Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest

dimanche 15 juillet 2018

Wagram, 5 juillet 1809


L'armée française s'est installée sur l'île Lobau
située sur le Danube. En face, sur la rive gauche, stationne l'armée autrichienne sous les ordres de l'Archiduc Charles. Les Autrichiens sont confiants : n'ont-ils pas repoussé les Français à Essling au mois de mai ?

Pendant plus d'un mois, les Français consolident leurs positions sur l'île, tout en se préparant à franchir une nouvelle fois le Danube. Bien sûr, ces préparatifs sont suivis de très près par les Autrichiens qui les attendent de pied ferme. Toutefois, ces derniers sont leurrés : s'attendant à une redite de la tentative avortée d'Aspern-Essling, ils laissent les Français traverser un peu plus à l'est, et investir la rive nord face aux troupes de Charles.



Notre scénario commence le 5 juillet au matin. Nous jouons avec des figurines 6 mm, sur la règle De Bellis Napoleonicis (DBN).

Les français ont pris pied sur la rive droite du Danube
Au nord-ouest, les 3ème et 6ème corps font face à Masséna

 


La veille de la bataille, le maréchal Masséna a été victime d'un stupide accident de cheval. 

Était-ce un signe du Destin ? Il a néanmoins choisi de commander ses troupes d'une calèche malgré ses blessures.

L'infanterie française part à l'assaut de la ligne de défense autrichienne appuyée sur la Russbach...
...et bien vite les premiers coups de canons retentissent
 Après avoir passer Aspern et Essling, les colonnes de Masséna sont prises sous le feu ennemi
Le 9ème corps de Bernadotte subit de lourdes pertes face aux grenadiers et risque la rupture
...tandis que Davout et Bessières portent leurs efforts sur l'aile gauche autrichienne
Au centre, les saxons de Bernadotte font volte face et perturbent le déploiement de la Garde
L'infanterie de Davout franchit la Russbach...
...mais Bessières est fauché lors de l'assaut contre l'avant garde autrichienne

Avant-garde autrichienne et cavalerie française se neutralisent. Les Autrichiens tiennent bon leur ligne, laissant les Français venir à eux et s'épuiser. Bien que les Autrichiens aient été malmenés, les pertes françaises sont élevées. Sagement, l'empereur préfère ordonner le repli.

Au centre, Davout se replie alors que la Garde est sous le feu ennemi...
... suivi par Masséna dont les forces ont payé le prix fort


A la nouvelle du retrait français, l'humeur n'est pas à la fête auprès de l'archiduc Charles. Son armée a été saignée en cette malheureuse journée, et les Français et leurs alliés se sont encore une fois abrités derrières les batteries défendant Lobau. Ils retenteront le passage, assurément. Charles sait très bien que ce n'est pas une pauvre île qui mettra fin aux ambitions du Corse.

1 commentaire:

  1. Encore que. Je suis pas certain qu'un nouvel échec, surtout à cette échelle, n'aurait pas été préjudiciable à toute la campagne. De nombreuses troupes ne sont pas françaises et je pense que les souverains alliés en auraient eu un peu ras le bol d'avoir leur armée bloquée à l'autre bout de l'Autriche et saignée à blanc dans des assauts frontaux infructueux. Plus, ces troupes elles-mêmes, démoralisées, auraient désertées en masse. D'autre part, l'Autriche aurait conservé sa volonté de combattre et Napoléon aurait du attendre un long moment pour réorganiser son armée, compléter ses effectifs (vu que ses pertes sont terribles, très certainement dans les 50,000, la victoire historique ayant déjà occasionné dans les 30,000) : on est pas loin de devoir prendre les quartiers d'hiver et de terminer pour la première fois une campagne sur un échec clair. Après, possédant Vienne, il peut toujours tenter des négociations en étant moins bête. Statu Quo, c'est pas mal. Car la campagne de 1810 n'aurait pas été simple...

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