Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest
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dimanche 29 septembre 2019

Numistro

Hannibal avait mené une campagne victorieuse en Italie, mais Rome résistait, et continuait à combattre. Déjà, des villes en Lucanie se levaient contre l'autorité carthaginoise. Il en fut ainsi de la cité d'Herdonia, sévèrement châtiée malgré l'intervention des Légions battues sous ses murs.

Le Punique fut ensuite route vers le nord-est de la Lucanie, à proximité de Numistro. Il installa son camp sur une colline alors que les Romains étaient déjà à ses trousses. Quand Marcus C. Marcellus arriva en vue de Numistro, l'armée carthaginoise l'attendait déjà. Le général romain accepta la bataille qui lui était proposée, pressé de laver l'affront d'Herdonia.







Les murs de Numistro sont déserts. La cité est subjuguée : son destin va se jouer dans la plaine entre les deux plus grandes puissances de leur temps.






Face aux Carthaginois, les Légions ne se sont pas encore déployées
Qu'importe ! Marcellus donne l'ordre à sa première Légion de marcher face aux Barbares
Les éléphants puniques, misant sur la terreur qu'ils inspirent, s'avancent
Les pachydermes sont aussitôt harcelés par les vélites romains...
...qui cèdent rapidement leur place à de hardis hastati
Les éléphants sont débordés, paniquent puis périssent, sous les yeux des frondeurs baléares impuissants
Sur l'aile droite romaine, les Espagnols appuyés par la cavalerie punique repoussent les cavaliers italiens
De l'autre côté, la cavalerie romaine tente de profiter d'une faille et prendre l'ennemi à revers...
...mais les Ibères, toujours eux, leur barrent le passage
La première ligne carthaginoise est balayée, les Légions bousculent désormais les Espagnols
Les combats sont âpres, les Romains semblent prendre le dessus
C'est alors qu'avancent les phalanges africaines, timidement
...mais Hannibal, sentant l'heure tourner, décide le repli

Le général carthaginois a déjà beaucoup perdu lors de cette bataille. Ses mercenaires baléares sont en déroute, les Espagnols sont au bord de l'effondrement, et, surtout, ses éléphants sont hors de combat. Rome semble avoir désormais pris l'initiative dans cette guerre. Pour Hannibal, seul le repli pourra lui permettre de tenter de sauver sa cavalerie et sa phalange, et ne pas être expulsé d'Italie.

samedi 29 juillet 2017

Lac Trasimène

Hannibal avait défait les légions romaines près de Plaisance, à Trébie. Ses armées invaincues poursuivaient leur descente en Italie, sans rencontrer de réelle résistance. A Rome, deux nouveaux consuls avaient été nommés : Cneius Servilius Germinus et Caius Flaminius, avec pour mission d'éradiquer le problème punique.

Ce matin du 21 juin -217,  Caius, à la tête de ses hommes, quitte son campement du Nord du lac Trasimène. Les Romains suivent une route ayant d'un côté les berges du lac, et de l'autre des collines. Le consul n'avait pas prévu que les Carthaginois, qui l'avaient devancé, l'attendaient.
 
Vue de l'Est : l'armée carthaginoise barre la route aux Romains
 Des collines, déboulent les guerriers gaulois et les cavaliers numides au service de Hannibal...
...auxquels s'ajoutent les Espagnols qui se ruent sur l'avant-garde
Les insaisissables Numides harcèlent les Romains
Ces derniers, peu mobiles, ne peuvent qu'essayer d'éviter les javelots africains
Sur l'avant, les Légions parviennent à contenir l'attaque espagnole...
 ...qui sera finalement repoussée  
Pendant ce temps, sur l'arrière, les essaims numides continuent de piquer les Romains au vif...
 ...et offrent finalement leurs proies sur un plateau aux terribles Celtes
Les Romains doivent combattre de tous les côtés
Les troupes puniques prennent le relais des Espagnols battus
Hannibal participe à la mêlée, la cavalerie romaine est écrasée 
Bousculés de toutes parts, les Romains perdent pied...
...et ceux qui s'enfuient oublient qu'ils ne savent pas nager

Notre Hannibal offre ici une nouvelle humiliation à Rome. Caius Flaminius est vaincu. Les auteurs raconteront qu'il fut tué par un Gaulois du nom de Ducarios. Nous avons pu démontrer qu'en fait il s'était noyé.

dimanche 23 avril 2017

Les chariots de Carthage

La gigantesque armée de Hannibal Barca a quitté le territoire des Allobroges, et continue sa marche sur Rome. 


