Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest
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vendredi 31 octobre 2025

A l'abordage du Salon


Comme chaque année, nous étions présents au Salon de la Maquette et de la Figurine organisé par le Maquette club kerhuonnais (MCK) pour faire découvrir notre passion du wargame historique. Cela nous permet de discuter autour de l'histoire, des figurines mais également de notre approche en tant que joueur.

 profitons de ces moments-là pour parler avec les autres exposants et découvrir nous aussi de très belles figurines et maquettes.

Nous sommes là pour parler aux visiteurs qui ont toujours de nombreuses questions à poser.

Comme chaque année, nous présentons nos derniers travaux. 


Deux de nos tables, avec bien sûr un côté Terre Mer qui nous caractérise bien.


Les différents travaux qui vont de la Grèce antique à la période napoléonienne.




D'un côté, une présentation fixe avec de la seconde guerre mondiale et de l'autre une bataille antique.



La bataille en question nous montre une confrontation entre Romains et Gaulois.
Un classique dans notre Histoire.

Le salon fut très agréable. Nous avons pu initier et faire découvrir notre passion. Cela fait toujours plaisir de répondre et de donner des idées à de nombreuses personnes.

Vivement l'année prochaine.


lundi 21 octobre 2019

Descente au Relecq-Kerhuon


Répondant à l'invitation du Maquette Club Kerhuonnais, notre club était présent au salon de la maquette au Relecq-Kerhuon, près de Brest. Plus de 3,000 visiteurs se sont pressés les 19 et 20 octobre 2019, pour contempler les somptueuses réalisations de plus de 70 exposants, présentant sur 500 mètres linéaires maquettes en plastiques, sous-marins en laiton, réseaux ferrés, modèles en carton... et bien sûr, "soldats de plomb".

Pour nous, ce salon reste toujours l'opportunité qu'il existe une autre façon, ludique, d'aborder le modélisme. Ici, on tripote, on tord, et on peut massacrer, virtuellement bien entendu, les figurines.


Près d'une grande table "Diadoques" en 15mm, nos joueurs-figurinistes ont pu partager leurs passions à un public toujours très curieux de découvrir le jeu d'histoire.

lundi 15 octobre 2018

Expédition au Relecq


Nous étions présents cette année encore au salon de la maquette et la figurine organisé par le Maquette Club Kerhuonnais.

Cette 32ème édition s'est déroulée samedi 13 et dimanche 14 octobre 2018 au Relecq-Kerhuon, près de Brest (29). Ce festival est le plus important du grand Ouest, et a réuni 68 clubs de maquettistes et de figurinistes de France, de Belgique et de Grande-Bretagne. 


Notre stand était placé dès l'entrée de la salle, offrant de la sorte aux visiteurs une vue directe sur nos tables. 

Comme le cœur de notre activité, le jeu, détonne avec le reste des exposants, notre installation iconoclaste attire naturellement la curiosité.

Le coin "modélisme" a toute sa place dans un salon de la maquette. Les techniques, les moyens utilisés et même les recherches documentaires sont partagés par tous les modélistes, quelles que soient la matière des modèles, l'échelle ou la période retenue.


En fait, notre grande originalité est la destination des maquettes réalisées : ici, pas de vitrine ou d'exposition statique : les figurines seront malmenées sur des décors  modulaires afin de jouer avec des "soldats de plomb".

Nous avons donc proposé en table de démonstration un scénario sur la bataille d'Eckmühl, jouée avec des figurines 6mm (1:300) sur la règle De Bellis Napoleonicis .
Le salon du MCK a été, comme à l'habitude, l'occasion de rencontres fort sympathiques, durant lesquelles nous avons pu partager les atouts de notre loisir qui reste encore assez confidentiel de ce côté-ci de la Manche.

samedi 4 novembre 2017

Saint Marcel

Le commandement allié, autant par soucis de créer une diversion que par intérêt stratégique, a décidé de parachuter des commandos sur la Bretagne dans la nuit du 5 au 6 juin 1944.


