Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest

jeudi 9 septembre 2021

La contre-attaque - 9 juin 1944


Voilà trois jours que les Alliés ont débarqué, et l’état-major allemand tente par tous les moyens de juguler l’invasion. Le Grenadier Regiment 914 reçoit l’ordre de contre-attaquer face aux troupes américaines qui progressent vers Carentan.

Nous sommes quelque part à l'ouest de la cité normande. La confusion règne encore et la ligne de front n’est pas bien délimitée. Une avant-garde américaine, venant d'Omaha Beach, a pris position autour d’un carrefour.


Il est désert, mais les GI's entendent bientôt, au loin, des bruits de moteur, puis de chenilles... et des coups de feu éclatent. Rapidement, ils se retranchent aux abords du carrefour et dans une ferme partiellement détruite qui le jouxte. Il faut tenir !


Le lieutenant renvoie une Jeep pour demander des renforts immédiats. Ils ne sont pas loin mais encore faut-il les prévenir.


De  l’infanterie et des blindés surgissent alors de la route à l’ouest : des Allemands  ! Plus de doute, ils contre-attaquent !


Un StuG III, épaulé de grenadiers progresse vers le carrefour.


En face, un Marder I déboule également, mais à vive allure… si bien que l’infanterie ne suit pas. Les GI’s saisissent l’occasion. D'un talus, un tir de bazooka bien ajusté le réduit au silence.


Maintenant que l’ennemi a été repéré, les Américains se réorientent à l'abri des haies pour lui interdire l’accès au carrefour. Les GI's attendent de pied ferme l’assaut.


Les Allemands, échaudés, commencent à les pilonner à distance au mortier.


Harcelés, les Américains se replient mais tiennent toujours la ferme. Ils espèrent des renforts.

Ceux-ci se manifestent finalement. Un Sherman M4 débouche de la route et prend à partie une section de Landsers en terrain découvert. Ils sont dispersés après une tentative de le détruire à l’aide d’un panzerfaust.


A l’approche des renforts, les retranchés s’enhardissent. Ils se rapprochent de la haie où le StuG III est tapis, prenant la route en enfilade. Un tir de bazooka fait mouche. Le blindé explose.


Les grenadiers n’ont d’autre choix que se replier. La contre-attaque a fait “long feu”.

Rien n’empêche désormais les troupes de l'Oncle Sam de pousser vers Carentan où ils se heurteront à des troupes plus coriaces : les parachutistes du 6 Fallschirmjäger Regiment.

dimanche 15 août 2021

Le vol des dragons


D'autres l'appelaient le "sabot volant". Il faut dire qu'il n'était pas franchement beau, le Blohm&Voss BV 138 "Seedrache", autrement dit le "dragon des mers". Cet hydravion au profil particulier avait pour mission d'effectuer des patrouilles maritimes lointaines, afin de repérer des convois ou des navires alliés et de les signaler.

Notre scénario nous porte le 28 juillet 1943. Trois BV 138 patrouillent au-dessus de la mer de Norvège.

Les Britanniques venaient de lancer l'opération "Governor",  opération de diversion simulant une tentative de débarquement allié en Norvège occupée. L'objectif était d'attirer le cuirassé Tirpitz afin de le détruire.

La force "D" est constituée du croiseur léger HMS Belfast, accompagné des destroyers HMS Oribi et HMS Orwel. De plus, les navires sont placés sous la protection de Beaufighter du 404 Squadron de la RCAF, auxquels s'ajoutent des chasseurs Martlet du 890 Squadron basés sur le HMS Illustrious (de la force "A").

Alors qu'ils arrivent juste au contact des navires, les BV 138 sont aussitôt repérés par les Alliés

Les avions alliés se précipitent sur les lents hydravions ennemis...

... laissant la voie libre à un Ju 88 armés de torpilles, qui se rapproche des navires

Les chasseurs sont trop rapides, et sont les proies des tourelles des hydravions...

...alors que le Junker s'approche de ses proies malgré le tir, inefficace, de la DCA

L'Allemand lance une première torpille : le HMS Orwel est détruit

Dans les airs, un BV 138 ajoute à la confusion, et parvient à abattre un Martlet  

Deux nouveaux Beaufighter se joignent au bal

Le Ju 88, toujours isolé, se réaligne sur le HMS Belfast et délivre sa dernière torpille : c'est un échec

Un hydravion est touché, mais n'encaisse que des dégâts légers

Une autre patrouille de BV 138 se joint au combat

La DCA des navires se montre enfin efficace, et abat deux avions allemands

Un Beaufighter engage l'un des BV 138 et l'abat

Les Alliés prennent l'avantage, et "nettoient" le volume autour des deux navires survivants

Les hydravions allemands parviennent à dégager sans compter de nouvelles pertes. Avec un contre-torpilleur britannique coulé, l'opération "Governor" ne commence pas sous les meilleurs auspices. Les Allemands mordront-ils à l'appât ?

samedi 7 août 2021

Cambyse en Nubie

Après avoir déposé Psammétique III, Cambyse II, fils du roi achéménide Cyrus le Grand, était désormais Pharaon d'Égypte. Mais son ambition ne s'arrêtait pas là : il cherchait à étendre son royaume en Afrique, vers l'ouest en Lybie et en Cyrénaïque, mais aussi au sud au Pays de Koush (la Nubie).

La campagne de Nubie n'était pas une partie de plaisir. L'armée perse devait non seulement s'adapter à une nature résolument hostile, mais la population locale ne lui apportait aucun soutien, bien au contraire ! De plus, les guerriers koushites était de farouches combattants. 

Notre scénario nous porte au nord de la Nubie. Le corps expéditionnaire perse rencontre une armée ennemie, prête à en découdre.


Les Koushites forment une ligne solide, basée sur la puissance de leurs archers

Ils disposent également d'une cavalerie légère, qui se lance pour contourner l'aile droite perse

Les Perses, quant à eux, misent sur leur cavalerie lourde, déployée sur l'autre aile

Les premiers échanges de tirs ont lieu, et la cavalerie nubienne tente de déborder le dispositif ennemi

La cavalerie perse, moins mobile, fait de même sur l'autre aile

De l'autre côté, la cavalerie légère de Cambyse fixe ses homologues numides

Si entretemps, au centre, la situation ne semble pas bouger...

... l'infanterie perse de l'aile gauche charge les archers koushites...

... alors que la cavalerie s'occupe de l'infanterie moyenne

La cavalerie koushite, bien que supérieure en nombre, ne parvient pas à percer...

... et c'est trop tard : sur l'autre bord, les Perses ont déjà tout balayé

L'aile droite nubienne est détruite. Les Koushites préfèrent sauver ce qui reste de leur armée, et ainsi préparer leur revanche. Car il n'est pas certain, loin de là, que Cambyse puisse s'aventurer plus profondément en Nubie.

samedi 24 juillet 2021

Force X

Afin de contrer les actions de corsaires allemands dans l'Atlantique sud, un groupe de chasse est déployé à Dakar, sous les ordres de l'amiral Émile Duplat. La Force X est composée du croiseur de bataille Strasbourg, des croiseurs lourds Algérie et Dupleix, du porte-avions britannique HMS Hermes et de trois contre-torpilleurs de la 3ème DCT : Le Fantasque, L'Audacieux et Le Terrible.

Le 25 octobre 1939, l'Algérie, en patrouille avec Le Terrible et Le Fantasque, aperçoit sur son bâbord un bâtiment qui navigue tous feux masqués.


Les photos sont trompeuses : il est 4h30 du matin, la lune sera pleine dans 3 jours. Au loin, une silhouette massive se dessine sur l'horizon.

Les Français se rapprochent du navire inconnu, mais ce dernier change brusquement de route

Ils tentent alors de l'envelopper, l'Algérie et Le Fantasque par bâbord, le Terrible par tribord

Le Terrible parvient à récupérer le fuyard, et l'identifie : c'est le Graf Spee
Les canons, pour l'instant silencieux, vont donner de la voix

Premiers coups échangés : des dégâts aux superstructures, sans trop de conséquences

Alors que le Fantasque prend cher, le Terrible tire toutes ses torpilles sur le cuirassé de poche, sans succès

Le Graf Spee tente d'échapper à ses poursuivants, affaiblis, mais bien plus rapides

Le Terrible parvient à barrer la route au corsaire allemand

Un déluge de feu s'abat sur le cuirassé, lui fauchant ce qui lui reste de tourelles disponibles

Dès lors, tout est joué. Le commandant du Graf Spee, Hans Wilhelm Langsdorff, fait mettre les embarcations de sauvetage à l'eau et fait évacuer son équipage. Une demi-heure plus tard, le navire explosait.



Historiquement, cela s'est passé autrement. Ce n'était pas le Graf Spee, mais un autre navire allemand, le Santa Fé, qui ramenait du café et du coton de Rio de Janeiro. Le cargo est capturé, et change de pavillon sous le nom de Saint André. Il sera ensuite repris par les Allemands pour finir torpillé en Mer Noire le 24 novembre 1943 par un sous-marin soviétique. Quant au Graf Spee, son destin se jouera un peu plus loin, plus à l'ouest...