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vendredi 3 octobre 2025

Bataille de Cornus

Durant la Deuxième Guerre punique, tandis que Hannibal opérait en Italie, une révolte éclata en Sardaigne sous l’impulsion de Hampsicora, un notable local. Il s’allia avec Carthage pour chasser la domination romaine.

Cornus (près de Cagliari, sur la côte ouest de l’île) devint le centre névralgique de cette rébellion. Rome réagit en envoyant une armée, sous le commandement du préteur Titus Manlius Torquatus.

Nous jouons cette bataille avec la règle Dba v3 sur un format de 12 plaquettes chacun avec placement initial.

C'est principalement le premier affrontement que nous voyons sur notre table. Maintenant voyons si l'Histoire va être changée ou non.


Les deux armées se font face et se jaugent avant le combat

Le général romain avec l'aide de l'infanterie légère empêche la cavalerie sarde de foncer sur le camp romain.

Les deux camps avancent et vont en découdre très vite. La cavalerie romaine tente de prendre de flanc la ligne ennemie.

Le combat a commencé.

Les affrontements sont équilibrés pour l'instant, la puissance de l'éléphant a parlé.

Les Romains tiennent bon et font reculer la ligne des Sardes.

L'aile droite sarde disparaît mais cela n'empêche pas les Sardes de pousser et de continuer à pousser.

Les Sardes profitent des espaces et les voilà qui mettent leurs dernières forces dans la bataille.

Le courage des Sardes aura permis à l'armée de battre l'armée romaine. Ils contrôlent le terrain.


La bataille s’est soldée par une victoire mineure des Sardes et de leur allié, après des combats intenses marqués par une résistance héroïque de la légion romaine. Les forces engagées ont démontré la discipline romaine, mais également révélé que combattre contre des éléphants est compliqué. Cet affrontement restera un exemple pour les Romains qui combattront de nouveau à Cornus le lendemain et mettront en déroute les Sardes et les Carthaginois.

dimanche 29 septembre 2019

Numistro

Hannibal avait mené une campagne victorieuse en Italie, mais Rome résistait, et continuait à combattre. Déjà, des villes en Lucanie se levaient contre l'autorité carthaginoise. Il en fut ainsi de la cité d'Herdonia, sévèrement châtiée malgré l'intervention des Légions battues sous ses murs.

Le Punique fut ensuite route vers le nord-est de la Lucanie, à proximité de Numistro. Il installa son camp sur une colline alors que les Romains étaient déjà à ses trousses. Quand Marcus C. Marcellus arriva en vue de Numistro, l'armée carthaginoise l'attendait déjà. Le général romain accepta la bataille qui lui était proposée, pressé de laver l'affront d'Herdonia.







Les murs de Numistro sont déserts. La cité est subjuguée : son destin va se jouer dans la plaine entre les deux plus grandes puissances de leur temps.






Face aux Carthaginois, les Légions ne se sont pas encore déployées
Qu'importe ! Marcellus donne l'ordre à sa première Légion de marcher face aux Barbares
Les éléphants puniques, misant sur la terreur qu'ils inspirent, s'avancent
Les pachydermes sont aussitôt harcelés par les vélites romains...
...qui cèdent rapidement leur place à de hardis hastati
Les éléphants sont débordés, paniquent puis périssent, sous les yeux des frondeurs baléares impuissants
Sur l'aile droite romaine, les Espagnols appuyés par la cavalerie punique repoussent les cavaliers italiens
De l'autre côté, la cavalerie romaine tente de profiter d'une faille et prendre l'ennemi à revers...
...mais les Ibères, toujours eux, leur barrent le passage
La première ligne carthaginoise est balayée, les Légions bousculent désormais les Espagnols
Les combats sont âpres, les Romains semblent prendre le dessus
C'est alors qu'avancent les phalanges africaines, timidement
...mais Hannibal, sentant l'heure tourner, décide le repli

Le général carthaginois a déjà beaucoup perdu lors de cette bataille. Ses mercenaires baléares sont en déroute, les Espagnols sont au bord de l'effondrement, et, surtout, ses éléphants sont hors de combat. Rome semble avoir désormais pris l'initiative dans cette guerre. Pour Hannibal, seul le repli pourra lui permettre de tenter de sauver sa cavalerie et sa phalange, et ne pas être expulsé d'Italie.

samedi 16 mars 2019

La Guerre inexpiable

Rome venait de vaincre Carthage. Nous sommes en -241.

Sous le commandement de Giscon, les troupes carthaginoises évacuent la Sicile, première province non italienne du futur empire romain. À ces revendications territoriales, Rome exige 3.200 talents, soit plus de 80 tonnes de métal précieux dont le versement serait étalé sur 10 ans.

Le problème immédiat vient des mercenaires, qui constituent le gros de l'armée punique. En effet, ils n'ont toujours pas été payés, et la révolte gronde. Désormais installés à proximité de Carthage, ils attendent le règlement de leurs arriérés de solde.

Les mercenaires sont autour de 20.000, et d'origines diverses : Celtes, Campaniens, "Demi-Grecs", Ligures, Ibères, Baléares, Numides, Libyens... Le sénat carthaginois tergiverse, la tension monte. Ayant peur pour la sécurité de la cité, le sénat les transfère à Sicca (Le Kef), à 150 Km dans les terres.