Deux cents parachutistes SAS de la France Libre seront ainsi largués en plusieurs endroits dans les premières minutes du 6 juin, plusieurs heures avant le débarquement sur les plages de Normandie. Leur mission est d'organiser et d'encadrer les Résistants bretons, et de lancer des opérations de harcèlement et de sabotage afin de ralentir l'acheminement des renforts allemands stationnés en Bretagne vers la Normandie.


Bien que les ordres de Londres soient d'agir en petits groupes et d'éviter les engagements avec les troupes allemandes, des Résistants de tout le centre Bretagne se mettent en marche dès le 5 juin et convergent vers Saint Marcel (Morbihan) où ont été concentrés les armes et matériels largués dans la région. On comptera jusqu'à 3000 hommes et 200 parachutistes français dans ce camp de fortune sous le commandement de Pierre Louis Bourgouin, commandant des SAS.


Après avoir proposé ce scénario au public, les 21 et 22 octobre 2017, lors du salon de la maquette du Relecq-Kerhuon  sur la règle Nuts!, nous avons redressé notre table en utilisant, pour la première fois au club, la règle Blitzkrieg d'Hervé Caille.

Il est vrai que le scénario est fortement  inspiré par celui de Loïc Neveu, disponible sur le site consacré à la règle. C'est également lui qui a signé une grande partie des décors.


Tout semble calme à Saint Marcel, alors qu'arrivent les premiers camions allemands

 Les Volksgrenadiers progressent dans le bourg ; rien à signaler
 
Protégé par les talus, un premier groupe prend la direction des Hardis

Mais une mitrailleuse les accueille au bout de la route...

 ...renforcée par d'autres Résistants téméraires

Pendant ce temps, un Opel a déposé la section qu'il transportait à Ste Geneviève 

Méfiants, les Allemands s'approchent pour investir la maison, mais essuient des coups de feu

Le groupe se déploie, se préparant à donner l'assaut malgré les tirs ennemis
 
Pendant ce temps, aux Hardis, les Résistants chargent les Allemands...

...qui sont repoussés dans les champs, et n'arrivent guère à se ressaisir

L'assaut est donné à Ste Geneviève ; les SAS qui s'y abritaient sont réduits au silence

 Sur la route des Hardis, c'est au tour des Résistants d'être en difficulté

C'est à ce moment qu'un bruit caractéristique recouvre le crépitement des armes

L'avion cloue les Allemands au sol et dégage la route

Les Hardis pavoisent : l'occupant décroche
 


Sur notre table, les forces d'occupation, mal commandées et peu motivées n'ont pas demandé leur reste.

La véritable Histoire a été différente. Vous pouvez l'approcher au musée de la Résistance bretonne à Saint Marcel, non loin de Vannes http://www.resistance-bretonne.com .

lundi 26 octobre 2015

1515 ?

Il n'aurait pas été correct de rater le cinquième centenaire de la bataille de Marignan. Nous avions d'ailleurs choisi ce thème en tant que projet commun de l'année, où chacun de nos membres prenait part à la réalisation d'un certain nombre de plaquettes pour jouer les deux jours du combat historique.

La table a été présentée lors du 29ème festival du Maquette Club Kerhuonnais (MCK).


Marignan fait partie de ces batailles mythiques que tout le monde croit connaître, si ce n'est la date. Pourtant, le fonds documentaire reste assez maigre ou sujet à caution, et seuls de très récents ouvrages permettent de s'affranchir d'une lecture faite à la gloire de François 1er.

Aucune prétention de notre part : notre démarche reste ludique, et nous laissons les historiens à leur débats passionnés. Sur notre table, une figurine représente 100 combattants réels. Les différentes unités ainsi composées prendront vie grâce à la règle L'Art de la Guerre, à laquelle nous avons apporté quelques modifications pour simuler le comportement de troupes particulières au début de la Renaissance.

Nous sommes le 13 septembre 1515. Le cardinal Matthieu Schiner a persuadé une partie des troupes suisses de se porter devant les Français qui menacent Milan.



