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vendredi 25 février 2022

Un convoi en péril ?

 

 Eté 1943, les combats font rage dans le Pacifique.



Un avion de reconnaissance américain vient de repérer un convoi japonais. Pour l'état-major US, l'occasion est trop belle et très vite deux bombardiers-torpilleurs Dauntless décollent du porte-avions pour détruire les navires nippons. Les chasseurs de la Navy étant déjà en vol, la mission de protection est confiée à des Corsair des Marines.  
 
                        
Mais l'avion de reconnaissance américain n'a pas été assez discret provoquant une demande urgente de soutien aérien de la part du destroyer d'escorte. Des Zero sont envoyés aussitôt sur zone. Les deux escadrilles se retrouvent donc face à face et le combat peut alors s'engager.
 
 
Deux Zero pensent pouvoir profiter de leur agilité supérieure pour mettre à mal les Corsair dans leurs 12 heures. Mais, une manœuvre osée des pilotes américains et un peu de naïveté nipponne inversent bien vite le rapport de force. Et c'est désormais dans leurs 6 heures que volent les chasseurs ennemis. Le résultat est sans appel et l'équipier japonais explose sous le feu des mitrailleuses.
 
      
 
Pendant ce temps, les Dauntless tentent de se faire la malle par la droite pendant que les Corsair d'escorte concentrent l'attention des pilotes japonais. Mais les pilotes de l'Empereur restent concentrer sur leur objectif et menacent bien vite les avions de la Navy.

      
 
Les bombardiers-torpilleurs décident alors de se séparer, manœuvre que les pilotes nippons n'avaient visiblement nullement anticipée. Plus rapides, ces derniers passent ainsi entre les avions américains, sans pouvoir les menacer tout en subissant les tirs, heureusement sans impact pour eux, des mitrailleurs de la tourelle arrière. Pendant que les Zero tentent de se replacer, les Dauntless foncent sur leurs cibles.
 
 
Les pilotes japonais ne peuvent dès lors qu'assister au torpillage en règle des deux navires du convoi.
 
Juste après avoir largué sa charge, un Dauntless est la cible d'un tir nippon. Ne pouvant gérer à la fois son vol à très basse altitude, son brusque changement de configuration aéronautique et sa manœuvre d'évitement du tir adverse, le pilote finit sa course dans le château du cargo adverse en même temps que sa torpille pénètre la coque du navire. Maigre consolation pour l'Empire du soleil levant. 
 
       

Voulant sauver l'honneur, les chasseurs japonais prennent en chasse le dernier Dauntless. Mais preuve que ce n'était vraiment pas leur jour, c'est le servant de tourelle américain qui fait mouche.


Face à cette nouvelle déconvenue et bientôt à court de carburant, il est temps pour les chasseurs nippons de rentrer à leur base après cette défaite majeure.

mardi 18 février 2020

Les Têtes Brûlées

Novembre 1943, dans les îles Bougainville, Pacifique sud.


Greg « Pappy » Boyington est le commandant de la VMF-214 « Black sheep » et un des meilleurs pilotes du corps des Marines. Ses exploits ont été immortalisés par la série Les Têtes Brûlées, dans laquelle Robert Conrad jouait le rôle de Boyington. Le scénario qui suit est un hommage à Robert Conrad, décédé le 8 février 2020.



Arachi, l’as japonais avec qui Boyington a eu déjà plusieurs fois maille à partir (si nous en croyons la série) est de retour. Boyington, après une patrouille en solitaire tombe sur un groupe de Zero menés par Arachi. Seul contre six, il doit s’en sortir !




Pappy choisit l’attaque et se glisse directement derrière la première paire de Zero qui commet l’erreur de virer un peu trop tôt devant lui. La première rafale rate son but et le piège se referme : des Japonais devant, d’autres derrières… La sueur coule sur la nuque de Boyington !

 

Après avoir élégamment évité une tentative d’abordage par un kamikaze japonais …






… Boyington arrive à trouver un angle de tir parfait et descend son premier adversaire.

 

Plus que cinq, et il pourra rentrer à Vella La Cava, où l’attendent ses équipiers.
 





Commence alors un jeu de chat avec la souris, où cinq chats japonais tournoient autour d’une grosse souris bleue américaine...


Boyington arrive à éviter les rafales, mais il se fait finalement surprendre par Arachi qui l’allume presque à bout portant.


Avec un moteur en feu, et une vitesse réduite, la mission s’annonce délicate pour le major Boyington.

Il choisit alors de plonger au raz de l’eau pour essayer d’échapper à ses poursuivants, plus nombreux, plus rapides et plus agiles.


