A l'occasion du onzième salon Amarrage, qui présente aux personnels de la Défense affectés sur la région de Brest les informations sur les services proposés dans les domaines de l'accueil, des loisirs et de l'emploi, le JHP a proposé une initiation au combat naval sur un scénario qui s'est déroulé au large du Finistère sous la Révolution.
Nous sommes le 13 janvier 1797. L'expédition d'Irlande est un échec. La flotte française rentre au port, sans avoir pu délivrer le moindre soldat sur le sol de la verte Irlande.
Le 74 canons "Droits de l'Homme", en route vers Brest
Le vaisseau est repéré par les frégates ennemies HMS Indefatigable et HMS Amazon
Les insolentes frégates tentent de barrer la route au "74 canons" français
Malgré la mer formée qui interdit au Français d'utiliser ses batteries basses, la première bordée touche le HMS Amazon
Le Droits de l'Homme s'acharne sur sa victime, et se met en chasse du HMS Indefatigable
L'Anglais tente de fuir ; un tir en enfilade lui sera fatal
Les deux frégates anglaises seront rejetées sur la côte, entre Penmarc'h et l'Ile de Sein, pour le grand bénéfice des pilleurs d'épaves.
Bien sûr, les Anglais maquilleront leur défaite en victoire, admettant du bout des lèvres la perte du HMS Amazon, et occultant le sort du HMS Indefatigable. Ils iront même jusqu'à prétendre avoir gagné. En fait, la tempête poussa le Droits de l'homme sur les rochers ; il ne put jamais rejoindre Brest.
Sextus Pompée est le plus jeune des fils du Grand Pompée, et combattait les armées de César lors de la Guerre civile. Il rentra à Rome à la mort de ce dernier, et reçut le commandement des forces navales. Proscrit par les Triumvirs, il réunit une flotte importante, et se rendit rapidement maître d'une partie de la Méditerranée. A partir de la Sardaigne, de la Sicile et de la Corse, ses vaisseaux pirates interceptaient les convois de grains destinés au ravitaillement de Rome, afin de forcer le Sénat à négocier avec les Républicains.
La flotte marchande à destination d'Ostie, sous escorte
Mais des navires pirates les ont déjà repérés
C'était effectivement un piège : les galères de Sextus surgissent de partout
L'escorte se détache, couvrant les marchands
Les navires de Sextus, plus nombreux, neutralisent facilement l'escorte
Des renforts romains approchent des galères ennemies proches de l’îlot
Mais les lourds commerces sont déjà livrés aux rostres des navires ennemis
Deux galères pirates se sacrifient et vont à la rencontre des renforts
Le mal est fait : les navires de commerce sont tous au fond, et la flotte de Sextus peut s'enfuir
Rome, affamée, devra négocier.
Un accord de paix est conclu en -39. Sextus Pompée, qui se dit désormais le "fils de Neptune" est nommé gouverneur de Sicile, de Sardaigne, de Corse et d'Achaïe, en échange de la fin du blocus.
Le 10ème salon Amarrage s'est tenu le samedi 6 septembre 2014 à Brest.
Ce
salon était l'occasion de présenter aux ressortissants du Ministère de
la Défense affectés sur Brest et Lorient et à leurs familles les
différentes prestations et activités proposées dans la Base de Défense.
Le JHP, en tant que membre du CSAM, y était présent comme les années passées.
Sur notre stand, cette fois, pas de partie d'initiation pour le
public. La démonstration se faisait sur une grande table, sur laquelle
certains de nos membres rejouaient la bataille de Reichenberg en 1757
sur la règle Warfare in the Age of Reason.
La table de peinture sur figurines, toujours fidèle, a su encore une fois captiver les visiteurs.
Mais revenons à Reichenberg...
Ce scénario, nous l'avions déjà joué auparavant.
Au début de la campagne de Prague, le corps prussien du maréchal von
Bevern atteint le secteur défendu par les généraux autrichiens Königsegg
et Lacy. Le choc a lieu à Reichenberg. Si l'oeil du scénariste et les
joueurs avaient sans doute changé, le déploiement sur la table était,
comme il se doit, conforme à la réalité historique.