Le champ de bataille : une plaine cultivée, un peu marécageuse

 Les Suisses sont répartis comme à leur habitude par cantons en trois corps séparés

Les Français les attendent, leur puissante artillerie protégée par l'infanterie

Les Helvètes s'avancent, méprisant le feu ennemi

L'avant garde, à droite, est enveloppée par les Français 

 A gauche, le corps principal subit le même sort

Malgré leur courage, les Suisses piétinent devant les lignes françaises et ne trouvent pas la faille

Les Suisses parviennent toutefois à prendre quelques canons



Mais la nuit tombe, interdisant aux assaillants de reconnaître les amis des ennemis. Les adversaires se séparent l'espace de quelques heures.

Loin des lignes, Schiner s'impatiente : les Français auraient du être emportés par la furia helvète. Leur roi inexpérimenté a bénéficié de la chance des débutants. Certains disent qu'il aurait passé la nuit parmi ses canons.


A l'aube, les combats reprennent

La mêlée devient confuse, aux dépends des Suisses...

... alors que même Schiner donne de sa personne...

 ... et que se présentent les troupes de Venise, alliées du roi de France

Les Suisses sont exsangues. Ils ont payé le prix fort face à l'artillerie française dès le premier jour, et ne disposent plus des ressources nécessaires pour contrer l'arrivée de la cavalerie vénitienne.
Les Français reprennent Milan. Il est désormais temps pour le jeune roi d'écrire sa légende.


lundi 27 octobre 2014

Clontarf 1014, et un autre anniversaire

C'était le week-end du 25 octobre 2014.
 
Nous avions choisi de présenter lors de l'édition 2014 du festival de la maquette du MCK la bataille de Clontarf. Cette bataille, fondatrice pour l'Irlande, s'est déroulée il y a juste 1000 ans, et a opposé les Irlandais de Brian Boru aux Vikings de Dublin.

En fait, l'affaire n’était pas si simple...






Clontarf 1014, et un autre anniversaire

Après deux siècles de présence, les comptoirs vikings étaient devenus les premières villes d'Irlande. Face à eux, le vieux roi Brian Boru tente de réunifier l'île, par la diplomatie, ou le fer. C'est ainsi que les alliances basculent, que le Haut Roi compte dans ses rangs ses ennemis d'hier, tant Irlandais qu'hommes du Nord, et, qu'en face de lui, se dressent son ex-épouse, le roi de Dublin et ses hommes, également tant Vikings que Gaëls. Ils ont également fait appel à leurs amis des Orcades, qui ont débarqué à l'embouchure de la Liffey, non loin de Dublin.

La rencontre a lieu le Vendredi Saint de l'an 1014. Par soucis de commodité, nous désignerons par "Irlandais" les hommes de Brian Boru, et par "Vikings" leurs adversaires.
Les renforts des Orcades ayant débarqués, les Vikings courent au combat
Les hommes de Meath (Irlandais) attendent au loin. En fait, ils ne participeront pas à la bataille. Certains diront qu'ils avaient pactisé avec l'ennemi
Premiers contacts entre éclaireurs vikings et guerriers irlandais...
... suivis aussitôt par le gros des troupes. Le choc sera rude
Les Vikings progressent, et les Irlandais sont bousculés sur tout le front

La victoire, l'historique, sera irlandaise, mais Brian Boru sera tué sous sa tente, et les luttes intestines reprendront aussitôt, alors que les Vikings seront assimilés progressivement.
Cent cinquante ans plus tard, un roi déchu du Leinster va appeler à son secours les Normands, nouveaux seigneurs d'Angleterre.

Clontarf 1014, et un autre anniversaire

Nous retrouvons ces mêmes voisins envahissants sur une autre table : le 25 octobre est en effet le jour anniversaire d'Azincourt, et nous avions proposé une table pour l'initiation au jeu d'Histoire avec figurines en utilisant la règle De Bellis Antiquitatis (DBA).

Le public, désormais joueur, a été au rendez-vous.