Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest

jeudi 19 janvier 2023

La bataille de Cross Keys

La bataille de Cross Keys a eu lieu le 8 juin 1862 dans le comté de Rockingham en Virginie lors de la guerre civile américaine. Ensemble, les batailles de Cross Keys et de Port Republic le lendemain ont été les victoires décisives de la campagne du major général confédéré Thomas J. "Stonewall" Jackson dans la vallée de la Shenandoah, forçant les armées de l'Union à battre en retraite, et laissant Jackson libre de renforcer le général Robert E. Lee près de Richmond.

Le matin du 8 juin, la division du major-général John C. Fremont s'abat sur les Confédérés sous le commandement du major général Richard S. Ewell près de Cross Keys à l'extérieur de Harrisonburg. Déployant son infanterie à l'est et à l'ouest de Port Republic Road, Frémont se déplace vers le sud. Une faible avance de l'aile gauche de l'Union a été repoussée avec de lourdes pertes. Ewell a tenu les hauteurs au sud de Mill Creek et a résisté à toutes les attaques supplémentaires de Fremont.


Bien sûr, les joueurs (du moins les joueurs des troupes de l'Union) ont voulu faire en sorte que la bataille se termine différemment. La formation de départ des troupes suivait encore largement le modèle historique. Après cela, les joueurs étaient libres de s'y déplacer.


Les troupes de l'Union sont déployées en formation dense. Trois brigades avancent sur le flanc droit vers la ligne de défense confédérée. Elles ont dû jouer des coudes dans les rues étroites de Cross Keys.


Trois autres brigades de l'Union ont attaqué sur l'aile gauche. Les deux colonnes suivaient essentiellement les rues afin de pouvoir avancer plus rapidement.


Les cinq brigades confédérées étaient principalement positionnées sur les hauteurs en grande partie boisées au sud de Mill Creek.



Les unités restantes se trouvaient dans la zone de Mill Creek Church, sur la route de Port Republic. Les troupes confédérées avaient pris des positions défensives et attendaient les troupes de l'Union.


Aile gauche de l'Union

Les brigades de l'Union sur le flanc gauche avancent très vite. Mais la coordination entre les brigades et aussi entre les unités est mauvaise. Il n'y a pas assez d'espace pour se développer correctement et un embouteillage mortel s'ensuit.




En raison des tirs ennemis, plusieurs des régiments de l'Union, qui étaient trop proches les uns des autres, ont subi de lourdes pertes et ont dû battre en retraite. Les Confédérés profitent de ce moment pour lancer une contre-attaque ciblée. Une brigade confédérée de vétérans est principalement utilisée. Les régiments de l'Union, pour la plupart fraîchement recrutés, n'ont rien à opposer. L'attaque de l'Union sur son flanc gauche est stoppé définitivement.




Centre

Le fait que l'Union ait formé deux colonnes d'attaque sur les flancs a créé un certain vide au centre. Cela fut rapidement exploité par les troupes confédérées pour quitter la position défensive et avancer.


Les Confédérés ont traversé Mill Creek vers le nord. Cela a créé une menace sur les flancs des deux colonnes d'attaque de l'Union, qui réagit en envoyant quelques unités vers le centre. Cela a conduit à un affaiblissement significatif des attaques sur les deux flancs.





Aile droite de l'Union

L'attaque de l'Union sur son flanc droit est beaucoup plus coordonnée que sur l'autre aile. Les régiments procèdent en ordre et les colonnes d'attaque sont bien formées. En raison du relief et surtout des forêts, la marche progresse assez lentement.


Les forces confédérées ne quittent pas leurs positions défensives sur la crête de ce flanc. Ils envoient juste quelques unités en avant comme tirailleurs pour perturber le déploiement de l'Union.


Les unités de l'Union traversent enfin Mill Creek et se préparent pour l'attaque décisive. Cependant, le déploiement a déjà fait un nombre important de victimes. Malgré la bonne préparation et la fougue de l'attaque, la position des Confédérés sur les hauteurs s'est avérée imprenable.




La bataille s'est alors terminée, sans que les joueurs de l'Union n'aient pu atteindre leurs objectifs. Mais ils s'en étaient bien mieux tirés que le général Fremont en 1862 !

Le scénario a été joué sur une table de 180 x 120 cm et avec un peu plus de 800 figurines 15 mm.
La règle utilisé était "Rank & File".

dimanche 8 janvier 2023

Dans la gueule du loup


17 septembre 1944. L'opération Market Garden est lancée. L'objectif stratégique n'est pas moins que le franchissement du Rhin pour envahir la Ruhr et accélérer la fin de la guerre à l'Ouest. Du côté des Alliés, l'optimisme est de rigueur avec le sentiment d'avoir en face d'eux une armée allemande qui s'effondre.

L'action se situe non loin de Wolfheze à l'ouest d'Arhnem.


