La
Guerre d'Espagne apparait comme une sorte de répétition générale de la
Seconde Guerre Mondiale. Les doctrines évoluent selon la réalité du terrain et des nouvelles technologies. L'aviation est un excellent exemple. Moins de vingt ans après la
Grande Guerre, les ingénieurs explorent de nombreuses architectures ayant pour but de disposer des avions les plus performants. En France, ce sont les ailes "parasols" qui caractérisent la production nationale.
Au début de la guerre civile, la république espagnole dispose de chasseurs de conception française : le Nieuport-Delage NiD.52, le Loire 46, le Dewoitine D.372 qui ont tous ce genre de caractéristique.
Notre scénario nous porte le matin du 25 septembre 1936, quelque part au-dessus de l'Andalousie. Des chasseurs républicains pourchassent deux Ju 52/3M nationalistes de la Legion Condor qui ramènent en Espagne des unités d’infanterie de l’armée d’Afrique.
Ce manège n'a pas échappé à des chasseurs de l'Aviazione Legionaria. Ce sont quatre FIAT CR.32 italiens qui fondent sur les agresseurs.
Pour l'instant, les
Dewoitine D.372 se focalisent sur les transporteurs plus lourds et plus lents. Les premiers tirs ne portent pas.
Alors que les Dewoitine papillonnent autour des Junker, deux Nieuport-Delage NiD-52 tentent de s'interposer et intercepter les Italiens.
Mais les CR-32 sont bien plus rapides et bien plus puissants que les autres chasseurs. Leurs pilotes sont également bien plus expérimentés.
Une première paire d'appareils fascistes arrivent au contact des Dewoitine républicains, et perturbe leurs agissements.
L'autre paire de biplans engage les NiD-52.
Les D-372 abandonnent leurs objectifs premiers et se concentrent sur les FIAT. Malgré de nombreuses passes, les tirs restent sans effet pour les deux camps.
Dès lors, les chasseurs entament une macabre danse et se tourent les uns autour des autres. Les Ju-52, qui semblent indifférents aux combats, s'en éloignent.
La bataille n'est plus qu'une suite de duels, qui, pour l'instant, restent immanquablement stériles.
Même si leurs appareils sont déclassés par rapport à leurs adversaires, les Républicains bénéficient de l'avantage du nombre, et prennent l'ascendant dans les manœuvres.
C'est ainsi que l'un des CR-32, isolé et harcelé, est descendu en flammes par le tir bien ajusté d'un Dewoitine.
Ce sacrifice n'a pas été inutile pour les Rebelles. L'intervention des Italiens a perturbé l'attaque des chasseurs républicains, et a permis aux deux transports de s'enfuir et d'aller au bout de leur mission.