En Syrie, la contre-offensive romaine s'organise aussitôt à partir de Palmyre sous la direction de Septimius Odaenathus, Dux Romanorum et Corrector Totius Orientis, c'est-à-dire commandant suprême pour l'Orient.
mercredi 9 août 2023
Odénat de Palmyre
En Syrie, la contre-offensive romaine s'organise aussitôt à partir de Palmyre sous la direction de Septimius Odaenathus, Dux Romanorum et Corrector Totius Orientis, c'est-à-dire commandant suprême pour l'Orient.
vendredi 13 mai 2022
Dorylée 1097
A l’appel de Pierre l’Ermite, une armée de chevaliers et de barons occidentaux prend la route vers l’est pour délivrer Jérusalem au cours de la seconde moitié de l’année 1096. Cette armée se regroupe d’abord à Constantinople au printemps 1097 puis continue son périple vers le Moyen Orient et prend la ville de Nicée après un siège difficile.
Après la reddition de Nicée, cédée aux Byzantins, les Croisés quittent la ville entre le 26 et le 29 juin et poursuivent leur chemin vers la Palestine en traversant en diagonale le plateau d’Anatolie. Pour des raisons logistiques, les croisés se répartissent en deux armées qui se suivent à peu de distance. La première armée se compose de deux corps.
Très vite, les Turcs appliquent leur tactique de débordement, en utilisant leur cavalerie légère, mais les lourdes armures des croisés leurs permettent d’encaisser la plupart des tirs sans dommage.
Alors que Godefroy qui a divisé ses troupes se rue fougueusement à l’assaut pour essayer de dégager son camp, il se trouve bientôt pris à revers par les cavaliers légers turcs qui ont réussi à le tourner.
Les Croisés qui n’ont évidemment peur de rien, se lancent dans une charge effrénée mais se retrouvent cernés de toute part.
Après plusieurs heures de combat acharné, Godefroy se retrouve isolé au milieu d’une nuée de Turcs, mais il tient bon et repousse tous les assauts ennemis, leur infligeant même de sérieuses pertes et affaiblissant leur moral.
Finalement, voyant que son assaut sur le campement franc est
repoussé et se sentant menacé sur son arrière par les chevaliers de Raymond de
Saint Gilles, Kilij Arslan décide d’ordonner la retraite.
Tout comme en 1097, notre champ de bataille a accouché du même résultat, avec une victoire tactique des Croisés. Ces derniers poursuivront jusqu’à Jérusalem, mais ceci est une autre histoire.
lundi 16 novembre 2020
Protostachium, -89
Le roi de Pont, Mithridate VI Eupator, a annexé les provinces de Bithynie et de Cappadoce, déclenchant ainsi la Première Guerre mithridatique. Rome exigea aussitôt que Mithridate rende ses territoires à Nicomède IV et Ariobarzane Philoromaios, leurs maîtres légitimes et alliés de Rome.

L'ambassadeur spécial du Sénat en Asie Mineure, Manius Aquillius Nepos, fut tenté par l'aventure, synonyme de richesse et de prestige. Après avoir levé une armée hétéroclite composée de mercenaires de Bithynie, Paphlagonie, Cappadoce et de Galatie, Manius lança une offensive dans le Pont.
Il prit position en Bithynie alors que deux autres armées "romaines" se réunissaient en Galatie et en Cappadoce. Pendant ce temps, le roi Nicomède IV de Bithynie, encouragé par Manius, envahissait le Pont.
Nicomède fut sévèrement battu lors de la bataille d'Amnias. La principale armée pontique se dirigea alors vers la Bithynie, écrasant une petite force de cavalerie ennemie au Mont Scorobas avec seulement 100 Sarmates.
Manius fit demi-tour avec son armée, mais est rattrapé par une force pontique commandée par le général Néoptolème et l'Arménien Némanès, près de la forteresse de Protostachium.
Cela peut paraître confus... le mieux est de mettre tout sur table.
Nous allons utiliser ce scénario sur la version 2 de la règle DBA. Les armées jouées sont :
Neoptolème DBAv2 -II-48 :
GEN 3CV + 1x 3KN + 1x 2LH + 1x Sch + 4x 4PK + 2x 4AX + 2x 2PS
Manius - pas de liste DBA
GEN 3CV + 1x 3CV + 1x 2LH + 2x 4BD + 3x 3AX + 4x 2PS
Confinement oblige, la partie se déroule par correspondance, et la mise en place est imposée :
Nous considérons que la route est centrée sur le milieu du plateau. Pour
bénéficier du bonus de route, il faut que la plaquette considérée soit
au milieu de la chaussée (donc une seule plaquette de front peut
bénéficier de ce bonus).
L'élément de décor de 15 x 12 est une colline, que l'on va considérer impassable aux chevaux, et difficile pour les autres.
Le général Néoptolème est secondé par le général arménien Némanès sur une plaquette 3KN.
Némanès dispose d’un bonus de +1 au combat comme les autres généraux. Toutefois, sa plaquette compte comme une perte d’une plaquette normale.
Mais place au jeu...
C'est Néoptolème qui engage le combat. La cavalerie légère placée sur son aile droite vient défier les "Romains", laissant loin derrière elle le gros de l'armée qui se met lourdement en marche.
Répondant à la provocation, Manius fait donner sa cavalerie contre l'outrecuidant.
