Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest

samedi 13 septembre 2014

La traque d'Ambiorix (Fortissimi sunt Belgae, bis)

Ambiorix est l'un des héros de la Guerre des Gaules. A la tête du puissant peuple des Éburons, il vainquit les légions romaines lors de la bataille d'Aduatuca en 54 avant notre ère. Jules César décida alors de sanglantes représailles sur les Éburons qui, à défaut de disparaître définitivement de l'Histoire, prirent le maquis.

La traque d'Ambiorix (Fortissimi sunt Belgae, bis)


C'est ainsi qu'Ambiorix, entouré de ses proches, avait trouvé refuge au cœur de la forêt des Ardennes.

César désigna Minutius Basilius qui reçu des ordres clairs : "porte le feu de tous les côtés, n'épargne rien. Jamais les Romains ne seront les Maîtres, ni en Belgique, ni dans le reste des Gaules tant qu'Ambiorix sera encore en vie". Après une longue traque, Basilius découvre enfin le repère du fugitif, et s'apprête à le surprendre.



Nous choisissons de jouer ce scénario en adaptant la règle Dux Bellorum à l'escarmouche. Les notions de groupes et de séquences de jeu ne sont que très légèrement revues.

Au petit matin, la maison dans laquelle se cache Ambiorix
Basilius et ses cavaliers s'approchent. D'autres supplétifs gaulois encerclent les fugitifs
Les Gaulois à la solde de Rome se ruent à l'assaut des femmes et des enfants
Acte barbare ? Non : les Romains font de même
Les gardes d'Ambiorix tentent de repousser les assaillants, aidés par les enfants
Premier à tomber : Basilius lui-même
Pendant ce temps, Ambiorix, nu comme un ver, se rue à l'extérieur de la maison et court vers son cheval
Il parvient à se rééquiper, et alors que les Romains sont contenus, file à l'anglaise

Ambiorix s'échappe, encore une fois. Jamais Rome ne mettra la main sur lui. Certains disent qu'il se serait réfugié en Bretagne.

dimanche 7 septembre 2014

Amarrage 2014, de Brest à Reichenberg

Amarrage 2014, de Brest à Reichenberg

Le 10ème salon Amarrage s'est tenu le samedi 6 septembre 2014 à Brest.

Ce salon était l'occasion de présenter aux ressortissants du Ministère de la Défense affectés sur Brest et Lorient et à leurs familles les différentes prestations et activités proposées dans la Base de Défense.

Le JHP, en tant que membre du CSAM, y était présent comme les années passées.
 Sur notre stand, cette fois, pas de partie d'initiation pour le public. La démonstration se faisait sur une grande table, sur laquelle certains de nos membres rejouaient la bataille de Reichenberg en 1757 sur la règle Warfare in the Age of Reason.
La table de peinture sur figurines, toujours fidèle, a su encore une fois captiver les visiteurs.

Mais revenons à Reichenberg...


Ce scénario, nous l'avions déjà joué auparavant. Au début de la campagne de Prague, le corps prussien du maréchal von Bevern atteint le secteur défendu par les généraux autrichiens Königsegg et Lacy. Le choc a lieu à Reichenberg. Si l'oeil du scénariste et les joueurs avaient sans doute changé, le déploiement sur la table était, comme il se doit, conforme à la réalité historique.

Les Autrichiens sur les hauteurs, prêts à accueillir l'armée prussienne
Du côté prussien
Les Prussiens s'avancent
Les Autrichiens restent confiants
Mais la colline est contournée par la cavalerie prussienne
alors que l'infanterie monte à l'assaut

Les Autrichiens seront défaits aux points. Historiquement, sous la menace combinée de Von Bevern et de l'irruption de Von Schwerin sur leurs arrières, ils ont été forcés de se replier, et ont du abandonner la région aux Prussiens.

samedi 30 août 2014

Il y a 3500 ans : Megiddo

Autour du roi de Qadesh, les potentats des cités d'Asie s'étaient révoltés contre la toute-puissance de Pharaon. Aux yeux de Thoutmosis III, cette situation était intolérable.

L'armée égyptienne quitta la vallée du Nil et partit en campagne contre les princes félons. Les coalisés s'étaient regroupés à proximité du Tell de Megiddo.

Afin de jouer l'effet de surprise, les Égyptiens utilisèrent une route tortueuse franchissant d'étroits défilés. Ils débouchèrent alors sur la vallée, dominée par la forteresse.

Les Egyptiens approchent dans la vallée, les coalisés sont dispersés
Les deux armées sont articulées en deux corps, chacun faisant face à un adversaire
Mais les coalisés ne se laissent pas intimider
Les Égyptiens montent à l'assaut
Mais les chars du Mitanni se sont déployés et contre-attaquent
L'infanterie canaanite se précipite aussi dans la mêlée
Et, partout, les armées de Pharaon comptent de lourdes pertes, et ne tarderont pas à s'effondrer

Thoutmosis est vaincu, et restera sept mois prisonnier à Megiddo. Il devra négocier une libération humiliante avec ses geôliers. De retour à Karnak, il racontera une toute différente histoire qu'il fera graver sur les murs du temple : les coalisés, vaincus lors du premier choc, s'étaient réfugiés derrière les murs de Megiddo, et après un siège de sept mois, s'étaient enfin rendus à Pharaon.

Et depuis, c'est ce qu'on croit...