Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest

lundi 6 juillet 2020

La peur du Tigre



À l'issue de l'accrochage en matinée avec une reconnaissance allemande, les troupes américaines poussent jusqu'au village suivant (Éroudeville) qu'ils occupent sans difficulté. En faisant quelques prisonniers, les GI's apprennent qu'il y a dans le secteur un panzer fraichement réparé faisant route vers leurs positions.




Forts de ce renseignement, les Américains se préparent à poursuivre leur poussée vers Valognes, mais en étant sur leurs gardes désormais... On ne sait jamais : ce Panzer, c'est peut-être un gros Tigre...

Les soldats américains se préparent à  reprendre la route

Ils disposent d'un deuxième char Sherman, qui devrait leur donner l'avantage

Les mouvements des GI's n'est pas passé inaperçu : non loin, des Allemands observent la scène...

...et préviennent le (simple ?) Panzer IV de la présence des chars américains

Sous la menace, les GI's se déploient et progressent très lentement

Le Panzer embusqué se découvre, et les premiers tirs sont échangés

Les Américains tiennent leurs positions

C'est alors qu'une automitrailleuse les attaque par le flanc, et que des "Landsers" surgissent des bois

Les GI's sont fixés, mais les Sherman répliquent

Les GI's ne peuvent progresser au-delà de la route qu'ils ont sous leur feu

Une section US se lance à l'assaut de l'une des positions allemandes...


Le Panzer, se sentant pris au piège, s'élance et se mesure alors aux blindés US

De part et d'autre, les tirs de .75 fusent, mais ricochent sur les caisses des blindés... et aucun n'arrive à percer la carapace de l'adversaire, et donc à emporter la décision.

En fin de journée, le char allemand se résout finalement à retraiter sur Valognes. Quant aux Yankees, ils sont satisfaits de s'en sortir à si bon compte d'une rencontre avec ce qu'ils croient toujours être un énorme Tigre. Cet engagement, bien moins sanglant que celui du matin, s'achève donc en statu quo pour les deux camps : la route Valognes-Carentan reste la séparation éphémère et provisoire entre les deux belligérants, du moins pour l'instant.

mercredi 1 juillet 2020

Bataille du Nil

Leur défaite lors de la bataille de Djahy ne les avait pas faits renoncer. Les "Peuples de la Mer" se lançaient de nouveau contre l’Égypte qu'ils espéraient cueillir comme un fruit mur. Cette fois, l'offensive se déroulerait à la fois sur terre et sur mer.



Ramsès III pris la tête de son armée, et se porta une nouvelle fois au devant des envahisseurs. Pharaon dispose d'un atout maître : ses chars constituent une cavalerie légère sans pareil.

La première rencontre, terrestre, se déroule dans le delta du Nil.

 

L'armée égyptienne se dirige vers les Barbares

Les "Peuples de la mer", encore en ordre dispersé, observent de loin le déploiement des Égyptiens...
 
 ...dont les chars, très mobiles, leur permettent d'audacieuses manœuvres...

Les chars égyptiens sont insaisissables, et harcèlent de leurs flèches les envahisseurs 

Même Pharaon lui-même se prête à ce jeu

Mais les chefs barbares, montés sur des chars, sont piqués au vif, et chargent les outrecuidants...

...alors que leur infanterie ne fait qu'une bouchée des archers ennemis

Mais les chars égyptiens, disciplinés, triomphent sur les ailes...
 
...et se redéploient facilement, ignorant les menaces de l'adversaire

Bientôt, le cœur de l'armée des envahisseurs est débordé...

...et doit céder face aux chars de Pharaon, véritables maîtres du champ de bataille

Ramsès III a gagné cette nouvelle manche. Il lui reste encore à repousser l'autre menace qui vient de la mer, pour sauver l’Égypte de ce péril mortel.

samedi 27 juin 2020

Un GMC en Normandie

 

Normandie, le 8 juin 1944. Les troupes américaines débarquées à Omaha Beach et à Utah Beach n'ont pas encore fait jonction. A l'ouest de Montebourg, des hommes de la 9ème division d'infanterie US disputent le contrôle d'un carrefour à des éléments de la 709. ID de la Wehrmacht, partis de Valognes pour blanchir la zone.


Les GI's investissent le carrefour

Pas très loin, des yeux attentifs observent cette manœuvre

 D'esprit curieux, mais surtout bagarreur, le groupe allemand s'approche discrètement du village...

...sous l'aile protectrice de servants de mortier plutôt taquins

Dès lors, c'est l'accrochage 

Les Allemands recherchent le couvert d'un bois...

...alors que les GI's sont fixés derrière une haie

Le camion US brise l'avance allemande avec sa .50 

C'est alors qu'intervient un Mustang, dont les tirs dispersent les Allemands...

...qui parviennent toutefois à détruire le GMC avant de retraiter

Les Américains contrôlent désormais le carrefour convoité

Dans ce scénario d'escarmouche, joué sur la règle Bolt Action, l'expérience des soldats allemands compensait la présence du GMC. Sans la passe d'aviation et le manque d'efficacité des servants de mortier visiblement fatigués (le mortier teuton en soutien n'arrivait pas à cadrer ses tirs), le résultat aurait sans doute été tout autre.

dimanche 21 juin 2020

L'ermitage razzié

Depuis quelques années, les  pillards venus du nord lançaient sur le royaume de Bretagne des raids dévastateurs, ivres de richesses, de bétails et d'esclaves à saisir. Les pirates établirent rapidement sur la côte des comptoirs, afin d'optimiser la diffusion de la marchandise violemment acquise.


Placés le long des voies navigables et surtout peu défendues, les monastères constituaient des proies de choix. C'est ainsi qu'un groupe de Sarrazins (comme les appelaient les moines) quitte son havre de l'île de Batz pour razzier chaleureusement un ermitage du pays d'Ach.

Les Marcomans (ou Sarrazins, c'est selon...) débarquent avec force râles et bruits

Évidemment, ce tumulte ne passe pas inaperçu, et un bouvier donne l'alerte

Sous la protection du menhir christianisé, les moines se préparent au pire...

... alors que les hommes du Tiern, postés dans le hameau, se déploient

 Les rudes hommes du nord continuent leur progression...

...ignorants superbement que leurs adversaires sont inspirés par une force supérieure

À peine sorti des bois, un groupe de pillards est surpris par la soldatesque bretonne

Un autre groupe tombe sur des moines, seulement armées de leur foi

Évidemment, c'est un massacre, mais des soldats arrivent en renfort

 La croix est relevée, et les Vikings débordés

Sous les bois, les "Sarrazins" ne parviennent pas à percer

Les moines survivants se concertent pour la suite à donner... 

...et décident de chercher leur salut en se précipitant vers la côte

 Alors que les Vikings sont toujours piégés dans les bois et ne parviennent pas à prendre le dessus...

...les soldats bretons se mettent à la chasse des pillards isolés

Pendant ce temps, des gamins cachés dans les rochers mettent le feu aux navires des pirates...

...et les braves moines s'enfuient avec leurs précieuses reliques vers des rivages qu'ils espèrent plus hospitaliers

Le raid des pirates est un échec. La mémoire des hommes oubliera cette sinistre histoire, le navire des moines, surchargé, ayant sombré sur quelque sinistre récif abondant sur cette côte déchiquetée.