 Longtemps poursuivi, esquivant quasiment à chaque tour, 


Boyington parvient à tenir jusqu’au moment où Arachi, à court de carburant, sonne le signal de la retraite. Les Japonais doivent repartir vers Rabaul et Boyington peut atterrir à La Cava, avec un Corsair transformé en passoire, mais encore en état de voler !

jeudi 20 décembre 2018

Il faut protéger le Burrows !

Nous sommes le 30 août 1942. Henderson Field est toujours aux mains des marines américains et un transport, l’USS William Ward Burrows a réussi à débarquer les équipes de maintenance et les pièces détachées nécessaires à l’entretien des avions basés sur l’aéroport de Guadalcanal. De plus, le 67ème Pursuit Squadron de l’US Army Air Force a atterri la veille, et les pilotes des Wildcat de la Navy peuvent imaginer souffler un peu. Malgré la pluie qui tombe régulièrement chaque nuit et les conditions de vie difficile, le moral des Américains remonte un peu.
Mais une mauvaise nouvelle attend les pilotes ce matin : l’USS William Ward Burrows a talonné sur les rochers au large de Tulagi et est temporairement immobilisé. Il a certainement été repéré par les Japonais. L’ordre est donné de le protéger d’éventuelles attaques japonaise en attendant qu’il se dégage. Une patrouille de P-400 est envoyée pour protéger l’USS Burrows à basse altitude alors que les F4FWildcat de la VMF 223 les protègent 500 mètres plus haut.

Effectivement, le commandement nippon connait la situation du transport, et s’attend à voir les chasseurs de Henderson Field en protection au-dessus du navire. La mission des pilotes japonais sera simple : trouver les avions américains et les descendre sans pitié !

Après 3 heures de vol, les Zero A6M arrivent à haute altitude au-dessus de Tulagi . L'USS Burrows est rapidement repéré avec la patrouille de P-400 le survolant. Sans attendre, les Japonais se mettent dans les six heures des chasseurs du 67th Fighter Squadron et fondent sur leurs proies sans défense. Les pilotes américains, pour leur première mission n’ont rien remarqué et se retrouvent coiffés par les Zero. Ceux-ci, concentrés sur leur attaque, n’ont pas repéré les Wildcat qui leur foncent dessus depuis leur patrouille haute.

Le début de partie est très rapide, les conditions de placement initial permettent un engagement et des tirs dès le premier tour. Pris en chasse par les Zero, les P-400 se dispersent et essaient de filer par les nuages. Mais les pilotes japonais sont à l’affût et un des P-400 est immédiatement expédié en flamme alors qu’il allait rentrer dans le coton protecteur.


Les Wildcat n’ont pas piqué suffisamment rapidement et se retrouvent légèrement distancés par les chasseurs japonais qui restent collés aux basques des pilotes novices de l’USAAF. De plus ceux-ci commettent l’erreur d’essayer d’engager les Japonais en combat tournoyant…


Dans le feu de l’action et au vu de la forte densité de chasseurs dans un espace aérien très réduit, un premier accrochage entre un P-400 et un Zero a lieu ; les deux avions se frôlent et se touchent. Si la structure de l’Airacobra résiste bien, un morceau de dérive du Japonais se détache et vient heurter le deuxième Zero qui se trouvait derrière lui en couverture, endommageant son moteur. 


Complètement paniqué, le pilote américain, part en vrille et ne peut pas récupérer le contrôle. Il finit par s’écraser en mer.


Les Wildcat finissent eux par arriver au contact des Japonais mais se retrouvent alors en situation d’infériorité numérique assez nette, à six contre neuf. Le dernier P-400, qui s’est enfuit dans les nuages, n’arrive pas (ou ne veut pas ?) en sortir !

Les chasseurs américains lâchent rafales sur rafales, mais la maniabilité des avions japonais est un atout qui leur permet d’éviter quasiment tous les tirs.


Des avions explosent néanmoins en vol de chaque côté, un premier Zero étant détruit rapidement par le Wildcat du capitaine Smith qui menait la patrouille de couverture. Mais Smith ne peut pas éviter non plus la vengeance des Japonais…


Le combat tournoyant s’achève bientôt, les Zero japonais ayant éliminé et dispersé la plupart des chasseurs américains. Le ciel se dégage peu à peu et les avions se croisent et se recroisent.


Un troisième Airacobra pris en chasse par une patrouille de Zero est encore abattu. C’est alors que le dernier P-400 décide alors de sortir des nuages et se retrouve, à sa grande surprise et sans avoir calculé grand-chose, engagé dans une action de poursuite de chasseurs japonais. Ceux-ci essaient eux-mêmes d’achever un Wildcat en feu et à court de munition. La chance des débutants lui sourit puisqu’il peut éviter un tir japonais et réussit à ouvrir son tableau de chasse dans la même seconde.
 

