massacres.

Des Danois, alors établis à Oxford, tentent d'échapper à la foule en colère et se réfugient dans l'église de Frithuswith...

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Les défenseurs, ici les Danois, se trouvent au centre de la table de jeu, dans une zone défendue et barricadée autour de l'église de Frithuswith.

Les attaquants, les anglo-saxons, attaquent depuis les bords de table. Chaque tour, de nouveaux renforts saxons arrivent auxquels s'ajoutent les pertes du tour précédent.


OBJECTIFS :

- Les défenseurs doivent tenir 10 tours de jeu pour remporter la victoire sans que l'église ne brûle.

- Les attaquants remportent la victoire si au contraire ils arrivent à incendier l'église dans les 10 tours de jeu impartis.


OBJECTIFS cachés :

- Les défenseurs doivent garder en vie la princesse danoise Gunhilde. Cependant, elle est fière et harangue les hommes à se battre. La princesse danoise Gunhilde ne peut se cacher dans un bâtiment et elle doit toujours être à moins de 2’’ d’un guerrier danois.

- Les attaquants doivent tuer un maximum de civils en privilégiant les femmes et les enfants.


Le 13 novembre 1002, l’ambiance est pesante. De nombreux messagers danois accourent avec la même nouvelle : les troupes d’Aethelred attaquent ! Elles arrivent en masse et tuent tous les Danois sur leur chemin.

C’est la panique.
La majeure partie de la population s’est réfugiée dans l’église et les hommes en âge de se battre ont pris les armes pour défendre le secteur.
Quelques civils errent encore dans la ville déserte, l'église ne peut accueillir plus de réfugiés et les portes ont été scellées.


La population danoise prépare sa défense. Chacun se précipite dans les fourneaux pour récupérer une torche. Le jour se couche lentement et la nuit menace.


Déjà les premières troupes d’Aethelred arrivent, bannière au vent. Heureusement pour les Danois, les champs sont boueux et peu praticables. Les soldats saxons préfèrent prendre les routes, mais cela les avantage. Moins pénalisés que dans la broussaille, ces derniers avancent à vive allure.


Déjà à portée des archers danois, qui surplombent les toitures depuis la tour de guet, les premiers morts saxons tombent sans avoir pu donner de l’épée.


Les troupes saxonnes sont dispersées et encerclent le village.
Tandis que certains entament la traversée du pont…


D’autres coupent à travers champ, sous le regard étonné de quelques pâtures.


Les Saxons sont déjà proches de la première ligne de défense, à quelques mètres seulement du petit talus de pierre qui sert de maigre rempart aux défenseurs.


Néanmoins les Danois se positionnent. Certains occupent déjà des positions défensives pour bloquer les principaux axes de communication.


La première vague d’assaillants saxons subit des revers, les archers danois, précis et efficaces, abattent leurs cibles à la faveur du jour déclinant.
Ce n’est pourtant plus qu’une question de minutes avant que le soleil ne disparaisse à l’horizon…


La princesse Gunhilde exhorte ses troupes à tenir bon. Devant le pont, ses hommes sont déterminés à sauver les villageois d’un massacre assuré.


C'est fait, les assaillants arrivent enfin aux barricades de fortune, les premiers Danois tombent sous le coup des Saxons, furieux d’avoir été tenus à l’écart si longtemps. Le déchaînement de violence et de haine est terrible.
Les troupes saxonnes, nombreuses, déferlent sans discontinuer. Les défenseurs vont finir par être submergés.


Certains Saxons n’hésitent pas à passer par les toits pour se ruer vers l’église. Ils savent que la population s’est réfugiée à l’intérieur et leur objectif est clair : brûler l’église et faire comprendre aux Danois qu’ils ne sont plus les bienvenus sur les terres anglaises !


Bien mal leur en a pris… Les défenseurs n’hésitent pas à mettre le feu à leurs propres bâtisses pour stopper l’assaillant.
Mais la manœuvre échoue dans de nombreux cas.
Dommage, car les brasiers pourraient s’avérer utiles pour les archers lorsque la nuit sera tombée…


Les Danois jettent toutes leurs forces dans la bataille et résistent, encore et encore, face aux coups répétés des Saxons. Il faut tenir, coûte que coûte, et sauver la population prise au piège !


Mais les renforts saxons deviennent trop nombreux, des renforts de cavaliers rejoignent les combats. C’est la fin.
La nuit vient de tomber, les archers danois n’ont qu’une visibilité réduite sur le champ de bataille. Leur position en hauteur n’est plus d’aucune utilité…



La nuit s’annonce sanglante.

Devant l'église, c'est la mêlée générale. Les Danois résistent encore, mais leurs forces s’épuisent tandis que les Saxons sont toujours plus nombreux.
Les Danois auront su préserver l’église jusqu’aux faveurs de la nuit…
Désormais, le reste appartient à l’Histoire…

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Historiquement, les anglo-saxons ont perpétué le massacre et brûlé l'église, en emportant la princesse Gunhilde dans leur folie meurtrière. Cela a eu pour conséquence d'inciter le frère de cette dernière, Sven à la barbe fourchue, à envahir l'Angleterre par vengeance quelques années après ce funeste épisode...

dimanche 24 juillet 2022

Le Cirque Volant

Quelque part sur le front, fin 1917, ou début 1918, les souvenirs sont flous désormais... Trois biplans français patrouillent.


C'est alors que des appareils allemands apparurent, et choisirent de croiser le fer avec eux. D'après les témoignage recueillis par la suite, c'étaient trois Fokker. Peut être des triplans. Mais est-ce vraiment important ? 

Nous avons présenté cette rencontre hypothétique entre trois Spad XIII et trois  Fokker Dr1 lors de l'édition 2022 du salon Plougern'Ludik à Plouguerneau (Finistère). Ce scénario d'initiation a été joué avec la petite règle "maison" que vous pouvez trouver en cliquant ici.

Nous avions également ouvert d'autres tables pour échanger ou jouer avec les visiteurs autour des règles DBA ou Fighting Sail, ou sur le scénario "Sécession" déjà présenté ici.


Mais revenons à nos moutons...



Les Fokker s'approchent

Les appareils des deux camps cherchent le meilleur angle pour assurer leur attaque

Premiers tirs, un Spad est touché

Alors que le biplan s'éloigne de la mêlée, un triplan explose

Son vainqueur n'a pas le temps de savourer sa victoire, et est mis aussitôt hors jeu

Le combat est désormais à deux contre deux (dont un Français blessé)

Cela fait donc deux duels dissociés, où les triplans semblent prendre l'avantage...

...mais ce serait trop simple, et les chasseurs sont aussi les chassés dans ce combat tournoyant

Même si les occasions ne manquent pas, il faut aussi un minimum de chance

C'est ainsi que le Fokker à robe rouge est touché

...mais, même blessé, ce dernier parvient à abattre un biplan ennemi...

...qui sera rejoint aussitôt par le dernier Spad, ultime victime de l'autre Fokker

C'est ainsi que lors d'une petite partie endiablée les triplans sont restés maîtres du ciel le temps d'un salon.