Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest

vendredi 23 janvier 2026

Les hauts ferrets

 Nous utilisons toujours la même règle « Et un pour tous ! » (cf. billet précédent), cette fois jouée à six. On a opté pour une activation par carte à jouer (d’Artagnan était l’as de carreau, Rochefort le roi de pique…) et ça marche très bien. Tous les tours étaient donc différents dans l’ordre d’activation, sachant qu’on a joué 10 tours pour un peu plus de 2 heures de jeu.

Cette fois on a appliqué les règles de mouvement au sein d’un groupe : on peut arrêter une fig sans lui faire faire d’action, ce qui oblige ensuite à passer à une autre de son groupe. Mais ensuite, on peut revenir à la première pour la refaire bouger. On peut ainsi voir un groupe traverser toute la moité de la table sans action, ce qui a laissé sceptiques plusieurs joueurs tant l’avantage est grand. Mais ça a le mérite d’accélérer considérablement la partie.

Autre gros doute : dans une autre version traduite, il y a une table d’effets des insultes qui se résout comme une action contre un personnage (donc avec le risque de le faire tuer!). Là aussi, je serais partisan de ne pas l’utiliser et de ne conserver que l’action.

Notre règle maison « 1 action pour monter sur un cheval sellé » marche bien.

Il faudrait aussi clarifier les règles de recul qui peuvent être objet de contestations. C’est pour cela qu’il nous semble d’un MJ arbitre est indispensable pour que le jeu soit fun : il peut trancher, valider des actions imprévues par la règle, bouger les PNJ et introduire des éléments de scénario.



Vue générale de la table : l’auberge avec les 4 mousquetaires au premier plan, le carrefour déjà occupé par les brigands puis le hameau dans le fond (avec les chevaux et les ferrets).

Cette fois, nos 3 mais 4 mousquetaires reviennent d’Angleterre avec les ferrets dans la poche. Sauf que la soirée de la veille a été très arrosée et que nos héros ont confié les ferrets à quelqu’un du hameau sans se souvenir qui, avant d’aller roupiller…

Dans le hameau, ça cause et un bavard mal avisé prévient la bande des six soudards du coin, qui d’habitude ont du flair (la fameuse bande des six nez) qu’il y a un trésor à récupérer facilement vu que nos mousquetaires cuvent leur vinasse à l’auberge.

Voilà donc les brigands qui tentent de s’approcher de l’auberge : pas de bol, il font du bruit dès le premier tour, réveillant les 4 mousquetaires qui mal réveillés, préfèrent passer par la fenêtre pour se la péter devant les villageois. Assez rapidement, ils ont le dessus sur les malandrins, notamment grâce à d’Artagnan qui a la bonne idée de leur balancer une ruche (un des brigands meurt par allergie). Pendant ce temps, arrivent simultanément des mousquetaires du rang d’un côté de la route et qui font le choix prudent d’avancer groupés et de l’autre des gardes du cardinal, menés par Rochefort qui veut avoir la peau de d’Artagnan. Le carrefour devant l’auberge devient alors le théâtre d’une grosse baston des familles, à base d’épées et même de foin (quelle violence...), laissant pas mal de monde sur le carreau dont la plupart des brigands.

Mort du brigand avec une ruche lancée par d’Artagnan. Pendant ce temps, les mousquetaires du rand avancent groupés et prudents…


Arrivée des gardes du cardinal avec Rochefort


Les gardes du cardinal commencent à se replier vers l’entrée du hameau et ce qui reste des brigands court à perdre haleine reprendre leurs esprits un peu à l’abri derrière les gardes. L’un d’entre deux décide d’aller chercher du renfort, qui arrivera au tour suivant (6 autres brigands).

Sachant que les mousquetaires vont tenter de rejoindre l’écurie du hameau pour récupérer leurs chevaux, une partie des gardes va saboter les selles de tous les canassons et piquer l’arrière train de celui de d’Artagnan qui s’enfuit en hennissant de douleur… vers le carrefour où un mousquetaire du rang le rattrape.

La mêlée se déplace vers la cour du hameau, les villageois apeurés se réfugient dans leurs maisons. Les mousquetaires passent par derrière un bâtiment et commencent à s’infiltrer dans le hameau. Premier objectif : retrouver à qui ils ont confié les ferrets. Comme par hasard, c’était à la jeune paysanne à qui l’un d’entre eux avait sûrement dû compter fleurette. Mais ce n’était pas un mauvais investissement car elle se transforme vite en alliée de d’Artagnan, distribuant des torgnoles à qui menace son crush, y compris à Milady. Car oui, Milady de Ophélie Winter était planquée dans le village depuis le début avec comme objectif la même obsession que Rochefort : occire d’Artagnan. Mais sortie trop tard, elle fut vite mise hors de combat, ainsi que son fidèle Jussac, un poil plus résistant.


Les gardes font barrage devant l’entrée du hameau pour intercepter les mousquetaires qui arrivent

Première baston au carrefour : d’Artagnan à droite se précipite vers le hameau


Puis baston dans une maison du hameau où d’Artagnan récupère les ferrets. Milady (en jaune) choisit le mauvais moment pour se dévoiler avec Jussac. Elle va se prendre une baffe de légende de la nouvelle copine de d’Artagnan.

La cour du hameau se transforma alors en tombeau des gardes et des brigands qui, il faut bien le reconnaître objectivement, ont manqué de bol de manière inhumaine depuis le début de la partie.


Baston finale dans le hameau : les mousquetaires ont récupéré leurs chevaux et les pauvres Rochefort et Jussac ne peuvent empêcher leur sortie


D’Artagnan se barre tranquillou du hameau, les ferrets dans la popoche...


 Les trois mousquetaires récupèrent leurs chevaux, les montant à cru (voire à deux sur le même cheval), d’Artagnan en tête pour sortir victorieux de ce guêpier, les ferrets en poche. « On les mettra au Louvre, ils seront à l’abri » se dit d’Artagnan sur la route de Paris.

Le combat fut rude et elle fut à l'avantage de nos fiers Mousquetaires.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire