Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest
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samedi 18 janvier 2020

Un petit village du Vercors




Juin 1944.


Les Alliés ont débarqué en Normandie. La Résistance française multiplie les actions de sabotage, et tente de reprendre le territoire occupé en profitant de la panique générale dans les rangs de l’armée allemande. Le maquis du Vercors n’est pas en reste.




 
L’armée allemande, en réaction aux agissements “terroristes” décide de frapper un grand coup : prendre le contrôle d'un village et mettre un coup d’arrêt aux actions de la Résistance dans le secteur.

C'est ainsi que, le 12 juin 1944 au petit matin, un groupe de Résistants prend position dans ce même village. Son objectif est de tenir le carrefour devant l’église, avant l’arrivée de l’armée allemande. 


Rapidement, les Résistants décident d’investir les maisons désertées avant les combats. Ces positions fortifiées leur donneront un avantage, pensent-ils, devant l’avancée allemande.


Cependant, à l’abri derrière les talus, des soldats allemands observent la manœuvre. Les Résistants sont arrivés trop tard pour surprendre leurs adversaires.


Un groupe tente de longer une haie pour se mettre dans une position avantageuse, mais déjà les Allemands entrent dans la ville. Une rafale de mitrailleuse fauche un Résistant et ébranle le groupe de combattants.


L’armée allemande est aux portes de la ville et commence son assaut. Équipées de mitrailleuses légères, les unités allemandes ont une très forte puissance de feu.


Une MG42 sur trépied prend position à l’angle d’un bâtiment pour venir frapper les fenêtres d'où s’échappent les tirs des partisans.


Un groupe de Résistants prend pied dans le cimetière de la ville et arrose un bâtiment dans lequel une section allemande s’est retranchée.


Les Allemands pénètrent dans les bâtiments inoccupés autour du carrefour et éliminent les poches de résistance les unes après les autres.


Dernier fait d’arme de la résistance cette journée-là, la mise en déroute d’une unité allemande qui tentait une traversée à découvert.


Devant l’avancée de la Wehrmacht, la Résistance cède. Sur les quatre groupes initiaux ayant pris position dans le village, un seul est encore opérationnel. C’est un échec cuisant pour les forces françaises et le village restera aux mains des Allemands… pour peu de temps encore.


lundi 28 janvier 2019

Un pont en Normandie

Nous sommes le 28 juillet 1944.

Trois jours se sont écoulés depuis le déclenchement de l'Opération Cobra, qui doit permettre aux Américains de sortir du bocage normand et de prendre Avranches, porte d'accès à la Bretagne et au reste du Nord de la France.

  
Quelque part entre Saint-Lô et Avranches, des éléments du 84.ArmeeKorps, sonnés et dispersés par l'ampleur de l'offensive, entament un mouvement de repli vers l'Est à travers les lignes américaines.

Le front à cette période étant encore assez poreux, une colonne de camions de la Werhmacht est stoppée dans un hameau non loin d'un pont qui enjambe un affluent de la Vire.





 

En effet, la voie est bloquée par... un accident de la route impliquant la Citroën "traction avant" d'un notable local et un "command car" de parachutistes allemands.


De fait, il sont obligés d'attendre à proximité dudit pont que la dépanneuse ne dégage la route.






C'est alors que surgit au Nord un important groupe de Résistants, qui, galvanisé par la proximité de l'armée américaine, se décide à une action d'éclat : prendre le pont...





L'alarme est donnée dans le camp allemand, mais seuls les paras sont en position pour riposter et empêcher les Résistants d'approcher du pont.

Un premier groupe de résistants échoue d'ailleurs à prendre la fermette à côté, du fait de la présence d'une mitrailleuse à l'intérieur...






L'escorte des camions était dans le village, au repos. Les soldats commencent immédiatement à se rendre vers la sortie du hameau les armes à la main.


La présence de Résistants à la lisière des bois contraint les soldats de la Werhmacht à se retrancher dans les dernières maisons, pour les plus chanceux... Tous n'en ont pas eu le temps et les Résistants les attaquent avec plus ou moins de succès dans cette partie du village...


Pendant ce temps, alors que la route se dégage, les camions commencent à rouler vers le pont en passant prudemment par les prés, évitant le carrefour où de nombreux échanges de tirs ont lieu.


Alors que les Allemands tentent de dégager le pont, un autre groupe de Résistants a compris que la prise du pont ne pouvait se faire frontalement sans perdre un nombre conséquent d'hommes.


Les Résistants contournent le pont en traversant la rivière et bloquent ainsi le passage aux "Boches".

Bien que repérés, ils parviennent à se rapprocher dangereusement des haies adjacentes et les premiers Allemands qui arrivent à traverser en sont pour leurs frais: il ne peuvent progresser et sont cloués à la sortie du pont, derrière les haies.




C'est alors qu'à ce moment, attirés par la fusillade, une compagnie US surgit en courant par la route au Nord-Est et rejoint opportunément le groupe de Résistants qui menace la sortie du pont. Ainsi, la menace de fermer le verrou en interdisant totalement le passage se précise...


Le piège se referme.

 



De l'autre côté, c'est la débandade : l'escorte des camions, qui a compris la menace, abandonne le village et fonce vers l'Est espérant traverser la rivière en aval. Les camions, quant à eux, se retrouvent sous le feu des Résistants et d'une partie des Américains qui ne tardent pas à en immobiliser un, puis deux...

