Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest

mardi 8 juin 2021

La Saga de Harald Jakobsen



Un petit village près de Lindisfarne se réveille doucement après une nuit agitée par la tempête.
Les paysans commencent à se disperser vers les champs et les pâturages des alentours quand résonne le cor qui signale une attaque imminente.

La plupart n’ont pas le temps de rentrer chez eux quand arrivent deux bandes vikings rivales, assoiffées de butin et de gloire.
Ici chaque camp est composé de 500 points pour la règle Pillage, les troupes se déploient à l’ouest du village, face à face. Le but est d’être la bande qui ramènera le plus de butin à l’issue de la partie. Le butin doit être ramené par le bord de table de son propre camp pour être validé. Les "butins" peuvent être découverts dans les habitations mais les villageois peuvent également être capturés. Les "butins" ont une valeur aléatoire entre 1 et 3 richesses. Les villageois valent 3 richesses.

Le sentier, si paisible au petit matin, va bientôt résonner des pas lourds des hommes en armes.


La tour de guet est abandonnée depuis longtemps et constitue un objectif intéressant pour contrôler la zone de sortie.


Des hurlements résonnent sur les plaines sablonneuses. Un malheureux vient de subir les foudres de la bande du chef viking Harald Jakobsen en subissant le supplice des ailes de sang.


Le reste de la bande se lance vers le village mais prend soin de garder ses deux cavaliers en retrait, aux côtés de deux berserkers assoiffés de sang et de violence.


Pendant ce temps, la bande rivale de Wihlhelm préfère rester groupée. Des guerriers sont envoyés à travers champs pour intercepter les berserkers adverses, sans considérer les cavaliers ennemis restés en retrait.


Quand ils se rendent compte de leur erreur, il est déjà trop tard. Les cavaliers de Harald soutenus par les deux berserkers chargent et les percutent violements.


Les guerriers de Wihlhelm n’ont aucune chance. Il n’y aura aucun survivant.

De son côté, Harald prend position dans le village, envoyant ses guerriers fouiller les maisons des environs. Le butin s’avère plus que correct !


Dans le même temps, Wihlhelm envoie l’un de ses guerriers mettre le feu à une charrette de foin restée au loin, dans l’espoir que le feu se propage aux champs alentour et bloque la chevauchée des cavaliers, enhardis après leur attaque victorieuse.


Malheureusement la tempête de la veille ne permet pas au feu de s’étendre, et c’est un coup d’épée dans l’eau.

Prévoyant son retour avec le plein de richesses, Harald positionne ses deux archers au sommet de la tour de guet abandonnée. De la haut, la vue étant imprenable sur tout le village, ils commencent à faire pleuvoir la mort sur leurs ennemis, pris au dépourvus.


Dans une frénésie meurtrière, la bande de Harald ne fait pas de quartier et s’attaque aux pauvres paysans qui n’avaient pas pu fuir en lieu sûr.


Observant le massacre et en comprenant que tout est perdu, Wihlhelm se lance courageusement dans un face à face avec les cavaliers ennemis, en vain.


Harald Jakobsen vient de prendre possession du village et il était désormais impossible pour Wihlhelm et les siens d’espérer récupérer quelques menues piécettes.

Abandonnant l’attaque et ses mourants, Wihlhelm fit sonner le cor indiquant la retraite.


samedi 23 janvier 2021

Sur la route de Delphes

Les Celtes étaient rentrés en Grèce. Le roi de Macédoine, Ptolémée Keraunos, sous-estima la menace, et sa tête finit au bout de la lance de l'un des guerriers de Bolgios. Le malchanceux roi fut remplacé par Antipater II à la tête de la Macédoine, qui fut déposé au bout de sept semaine par le stratège Sosthène.

L'usurpateur se mit à la tête de son armée, et marcha contre une nouvelle bande guerrière menée par Brennos. Nous sommes en -279, quelque part en Grèce.

Confinement oblige, nous jouons ce scénario par correspondance, en utilisant la version 2 de la règle De Bellis Antiquitatis (DBA). Les joueurs disposent des armées suivantes :

Brennos (liste II-30a) :
Général LCh,  (2x) LCH,  (1x) 3CV,  (8x) 4WB
règle spéciale : les 4WB ont un second mouvement gratuit pour charger un ennemi à portée.

Sosthène (d'après la liste II-18d) :
Général 3KN,  (1x) 3KN,  (1x) 3CV,  (4x) 4PK,  (2x) 4AX,  (2x) 3AX,  (1x) 2PS
règle spéciale : les 3AX sont détruits par les 4WB en cas de défaite.

