
Alexandre envahit le Pauravas. Son armée a enfin franchit l'Hydaspe et s’apprête à fondre sur les troupes de Pôros. Déjà, un combat avait opposé l'avant-garde macédonienne à un détachement de cavalerie indienne, mais ce dernier a pu alerter Pôros qui rassemble son armée dans la plaine de Karri.
Les Macédoniens sont environ 10.000, et disposent de nombreux auxiliaires perses, scythes, mais également indiens. En face, Pôros aligne 35.000 fantassins, 4.000 cavaliers, 200 chars et presque 300 éléphants. La bataille s'annonce titanesque.
Pour rejouer cette bataille, nous avons choisi d'utiliser la règle L'Art de la Guerre de Hervé Caille, avec de légers amendements permettant de simuler plus finement les effets de masse ou de comportement de certaines unités particulières (les éléphants sur trois rangs de profondeurs par exemple).
les Indiens comprennent quatre corps, chacun démoralisant à un tiers de pertes :
- l'aile gauche, composée de cavalerie moyenne médiocre ;
- l'aile droite, composée de cavalerie légère médiocre, mais également de six chars lourds ;
- l'infanterie, sous les ordres directs de Pôros, constituée de 52 unités d'archers et 22 lanciers ;
- l'avant-garde de 28 éléphants.
Les éléphants sont tous "Élite", alors que le reste de l'armée est "Médiocre".
L'armée indienne capitule si un tiers des éléphants est détruit, ou si Pôros est pris.
Les Macédoniens disposent de 3 corps :
- l'aile gauche, avec Alexandre et ses compagnons, appuyés pas un détachement allié indien et un autre de cavaliers scythes ;
- l'aile droite, comprenant un détachement perse et un autre grec ;
- le centre, constitué par la phalange et un écran de javeliniers et de légers.
Le centre démoralise à 4 unités de phalanges perdues (sur 10 au départ), alors que les détachements ethniques démoralisent individuellement à 1/3 de pertes.
L'armée alexandrine capitule si Alexandre est pris, ou si le centre tombe.
Un quatrième corps, composé de 3 unités de phalanges, de 2 moyens et de deux cavaliers interviendra sur le flanc indien plus tardivement.
L'infanterie indienne se tient prête
Les éléphants s'écartent vers les ailes...
... démasquant les innombrables archers qui se tenaient derrière
La lourde phalange se met en mouvement, droit devant comme il se doit
Pôros harangue ses archers : ils sont prêts
Sur l'aile gauche, les éléphants se déploient protégés par la cavalerie qui fait écran
Sur la droite par contre, ils se jettent sur l'aile ennemie qui semble plus faible
La cavalerie grecque et la cavalerie légère perse tentent de passer, sans y parvenir
Le centre semble être plus calme, pour l'instant
Alexandre, dépité, ne peut que regretter d'avoir tant tardé...
...alors, furieusement, il engage les éléphants s'il n'est pas trop tard
Une clameur se fait entendre : des troupes macédoniennes viennent de franchir le gué
Les renforts arrivent dans le flanc gauche des Indiens, mais ils sont fixés par la cavalerie ennemie
L'aile gauche alexandrine fini par succomber sous les coups répétés des archers et des éléphants
La phalange est lourdement affaiblie par les tirs meurtriers des Indiens...
...alors qu'Alexandre, qui a perdu ses compagnons, est submergé et succombe
Pôros a triomphé. Alexandre n'est plus.
Historiquement, cette bataille marque la fin de l'expansion de l'empire d'Alexandre. La conclusion de notre partie n'est peut-être pas si éloignée de la vérité, en fin de compte...
Ce scénario est l'aboutissement de notre projet pour l'année 2015-2016 en réunissant 10 participants. La bataille de l'Hydaspe a également été présentée lors du 30ème Festival de la maquette et de la figurine, organisé par le MCK les 22 et 23 octobre 2016 au Relecq-Kerhuon.



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