 




Seuls les parachutistes résistent encore mais ils tombent héroïquement sous le nombre de l'adversaire.

Le reste de la colonne motorisée franchit le pont mais n'a plus le temps d'en déboucher : tous les véhicules (y compris la traction du notable) sont détruits sous le feu des Américains.

mercredi 2 mai 2018

Un pont dans le bocage



Le lieutenant américain ne parvenait pas à mémoriser le nom de ce village : encore l'un de ces "Saint quelque chose", au nom imprononçable, qui pullulent depuis les côtes de Normandie.


Mais les ordres sont clairs : il doit y mener ses hommes pour investir le bourg et contrôler le pont.




 
Pour l'instant, tout semble calme dans ce petit coin de France sous le soleil de l'été 44. 


Deux sections de GI progressent à couvert...

...et se positionnent au carrefour devant le pont, soutenues par deux jeeps

Les Américains ont été repérés, et une mitrailleuse les prend pour cibles

Déjà, une première Jeep est détruite, la seconde ne tarde pas à suivre

Pendant que les deux camps font jouer leur soutien d'artillerie, une demi-section arrive sur les rives où un rendez-vous était organisé avec un groupe de Résistants locaux.

Un peu plus loin, aidée par la Résistance, une section franchit la rivière

En fait, plutôt que d'attendre l'arrivée de GI, les autres Résistants qui se cachaient dans les maisons choisissent de monter à l'assaut du village.

C'est le signal : des groupes de Résistants sortent de leurs cachettes... 

...et, certains, se replient sagement dans les bois, en attendant les Américains 

Mais d'autres, trop sûrs d'eux, sont cueillis par des parachutistes allemands

C'est un échec : les Résistants doivent refluer, laissant leurs morts sur la prairie. De même, près de la rivière, le soutien américain ne sera guère plus efficace et le groupe devra lui aussi se replier vers les bois.

Alors que du côté du pont, cela coince toujours

En effet, les GI sont parvenus à progresser, mais sont pris sous le feu d'une section d'infanterie et d'un tireur embusqué. Face aux pertes subies et au risque d'enlisement, l'ordre du repli est donné. Il faudra attendre l'arrivée des renforts blindés pour libérer le village.

samedi 4 novembre 2017

Saint Marcel

Le commandement allié, autant par soucis de créer une diversion que par intérêt stratégique, a décidé de parachuter des commandos sur la Bretagne dans la nuit du 5 au 6 juin 1944.


Deux cents parachutistes SAS de la France Libre seront ainsi largués en plusieurs endroits dans les premières minutes du 6 juin, plusieurs heures avant le débarquement sur les plages de Normandie. Leur mission est d'organiser et d'encadrer les Résistants bretons, et de lancer des opérations de harcèlement et de sabotage afin de ralentir l'acheminement des renforts allemands stationnés en Bretagne vers la Normandie.


Bien que les ordres de Londres soient d'agir en petits groupes et d'éviter les engagements avec les troupes allemandes, des Résistants de tout le centre Bretagne se mettent en marche dès le 5 juin et convergent vers Saint Marcel (Morbihan) où ont été concentrés les armes et matériels largués dans la région. On comptera jusqu'à 3000 hommes et 200 parachutistes français dans ce camp de fortune sous le commandement de Pierre Louis Bourgouin, commandant des SAS.


Après avoir proposé ce scénario au public, les 21 et 22 octobre 2017, lors du salon de la maquette du Relecq-Kerhuon  sur la règle Nuts!, nous avons redressé notre table en utilisant, pour la première fois au club, la règle Blitzkrieg d'Hervé Caille.

Il est vrai que le scénario est fortement  inspiré par celui de Loïc Neveu, disponible sur le site consacré à la règle. C'est également lui qui a signé une grande partie des décors.


Tout semble calme à Saint Marcel, alors qu'arrivent les premiers camions allemands

 Les Volksgrenadiers progressent dans le bourg ; rien à signaler
 
Protégé par les talus, un premier groupe prend la direction des Hardis

Mais une mitrailleuse les accueille au bout de la route...

 ...renforcée par d'autres Résistants téméraires

Pendant ce temps, un Opel a déposé la section qu'il transportait à Ste Geneviève 

Méfiants, les Allemands s'approchent pour investir la maison, mais essuient des coups de feu

Le groupe se déploie, se préparant à donner l'assaut malgré les tirs ennemis
 
Pendant ce temps, aux Hardis, les Résistants chargent les Allemands...

...qui sont repoussés dans les champs, et n'arrivent guère à se ressaisir

L'assaut est donné à Ste Geneviève ; les SAS qui s'y abritaient sont réduits au silence

 Sur la route des Hardis, c'est au tour des Résistants d'être en difficulté

C'est à ce moment qu'un bruit caractéristique recouvre le crépitement des armes

L'avion cloue les Allemands au sol et dégage la route

Les Hardis pavoisent : l'occupant décroche
 


Sur notre table, les forces d'occupation, mal commandées et peu motivées n'ont pas demandé leur reste.

La véritable Histoire a été différente. Vous pouvez l'approcher au musée de la Résistance bretonne à Saint Marcel, non loin de Vannes http://www.resistance-bretonne.com .