C'est l'effervescence ! Partout des parachutistes ! Le commandement allemand essaie de faire face, et lance des opérations de ratissage ça et là autour des zones de largage signalées.

Dans un hameau non loin de Wolfheeze, un petit Kampfgruppe a été rassemblé sous les ordres d'un officier de la Heer. Les hommes, venant d'un unité d'un dépôt proche, sont renforcés par une section  de la 9. SS Pz.Div Hohenstofen qui cantonne fortuitement dans les parages.


Un StuG III de la Pz.Abt. 280 appuie également l'opération.


L'officier envoie au préalable une voiture en reconnaissance le long de la route pour tenter de débusquer les Anglais.


Alors qu'elle ne trouve aucun signe de l'adversaire, une rafale puis un feu nourri provenant d'une des maisons détruisent la Kubelwagen qui heurte un talus et s'enflamme.


Ne voyant pas la voiture revenir, le Leutnant décide de lancer l'opération. Aussitôt, les groupes de combat traversent un ruisseau et atteignent les haies en bordure du hameau.


Ils sont pris à partie par un groupe de parachutistes embusqués sur leur flanc droit.







Surpris en terrain découvert, un groupe SS disparait sous leur feu.






Mais la riposte est sévère : cloués sur place, les Paras ne peuvent que subir la riposte de forces plus nombreuses. Ils sont attaqués et le corps à corps tourne en leur défaveur.


Les autres groupes arrivent à passer. Ils atteignent désormais les fermes.


De l'autre côté du hameau, le Stug, protégé par quelques hommes, se rapproche lui aussi. Il commence à ouvrir le feu sur une grange...


...puis atteint une première maison.


Des parachutistes sont embusqués tout à côté. Ils attendent le meilleur moment pour attaquer...


Le StuG est maintenant au niveau de la Kubelwagen en feu... Des paras équipés d'un PIAT surgissent alors d'une haie. Ils ajustent leurs tir mais le projectile fait ricochet sur l'avant du blindé.


Au même moment, un groupe de paras ouvre le feu sur l'infanterie qui suivait. Elle est décimée mais les Landser survivants se ruent sur l'équipe du PIAT qui n'a pas le temps de réagir. Trop avancée, elle disparait sous leur feu.


De l'autre côté, les Allemands progressent toujours.


Ils essuient le tir d'une mitrailleuse lourde embusquée derrière un muret, qui stoppe leur progression et les cloue sur place.


La situation est confuse et un autre groupe de paras qui venait en renfort avec un PIAT est pris sous le feu du mortier d'appui. Cloués en terrain découvert, ils se dispersent en laissant de nombreux blessés au sol.


Bien que la Vickers tienne toujours les Allemands en respect, le StuG se rapprochent dangereusement. Les paras doivent alors décrocher pour ne pas être submergés. Ils se replient vers la Drop Zone qu'il va falloir pourtant tenir jusqu'au lendemain où une deuxième vague devrait arriver...

samedi 31 décembre 2022

Des Cubains en Afrique

Fin 1975, sur fond de Guerre froide, Moscou demande à Cuba d'envoyer des troupes en Angola. En effet, le gouvernement marxiste en place est toujours en lutte contre l'UNITA (l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola) et le FNLA (Front national de libération de l’Angola), soutenus par l'Afrique du Sud voisine. Cette intervention cubaine, entièrement financée par l'URSS, a pour nom "Opération Carlota".

Notre scénario nous porte le 25 février 1988, alors que la guerre n'est toujours pas terminée. Des combats intenses se déroulent au sud-est de l'Angola autour de Cuito Cuanavale, ville qui sert de base avancée à l'UNITA et à ses alliés. 

Une patrouille de Mig aux couleurs angolaises, mais avec des pilotes cubains, couvre une mission de sauvetage d'un hélicoptère de manœuvre Mi-8. C'est alors que deux échos hostiles sont repérés au sud.


Deux Mirage F1 des SAAF (South African Air Force) se dirigent vers l'hélicoptère

Les deux Mig 23-MF angolais en protection du Mi-8 au sol ont repéré les visiteurs indésirables

Les pilotes recherchent la meilleure opportunité pour engager leurs adversaires

Un Mirage lance un premier missile, sans succès

Dès lors, de l'hélicoptère impuissant, l'on assiste à un ballet tournoyant

Soudain, lors d'un bref face à face, un Mirage abat un Mig au canon

Le Mig suivant se ressaisit, mais le Mirage est déjà sur l'hélico

Le pilote sud-africain s'offre une seconde victime, toujours au canon

Le deuxième F1 lance un missile sur le Mig survivant, mais ne parvient pas à l'atteindre

Les Mirage décrochent, le Mig tente un ultime tir infructueux

Les tirs des missiles ont été totalement inefficaces, et la différence s'est jouée au canon à l'avantage des Mirage sud-africains qui ont eu, finalement, beaucoup de chance.