 


Comme pour le scénario précédent, des zones interdites de 12 sur 12 cm sont présentes dans les quatre coins. Cette disposition a pour but de canaliser le jeu, et d'accélérer le contact.

Les deux armées avancent l'une sur l'autre en échelons

Sosthène porte le combat sur l'aile gauche ennemie

Brennos et l'une de ses unités de guerriers rallient le chariot menacé

Les Macédoniens parviennent à isoler des guerriers, et les détruisent sans difficulté

Pour éviter l'encerclement, Brennos charge les cavaliers, parmi lesquels figure Sosthène

Alors que le premier char est fixé par son adversaire, Brennos parvient à repousser les cavaliers lourds qui lui font face, libérant ainsi le flanc droit de Sosthène qui lutte contre un groupe de guerriers celtes. Le Macédonien succombe sous les coups, abandonné par ses dieux.

Les Macédoniens tentent de se ressaisir, sans succès, alors que l'une de ses unités d'infanterie moyenne se fait détruire
 

Le score est d'une plaquette à deux, dont le général macédonien. La route du très riche et très sacré sanctuaire de Delphes est désormais ouverte à Brennos et aux siens.

jeudi 24 décembre 2020

Arimna, -237

 

Voilà déjà longtemps que les Celtes s'étaient installés dans la plaine du Pô. Ils s'étaient même alliés aux Étrusques et aux Samnites pour contrer la soif d'hégémonie de Rome sur l'Italie, mais ils furent vaincus. Laissons la parole à Polybe :

Pendant les quarante-cinq années qui suivirent ces défaites, les Gaulois se tinrent tranquilles et vécurent en paix avec les Romains. Mais quand le temps eut fait disparaître tous les témoins oculaires des désastres, les jeunes gens de la génération suivante, pleins d'une ardeur inconsidérée, et qui n'avaient jamais connu ni éprouvé le moindre malheur ou le moindre revers, recommencèrent à s'agiter, comme il est naturel en pareil cas.

Ils cherchèrent querelle aux Romains pour le premier motif venu, et gagnèrent à leur cause les Gaulois des Alpes. Ces projets se tramèrent d'abord secrètement entre les chefs à l'insu du peuple. Aussi, quand les Transalpins s'avancèrent avec une armée jusqu'à Ariminum, le peuple boïen, se défiant d'eux, prit les armes à la fois contre ses propres chefs et contre les nouveaux arrivants.

Notre scénario nous porte en -237, devant Arimna, le nom étrusque de l'actuelle Rimini. Deux armées "gauloises" se défient, sur la version 2 de la règle DBA. La partie se déroule par correspondance.

Les deux armées sont issues de la liste II-11. Nous pouvons les différencier ainsi :
Boïens : GEN 4WB + 2x LCh + 8x 4WB + 1x 2PS
Gaulois des Alpes : GEN 3WB + 2x 3CV + 8x 3WB + 1x 2PS 

 

Afin d'intégrer la "surprise" à laquelle ont du faire face les Gaulois devant la trahison des Boïens, les Gaulois sont sur trois lignes au départ.

Le combat se déroule dans une plaine, sur laquelle aucun élément de décor n'apporte un bonus ou un malus pour les déplacements ou pour les combats à venir. La route est juste là pour casser la morne plaine et servir de repère visuel.

Par contre, des zones interdites de 12 sur 12 cm sont présentes dans les quatre coins. Cette disposition a pour but de canaliser le jeu, et d'accélérer le contact.


Les féroces Boïens observent leurs "cousins" qui arrivent sur la route d'Arimna

Les chars boïens s'élancent sur l'aile gauche

Ils attirent à eux les éclaireurs de ceux que l'on peut désormais qualifier d'ennemis
 
Les Gaulois se dispersent afin d'éviter l'encerclement
 
Les Boïens n'en ont cure, et chargent les unités isolées
 
D'ailleurs, le chef boïen montre l'exemple, et terrasse, avec l'appui de ses hommes, un cavalier adverse
 
Malgré deux pertes, les Gaulois se ressaisissent, et provoquent le centre adverse...
 
...et chargent, infligeant deux pertes aux Boïens
 
Ces derniers contre-chargent, cherchant à prendre l'avantage où il se trouve
 
Le choc est violent, les Boïens infligent deux nouvelles pertes à leurs ennemis, qui décrochent
 
Laissons la conclusion au même Polybe :

Les Romains, épouvantés à la nouvelle de l'invasion, s'étaient mis en campagne ; mais quand ils apprirent que l'armée gauloise s'était anéantie de ses propres mains, ils retournèrent chez eux.