Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest

samedi 21 mars 2020

Carlingfjord

A la fin de la première moitié du IXème siècle, l'Irlande est globalement aux mains des Norvégiens qui se sont concentrés sur les côtes. Vers 850, une expédition des Dubh Gaill (les Danois) vient contester cette situation. En 851, ils ravissent ainsi Dublin aux Finn Gaill (les Norvégiens) et s'installent dans les villages côtiers des environs.

En cette année 852, les Norvégiens veulent leur revanche. Le sacrifice par aigle de sang infligé au précédent chef du village de Carlingfjord, au nord-est de l'île (à la frontière actuelle entre la république et l'Ulster) est pour eux l'affront de trop.




Ils regroupent les troupes des différents clans et décident de reprendre la contrée des mains des Danois. L'expédition norvégienne débarque donc bientôt à proximité du village et part pour un assaut qu'ils espèrent libérateur.

Nous jouons cette bataille sur une adaptation propre au JHP de la règle Pig Wars.


Bien qu'en infériorité numérique, les Danois n'hésitent pas à se porter aux devants des assaillants pendant que villageois, bétail et paysans sont mis à l'abri dans l'enceinte du village.

Une première volée de flèches cueille aussitôt quelques Danois téméraires pendant que, le long de la rive, la progression norvégienne annonce un assaut imminent.










Bizarrement, c'est le moment que choisissent les Danois pour tenter un repli qui ne s'avère nullement stratégique. Les Norvégiens chargent et commencent à massacrer les fuyards.

La mêlée est bien vite générale et se porte aux murets qui protègent Carlingfjord. Bien que vaillants, les Dubh Gaill subissent trop de pertes pour espérer l'emporter.

Soudain, des fumées et des flammes apparaissent sur les toits des maisons ! Politique de la terre brulée fomentée par les Danois ou flèches incendiaires tirées par les Norvégiens pour faire fuir les derniers combattants, difficile de le savoir. Toujours est-il que le village est abandonné par les Danois.

Au soir de cette première journée de bataille, les Norvégiens ont certes repris possession du fjord irlandais mais nombre de Danois ont pu finalement s'échapper. Ils reviendront le lendemain, renforcés des troupes voisines, et après deux autres jours d'affrontement parviendront à défaire les Norvégiens.

samedi 7 mars 2020

Locus Alliensis

C'est connu : Rome ne s'est pas faite en un jour. La cité ne s'était pas encore remise de l'humiliation du raid mené par les Gaulois, et s'empêtrait désormais dans des troubles internes opposant Patriciens et Plébéiens. A l’extérieur de ses murs, la situation n'était pas plus enviable. Les cités latines voisines refusaient de se soumettre, et Praeneste, située à 35 kilomètres, s'était alliée aux Volsques alors que ses soldats ravageaient la campagne romaine.

En -380, l'armée de Praeneste mit le siège à Rome, mais, ne parvenant pas à prendre l'orgueilleuse cité, les Praenesti, lassés, finirent par rebrousser chemin. Titus Quinctius Cincinnatus Capitolinus, le dictateur romain, se lança à leur poursuite. Les deux armées se rencontrèrent près de l'Allia, à l'endroit où, dix ans plus tôt les Gaulois vainquirent Rome.






Nous jouons cette rencontre avec la version 2.2 de la règle De Bellis Antiquitatis. Les Romains, ici au premier plan, sont basés sur la liste d'armée II-10, et les Praenestii sont issus de la I-55d.

Rome commence, et se déploie
Praeneste mise tout sur son aile droite, et détache sa cavalerie pour envelopper la ligne ennemie
 A deux contre un, les Praenesti ne feront qu'une bouchée de l'unité romaine venue à leur rencontre
 Désormais, l'armée romaine est véritablement piégée...
...et les cavaliers de Praeneste continuent de mener la danse, macabre

L'aile gauche romaine est débordée, et compte déjà trois pertes

Sur l'autre aile, Cincinnatus, n'écoutant que son courage, charge tête baissée...

...et cause trois pertes à son adversaire, rétablissant l'égalité
Mais l'avantage reste à la cavalerie de Praeneste, qui s'offre une quatrième victime

Praeneste a gagné, en ayant obtenu les quatre pertes nécessaires. Mais l'Histoire montrera que Rome était loin d'être vaincue...

dimanche 23 février 2020

Une action d'éclat

Fin août 1944. Partout en France occupée, la fin de la bataille de Normandie provoque la retraite des troupes allemandes vers les frontières du Reich.



Profitant de la confusion, un groupe de Résistants grisé par l'ambiance a chassé les gardes d'un dépôt et le personnel de la Kommandantur locale, située dans un manoir isolé. Leurs intentions sont de faire sauter l'un ou l'autre de ces locaux avec le peu de moyens dont ils disposent, récupérés d'un parachutage allié.

Une colonne allemande en retraite a capturé l'un des maquisards qui a parlé. Les Allemands décident alors de se détourner, afin d'empêcher les Résistants de réaliser leur projet.


La colonne allemande s'arrête près d'un pont pour le sécuriser. Ils mettent donc leurs véhicules sous bonne garde et montent à l'assaut des objectifs.


Le chef de la colonne est face à un dilemme : lequel des deux lieux est l'objectif piégé par les Résistants ? L'heure tourne et il donne ses ordres : une section s'avance prudemment en reconnaissance.


Les Allemands étaient attendus, et sont bientôt pris à partie par une mitrailleuse. Échaudée, la section est clouée sur place sous les balles.