Néanmoins la chance ne sourit jamais trop longtemps et une collision dans la minute qui suit avec un autre Japonais lui arrache l’extrémité de son aile et l’oblige à se replier vers sa base.


Au final, les Japonais doivent se retirer vers leur base de Rabaul, leur niveau de carburant commençant à baisser dangereusement.

Le bilan penche encore une fois du côté du soleil levant. Les quatre P-400 ont été descendus ou sont irréparables, deux Wildcat sont au tapis et un autre est endommagé. Deux Zero ont été détruits en vol et un troisième s’écrasera au sol à l’atterrissage. Les dégâts subis par les autres chasseurs japonais sont réparables. Néanmoins, l’apparition des chasseurs de l’armée de l’air permet de soulager les pilotes de la Navy et ceux-ci continuent à emmagasiner de l’expérience.

De son côté, l’USS William Ward Burrows a réussi à se décoller de son rocher et s’en est allé voguer vers des mers plus accueillantes…

mardi 20 novembre 2018

Carnage à Guadalcanal


Le 29 août 1942, il est 11h20 quand une nouvelle alerte se déclenche sur l’aéroport d’Henderson Field ! Une grosse escadrille de bombardiers est repérée, se dirigeant vers l’aéroport. Les pilotes en alerte, de plus en plus épuisés par des journées de patrouilles et d’accrochages réguliers avec les Japonais, se ruent dans le cockpit de leurs Wildcat et démarrent en trombe, menés par le major John Smith. Ils sont accompagnés par des P-400 du 67th Pursuit Group, mais qui sont décrochés rapidement par la vitesse ascensionnelle élevée des chasseurs de l’aéronavale.


A 11h40, les Wildcat réussissent par une manœuvre d’approche audacieuse à arriver par le dessous juste à l’arrière de l’escadrille japonaise et à se placer directement derrière les bombardiers, des Mitsubishi G4M1 Betty, en position idéale de tir. Le combat commence.


Les chasseurs d’escorte japonais, situés à plus haute altitude sont totalement surpris par l'arrivée soudaine des Wildcat, et ne peuvent rien faire pour contrer les feux des mitrailleuses américaines qui s’abattent sur les lourds bombardiers, chargés jusqu’à la gueule de bombes de 500 Kg.


Dès la première passe d’arme, un bombardier est touché et explose. Les débris volent en tous sens et atteignent un des voisins du Betty, le faisant exploser directement. Le major Smith réussit aussi à mettre un coup au but sur un troisième bombardier dont l'un des moteurs prend feu ! L’escadre de bombardement japonaise est totalement disloquée sur ces échanges.


Néanmoins, l’explosion du deuxième bombardier a endommagé légèrement les commandes d’un des Wildcat alors qu’un des jeunes pilotes US découvre à sa grande surprise que les Betty sont équipés d’un canon de 20mm dans leur tourelle arrière. La réflexion se poursuivra à bord d’un dinghy orange, quelques centaines de mètres plus bas.


Bref, après un tour de jeu, la chasse américaine semble avoir pris le dessus sur les lourds bombardiers. Les pilotes américains sont dans une position inconfortable, entre les canons et les mitrailleuses des Betty et les armes des chasseurs Zero qui leur tombent dessus depuis leur altitude plus élevée.


Les ordres sont de démolir un maximum de bombardiers. Les chasseurs américains persévèrent mais oublient les Zero qui se placent rapidement dans leurs 6 heures et déclenchent alors un feu vengeur. Deux Wildcat s’abîment en mer, criblés de balles, et le major Smith voit son aile droite allégée de quelques longerons…


La situation devient très délicate pour les deux pilotes américains qui sont aux commandes d’avions endommagés et qui ont affaire à des pilotes japonais déchaînés. Smith tente une ressource brutale pour s’extraire du combat mais son Wildcat part en vrille, commandes de gouvernail brutalement rompues.


Le dernier chasseur américain tente un baroud d’honneur et descend un ultime bombardier, mais ne peut pas rattraper le reste de l’escadrille qui fonce vers Henderson Field.



Seul contre 5 chasseurs, les carottes sont cuites et le dernier Wildcat de la patrouille explose en vol.

29 août 1942, 11h52. Un déluge de bombes s’abat sur Henderson Field. Les pistes sont encore labourées par les trous de bombes, les hangars et les tentes sont soufflés par les explosions. Tout sera encore remis en état pour le lendemain matin par le génie qui utilise le matériel que les Japonais ont laissé sur place en quittant Guadalcanal. Seul problème, les avions sont de plus en plus rares et les pilotes sont de plus en plus épuisés !