Les mercenaires perdent patience. Ils s'organisent et se dotent de chefs charismatiques : Autoritos pour les Celtes, Spendios pour les Campaniens, Matho pour les Libyens... De plus, les populations libyennes se révoltent dans le Sud, et rejoignent la rébellion. Il est temps de marcher sur Carthage, et de réclamer ce qui est du !


La partie a réuni dix joueurs : quatre du côté carthaginois (Giscon, Hannon, Hamiclar, et leur allié numide Naravas), luttant contre les factions mercenaires : Celtes, Ibères, Campaniens, Libyens, Numides et "Demi-Grecs". Chaque joueur disposant d'une armée DBA correspondante.

Les forces fidèles à Carthage se préparent à rentrer en action



Les généraux carthaginois sont placés autour de la capitale, les rebelles sont tous à Sikka. L'armée numide de Naravas n'apparaitra qu'au deuxième tour, à partir du Sud-Ouest de la carte (secteur de Maktar).


 

 


A chaque tour, l'ordre des joueurs est tiré aléatoirement.

Le joueur actif peut alors déplacer un pion représentant son armée de deux cases sur la carte stratégique (trois cases s'il suit une zone verte). Entrer sur une case contenant une rivière coûte deux points de déplacements. Plusieurs armées peuvent se trouver sur le même hexagone.
 
Une armée rebelle passant un tour sur l'une des quinze cités la pille. Les mercenaires doivent ainsi prendre huit cités pour être déclarés gagnants.

Devant Thabraka, un groupe rebelle a rendez-vous avec son destin

Une armée parvenant sur une case contenant une armée ennemie l'intercepte, et le combat sera disputé sur un plateau DBA classique, comme ici les Numides de Naravas face aux Grecs.


Ailleurs, des mercenaires celtes, fidèles à Carthage, combattent des mercenaires espagnols rebelles...
Carthage préfère toutefois utiliser ses armes plus fiables : phalanges et éléphants
 
D'autres armées peuvent également se joindre au combat, et apparaitront sur le champ de bataille une fois celle-ci engagée, par un côté tiré au sort (hormis celui situé derrière l'ennemi).

Le général carthaginois se sent un peu seul
Alors qu'Autoritos engageait Naravas, Spendios apparait sur son flanc droit

Une armée est défaite si elle perd un tiers des effectifs engagés. Les pertes des rebelles sont définitives, alors que les Carthaginois peuvent récupérer des forces en restant un tour entier à Carthage, Hudrim ou Utika (cela ne concerne pas les Numides de Naravas). Une armée vaincue peut combattre de nouveau avec les unités qui lui restent.

Les Carthaginois souffrent, mais peuvent se reformer dans leurs cités
Ainsi, l'armée carthaginoise, moins nombreuse, est toujours prête au combat

En effet, la grande faiblesse des rebelles est de ne pas pouvoir reformer leurs forces après les combats. Bataille après bataille, l'attrition vide les plateaux, et accélère la décision.

Notre partie a duré trois heures. Les rebelles, malgré de nombreuses victoires tactiques, n'ont pas su prendre le pas sur leurs adversaires.


Seulement cinq cités ont été pillées, les rebelles survivants seront traqués jusqu'à la mort. Hamilcar Barca apparait comme le sauveur de la cité punique.
 

 
Épilogue. 

Le sénat, méfiant, le pousse à prendre la tête d'une mission en Hispanie. Le général est en effet devenu trop encombrant, et pourrait menacer la sérénité retrouvée de Carthage...

samedi 29 juillet 2017

Lac Trasimène

Hannibal avait défait les légions romaines près de Plaisance, à Trébie. Ses armées invaincues poursuivaient leur descente en Italie, sans rencontrer de réelle résistance. A Rome, deux nouveaux consuls avaient été nommés : Cneius Servilius Germinus et Caius Flaminius, avec pour mission d'éradiquer le problème punique.

Ce matin du 21 juin -217,  Caius, à la tête de ses hommes, quitte son campement du Nord du lac Trasimène. Les Romains suivent une route ayant d'un côté les berges du lac, et de l'autre des collines. Le consul n'avait pas prévu que les Carthaginois, qui l'avaient devancé, l'attendaient.
 
Vue de l'Est : l'armée carthaginoise barre la route aux Romains
 Des collines, déboulent les guerriers gaulois et les cavaliers numides au service de Hannibal...
...auxquels s'ajoutent les Espagnols qui se ruent sur l'avant-garde
Les insaisissables Numides harcèlent les Romains
Ces derniers, peu mobiles, ne peuvent qu'essayer d'éviter les javelots africains
Sur l'avant, les Légions parviennent à contenir l'attaque espagnole...
 ...qui sera finalement repoussée  
Pendant ce temps, sur l'arrière, les essaims numides continuent de piquer les Romains au vif...
 ...et offrent finalement leurs proies sur un plateau aux terribles Celtes
Les Romains doivent combattre de tous les côtés
Les troupes puniques prennent le relais des Espagnols battus
Hannibal participe à la mêlée, la cavalerie romaine est écrasée 
Bousculés de toutes parts, les Romains perdent pied...
...et ceux qui s'enfuient oublient qu'ils ne savent pas nager

Notre Hannibal offre ici une nouvelle humiliation à Rome. Caius Flaminius est vaincu. Les auteurs raconteront qu'il fut tué par un Gaulois du nom de Ducarios. Nous avons pu démontrer qu'en fait il s'était noyé.