Une autre colonne s'élance au pas de course vers la Kommandantur, tentant ainsi de l'investir de vive force afin d'empêcher sa destruction. Surprise en terrain découvert, elle riposte et inflige elle aussi des pertes au groupe qui lui a tiré dessus. Les échanges sont vifs et en définitif, les Allemands isolés et sans protection sont décimés.


Les autres troupes progressent vers la ferme où se situe le dépôt : des Résistants s'y sont retranchés. Est-ce là que les explosifs ont été mis ? Face à tant de troupes bien équipées et soutenues par une mitrailleuse lourde, ils ne tiennent pas longtemps et les survivants s'enfuient.


Au pied de la ferme, les Allemands se regroupent alors, mais au lieu de l'investir, ils s'orientent vers la Kommandantur d'où les tirs sont encore nourris.


Désespérés, les derniers Résistants tenter une sortie pour freiner les Allemands. Les Français plient sous le nombre.


C'est alors qu'une explosion retentit depuis la Kommandantur !


Au pris d'un lourd tribu, les Résistants ont pu signer leur action d'un drapeau gaulliste. Les Allemands se replient. Ils ne s'arrêteront qu'une fois franchi le Rhin !

mardi 18 février 2020

Les Têtes Brûlées

Novembre 1943, dans les îles Bougainville, Pacifique sud.


Greg « Pappy » Boyington est le commandant de la VMF-214 « Black sheep » et un des meilleurs pilotes du corps des Marines. Ses exploits ont été immortalisés par la série Les Têtes Brûlées, dans laquelle Robert Conrad jouait le rôle de Boyington. Le scénario qui suit est un hommage à Robert Conrad, décédé le 8 février 2020.



Arachi, l’as japonais avec qui Boyington a eu déjà plusieurs fois maille à partir (si nous en croyons la série) est de retour. Boyington, après une patrouille en solitaire tombe sur un groupe de Zero menés par Arachi. Seul contre six, il doit s’en sortir !




Pappy choisit l’attaque et se glisse directement derrière la première paire de Zero qui commet l’erreur de virer un peu trop tôt devant lui. La première rafale rate son but et le piège se referme : des Japonais devant, d’autres derrières… La sueur coule sur la nuque de Boyington !

 

Après avoir élégamment évité une tentative d’abordage par un kamikaze japonais …






… Boyington arrive à trouver un angle de tir parfait et descend son premier adversaire.

 

Plus que cinq, et il pourra rentrer à Vella La Cava, où l’attendent ses équipiers.
 





Commence alors un jeu de chat avec la souris, où cinq chats japonais tournoient autour d’une grosse souris bleue américaine...


Boyington arrive à éviter les rafales, mais il se fait finalement surprendre par Arachi qui l’allume presque à bout portant.


Avec un moteur en feu, et une vitesse réduite, la mission s’annonce délicate pour le major Boyington.

Il choisit alors de plonger au raz de l’eau pour essayer d’échapper à ses poursuivants, plus nombreux, plus rapides et plus agiles.


 Longtemps poursuivi, esquivant quasiment à chaque tour, 


Boyington parvient à tenir jusqu’au moment où Arachi, à court de carburant, sonne le signal de la retraite. Les Japonais doivent repartir vers Rabaul et Boyington peut atterrir à La Cava, avec un Corsair transformé en passoire, mais encore en état de voler !

dimanche 16 février 2020

Un déjeuner en Espagne


Entre les brigands traditionnels, les paysans révoltés, les fidèles à la monarchie espagnole, et tous les autres intrigants œuvrant pour la chute de l'Empire napoléonien, il ne faisait définitivement pas bon d'être Français en Espagne en cette année 1812.

Par l'intermédiaire d'un honorable délateur, les autorités françaises sont informées que les Anglais vont rencontrer un groupe de rebelles dans une petite ferme. Leur chef, un Padre exalté, prône la destruction totale des serviteurs de l'Antéchrist.


Les Français ne peuvent pas laisser passer une si belle occasion de mettre la main sur un tel énergumène. Après avoir reçu le renfort d'un petit détachement de l'armée, les gendarmes impériaux passent à l'action. Il est deux heures de l'après-midi.

Par petits groupes, les Français s'approchent du hameau rebelle...
 ...mais ils ne se doutent pas qu'ils sont en fait attendus...
 ...et que des Anglais ont aussi aidé à barricader la ferme
Les lignards restent toutefois méfiants
Effectivement, le comité d'accueil répond aussitôt présent
Les tirs proviennent aussi des fenêtres des bâtiments
Répondant au feu par le feu, les lignards incendient un premier bâtiment
Sur le côté, les tirs anglais sont plus précis
Les Français investissent une barricade...
...mais se font massacrer sous un tir croisé
Les gendarmes rentrent de l'autre côté, paniquant les mules encore lourdement chargées
Des brigands tentent de s'enfuir, sous les moustaches des gendarmes impériaux...
...alors que les Anglais, sentant le vent tourner, décident une sortie
L'assaut est donné sur la maison d'où parviennent de nombreux tirs
On y trouve le fameux padre, exhortant ses compagnons au Martyre
Les reclus se battent jusqu'au bout, mais sont massacrés...
...comme le sont les infortunés fuyards



L'opération a donc porté ses fruits. L'agitateur ne nuira plus, tout comme sa bande de brigands. Quant aux Anglais, ils sont parvenus à s'enfuir, emmenant avec eux les mules et toutes les provisions de bouche qui font tant défaut à leur ordinaire.