Bientôt les Puniques atteindront les Alpes, mais il faudra encore traverser quelques vallées encaissées, peuplées par des barbares qui pourraient être tentés de s'octroyer un juteux droit de passage.

Le peuple des Tricores domine la vallée du Drac. Patients, les "barbares" ont laissé passer le gros de l'armée d'invasion.

Il est temps d'intervenir, car les derniers chariots se présentent enfin...
 
Les Tricores commandent le franchissement de la rivière, non loin de leur village. Alors que les cavaliers numides ont déjà traversé, le gros de l'arrière-garde punique est encore sur l'autre rive, et déjà sous la menace d'un groupe de cavaliers.


 Les Numides, après avoir contourné un premier groupe ennemi sans trop de difficultés...
...repassent sur l'autre rive pour prendre à revers un second groupe de guerriers embusqués
L'infanterie punique intervient, aidée par les cavaliers ibères et des frondeurs baléares
 Les Tricores, débordés, sont taillés en pièces dans la plaine
Les derniers cavaliers "barbares" sont cueillis par les lanciers puniques
...alors que de l'autre côté, les cavaliers numides continuent de semer la confusion
 La route est réouverte aux Puniques, et les chariots pourront enfin passer


L'attaque du convoi a donc échoué, comme de nombreuses autres embuscades que l'Histoire n'a pas retenues.


Après une nuit de repos bien méritée dans le village tricore, les Carthaginois ont pu compléter leurs bagages avec les quelques bœufs, cochons, et autres esclaves mis gentiment à disposition par les malheureux vaincus.



Désormais, l'armée carthaginoise peut s'attaquer aux Alpes, et, du haut des sommets, défier la puissance de Rome.


dimanche 31 mai 2015

Zama !

Le vent avait tourné. Rome portait désormais la guerre en Afrique, et semblait pouvoir enfin effacer les humiliations subies. Carthage était directement menacée.

Le sénat punique décida de rappeler Hannibal Barca et son frère Magon d'Italie. Après des tentatives de négociations infructueuses, la rencontre entre les deux armées eut lieu à Zama.

Le général romain, Publius Cornelius Scipion, est l'un des meilleurs stratèges de son temps. Il avait d'ailleurs déjà rencontré Hannibal, à Cannes, mais c'était une autre histoire...
La plaine, vue du côté punique

Le dispositif carthaginois est classique : les éléphants sont en première ligne, afin de tout bousculer sur leur passage. Viennent ensuite les mercenaires gaulois et ibères, puis les troupes africaines. Les vétérans de Hannibal sont tenus en réserve. Deux ailes de cavalerie épaulent le corps principal : les Numides à gauche, les Carthaginois à droite.



Les Romains sont presque deux fois moins nombreux, Les légions ne suivent pas le déploiement manipulaire habituel, mais ont formé des couloirs pour y laisser passer les éléphants ennemis.

De plus, Scipion bénéficie des renforts du roi numide Massinissa sur sa droite. Ce dernier est à la tête d'une importante force de cavalerie légère.
Les éléphants se ruent sur l'ennemi, attirés par ces vélites arrogants qui masquaient le piège
L'infanterie légère libyenne balayée, les pachydermes se trouvent seuls face aux légions
Sur l'aile gauche carthaginoise, les troupes pro-romaines de Massinissa l'emportent
La formidable infanterie carthaginoise se porte devant l'ennemi qui reforme ses lignes
 Les éléphants ont vécu, c'est au tour des Ibères de se confronter aux lignes romaines...
 ...alors que les Gaulois, sur leur gauche, sont enfermés par les Numides de Massinissa
Les mercenaires survivants sont poursuivis, rattrapés, réduits à néant
 Il en est de même pour la malheureuse cavalerie carthaginoise, totalement débordée
L'infanterie lourde carthaginoise est désormais encerclée, Hannibal est vaincu


Carthage devra négocier. Hannibal, vaincu, abandonne les armes pour se livrer désormais à la politique, alors que Scipion reçoit pour la postérité le surnom d'Africain.

Massinissa, quant à lui, agrandit son royaume et unifie les Numides sous son nom.