Les Autrichiens sur les hauteurs, prêts à accueillir l'armée prussienne
Du côté prussien
Les Prussiens s'avancent
Les Autrichiens restent confiants
Mais la colline est contournée par la cavalerie prussienne
alors que l'infanterie monte à l'assaut
Les Autrichiens seront défaits aux points. Historiquement, sous
la menace combinée de Von Bevern et de l'irruption de Von Schwerin sur
leurs arrières, ils ont été forcés de se replier, et ont du abandonner
la région aux Prussiens.
Le Honduras et le Salvador ont de nombreux points communs : la
langue, l'histoire, la région, des drapeaux presque identiques, et bien
sûr le football.
Mais les relations entre les deux voisins sont
explosives : un déséquilibre économique évident, conjugué à un
nationalisme exacerbé sur fond de guerre froide, n'attend qu'une
étincelle.
Nous sommes en 1969. Les deux équipes nationales se
rencontrent lors des éliminatoires pour la coupe du monde de football,
qui aura lieu l'année suivante, au Mexique.
Le premier match a lieu le 8 juin à Tégucigalpa, la capitale du
Honduras. Le Salvador perd 0 à 1. L'équipe salvadorienne n'avait pas pu
dormir la nuit précédente, du fait du chahut extraordinaire organisé par
les supporters honduriens. Une supportrice salvadorienne se tira une
balle dans le cœur, et eu des obsèques nationales.
Une semaine
plus tard, le match retour se déroule au Salvador. L’hôtel de l’équipe
du Honduras fut incendié, et dans leur second hôtel, les Honduriens
furent soumis au chahut incessant des supporters salvadoriens. Ils
disputèrent la rencontre exténués, et perdirent logiquement 0 à 3. De
plus, les supporters honduriens furent pris à partie, et les frontières
entre les deux états furent fermées.
Un ultime match est programmé
le 26 juin à Mexico, pour départager les équipes. La violence fut à son
comble : des morts, des viols, alors que le Honduras, qui a perdu 2 à
3, accuse simplement les arbitres de malhonnêteté, et les Salvadoriens
de tricherie.
Le 4 juillet, les relations diplomatiques sont
rompues. Le 14 juillet, un avion salvadorien largue une bombe sur la
capitale du Honduras, et l'armé salvadorienne pénètre en territoire
ennemi...
Le théâtre
Notre scénario se déroule le 17 juillet 1969. Le Corsair des FAH (Forces aériennes honduriennes) piloté par le capitaine Zapeda est poursuivi par deux Mustang des FAS (Forces aériennes salvaduriennes) alors qu'il rentre à sa base, ses canons enrayés.
Le Corsair des FAH, vétéran de la seconde guerre mondiale...
...face à un autre ancêtre, le Mustang salvadorien
Zapeda, désarmé et poursuivi
Le capitaine Soto à la rescousse
On se tourne autour, on hésite, on accélère
Zapeda finit par se dégager
Et Soto s'offre un face-à-face dont il sortira victorieux
Cette guerre du football est également appelée la guerre des 100
heures. En effet, le 19 juillet, sous la pression de la communauté
internationale et de l'Organisation des Etats Américains, les
Salvadoriens retirèrent leurs troupes. 2000 Honduriens sont morts, ainsi
que 1000 Salvadoriens.
Mais le contexte de tout cela, alors ? Pour nous, ce ne fut qu'un jeu lors des portes ouvertes du CSAM
à Brest, où nous avons pu présenter nos activités. Les visiteurs n'ont
pas trop osé interrompre les joueurs lors des parties en cours,
visiblement trop concentrés...
Ici, sur la règle DBA, qui reste idéale pour l'initiation
...alors que l'Artiste, lui, semble accessible.
Comme quoi, les apparences peuvent être trompeuses.
Dans la foulée du Festival des jeux du Monde, nous avons proposé
une initiation aux jeux d'Histoire au sein même de la base navale de
Brest, l'espace d'une petite journée.
L'accroche disait :
"Venez défier l'Empereur", sans humilité aucune. A proximité d'une table
couverte de figurines d'avions, de navires, et d'une vitrine remplie de
miniatures de toutes les échelles, l'Empereur, ou prétendu tel,
attendait du haut de sa superbe des challengers. Chose amusante, le
terme est anglais.
Comme dans les précédentes
manifestations, certains visiteurs venaient attirés par le modélisme,
d'autres par l'aspect ludique de notre loisir. qui reste encore malgré
tout assez confidentiel.
L'Usurpateur (dont le visage reste caché)...
... garde les dés de son côté. Vous l'aurez remarqué aussi.