L'insolent est vite rejoint, et sa bravade lui coutera très cher.
C'est alors que le doute s'installe parmi les cavaliers romains victorieux : ne se sont-ils pas placés naïvement dans les griffes de l'adversaire ?
Effectivement, le char à faux pontique charge violemment l'une des unités de cavalerie de Manius, alors que Néoptolème engage les cavaliers légers romains.
Le général pontique parvient à repousser son malheureux adversaire, qui, souffrant de malchance, est immédiatement contacté par le char à faux venant de massacrer une première unité ennemie.
Et c'est la curée contre le malheureux ! Néoptolème, Némanès et le char sanguinaire se jettent sur ce qui reste de cavaliers romains.
Manius rappelle ses légionnaires à lui, et forme une ligne perpendiculaire à la ligne principale afin de contrer la menace sur son aile.
Mais les cavaliers pontiques ont soif de sang, et se mettent en position pour attaquer.
C'est le choc ! Le char à faux, encore lui, s'offre un nouveau trophée, et Némanès terrasse le général romain. Seule une unité de légionnaires tient le choc, mais c'est trop tard. Manius est battu.
Manius Aquillius Nepos est capturé. Humiliation suprême, Mithridate VI Eupator le fera promener sur un âne avant de l'exécuter, en versant de l'or fondu dans sa bouche. Par la suite, Mithridate, triomphant, pourra conquérir l'Asie Mineure.
samedi 19 septembre 2020
Saida, 9 juin 1941

Afin d'interdire aux forces de l'Axe l'accès aux infrastructures aéroportuaires du Liban et de Syrie, les Britanniques déclenchèrent le 8 juin 1941 l'opération "Exporter" . Les Alliés, appuyés par des unités de la France Libre, se retrouvèrent face aux Français de Vichy dans la campagne de Syrie.
A Beyrouth, l'escadre navale du Levant était placée sous les ordres du contre-amiral Gouton. Elle comptait deux contre-torpilleurs (Guépard, Valmy), trois sous-marins (Caïman, Marsouin, Souffleur), un aviso (Elan) et un pétrolier.
Le 9 juin, le Guépard et le Valmy rentrent sur Beyrouth après avoir bombardé les positions britanniques à proximité de la bouche du Litani, au sud du Liban.
Quatre destroyers anglais de la Force B tentent de les intercepter. Ce sont les HMS Hotspur , HMS Janus , HMS Jackal et HMS Isis. Le contact se fait à 13h30, à la hauteur de Saida, à 30 kilomètres environ de Beyrouth.
Le Guépard et le Valmy font du longe-côtes, espérant être à l'abri d'une attaque des Britanniques
Le Valmy est touché, mais le Hotspur est mis hors de combat
Ne reste alors que l'Isis, dont le rôle se bornera au recueil des naufragés
Sur notre table, ce n'était qu'un jeu. La réalité fut différente ce 9 juin. Le Janus fut sévèrement endommagé, et put être remorqué à Haifa. Les contre-torpilleurs français durent se replier sur Beyrouth faute de munitions. Le Guépard fut touché par un seul obus lors de son repli.
samedi 12 septembre 2020
Le Pactole
Certains disaient qu'il était petit et boiteux, d'autres le disaient beau et affable. Qu'importe ! Agésilas II laissa son titre de roi de Sparte à son fils, Archidamos III, afin de se consacrer pleinement à sa passion : la guerre outremer. Après une aventure en Égypte, il décide de profiter d’une révolte des Satrapes contre Artaxerxès II, afin de libérer toutes les cités grecques ioniennes des Perses. A cet effet, il réunit une armée imposante, constituée d'esclaves affranchis, de Grecs et bien sûr de quelques Spartiates.
Agésilas s’engage en Lydie, avec des fortunes diverses. Non loin du Pactole, rivière réputée charrier des paillettes d'or, il rencontre l’armée du satrape Tissapherne. Nous sommes en -395.
La phalange d'Agésilas s'avance avec ordre et discipline au devant des troupes perses
Sûrs d'eux, les cavaliers de Tissapherne défient les outrecuidants...
...et chargent les hoplites au centre
D'ailleurs, les cavaliers légers perses tentent de passer sur l'aile droite ennemie
Las, les hoplites tiennent bon, et le Satrape tourne bride sans demander son reste...
...alors qu'une unité de cavalerie grecque de l'aile droite est détruite
Mais l'aile gauche des envahisseurs se ressaisit, et tente de déborder les Perses
D'ailleurs, les cavaliers du Satrape ne parviennent pas à percer
N'écoutant que son courage, Tissapherne revient au combat, et tente de faire basculer la décision en sa faveur....
...mais il est trop tard : les Grecs piègent leurs adversaires les uns après les autres
Et, alors que le satrape est toujours engagé, ses troupes démoralisées désertent le champ de bataille
Le résultat de notre partie jouée sur la version 3 de DBA a rejoint la conclusion historique.
Tissapherne, vaincu, rentre honteusement à Colosse en Phrygie. La reine-mère va l'accuser de trahison et le faire exécuter. Il est vrai qu'elle n'avait toujours pas digéré que Tissapherne se soit révolté contre son fils préféré, Cyrus le Jeune.























