Jeux d'Histoire du Ponant - club de jeux d'Histoire à Brest

dimanche 3 septembre 2017

Philomélion

Le vieil empereur avait plus de soixante ans et était malade. Pourtant,  Alexis 1er Comnène avait encore une fois pris la tête de son armée et marchait contre un adversaire insaisissable : les cavaliers de Malik-Shah, le sultan seldjoukide d'Iconium.

Les Turcs, plus mobiles, refusaient la bataille rangée. A défaut de bataille décisive, les Byzantins ne connurent que de brèves escarmouches sans lendemain. Lassé, Alexis décide de rentrer à Byzance, ramenant avec lui de nombreux réfugiés qu'il souhaitait soustraire des razzias turques.

Nous sommes en automne 1116. L'armée byzantine quitte Philomélion, à une centaine de kilomètres au Nord-Ouest d'Iconium. C'est alors que surgissent les cavaliers turcs...

Les Seldjoukides arrivent par trois côtés. Leur objectif est de capturer le convoi ou de défaire l'empereur. Les Byzantins disposent également de trois corps. Le premier, celui d'Alexis, ouvre la route au convoi. Les deux autres corps protègent les côtés. Le convoi doit passer.

 Les Turcs se jettent sur leur proie

Ce sont essentiellement des archers montés, gardant l'ennemi à distance... 

...et esquivant pour éviter tout contact

Rapidement, les Turcs repoussent la cavalerie légère ennemie...

...et isolent la cavalerie lourde pour la détruire

 Les Turcs se mettent en travers du convoi malgré les mercenaires francs et varègues

Sur les ailes, la cavalerie byzantine contre charge

 ...parvient par repousser les cavaliers adverses...

...mais paie le prix fort face aux flèches seldjoukides

 


Le convoi est stoppé, l'aile gauche byzantine en passe d'être détruite ; seule l'autre aile semble pouvoir encore résister aux insaisissables archers montés seldjoukides.




 Le convoi est capturé

L'Empereur, poursuivi, parvient à s'échapper de justesse



Sur notre table, les Turcs furent victorieux. Dans les faits, cette rencontre est à peine évoquée et laisse planer le doute.

Alexis 1er Comnène ignorait que c'était sa dernière campagne militaire. Quarante-cinq ans après le désastre de Manzikert, il ne pouvait pas savoir non plus que les pires heures de Byzance allaient venir.

samedi 26 août 2017

Le sauvetage du Walrus


Ce 2 septembre 1943 après-midi, un hydravion de sauvetage britannique reçoit pour mission de récupérer un pilote dont le Spitfire a du amerrir à la suite d'un problème technique.

Voilà déjà plusieurs heures que le naufragé est à la mer quand arrive enfin le Walrus salvateur. 





L'opération se déroulant à proximité des côtes italiennes, l'hydravion est sous la protection de chasseurs sud-africains. Les forces de l'Axe ne sont pas loin...

Le scénario fait partie de ceux proposés dans le livret de règle Check your 6!. L'action commence alors que le Walrus vient de récupérer le pilote et n'a toujours pas redécollé.
Deux Bf 109 "Gustaf" allemands accompagnés d'un MC202 "Folgore" italien surgissent...
... et se ruent sur l'hydravion, poursuivis par la chasse ennemie
Ils sont suivis par deux autres Folgore, et deux FW-190
Une patrouille de Spitfire néozélandais tente de les intercepter
Pendant ce temps, le lourd Walrus a décollé, et ses mitrailleurs arrosent à tout va
Un 190 est touché et explose ; un Spitfire a plus de chance
Dans la confusion, il faut éviter les collisions...
 ...sans oublier les balles ennemies
Le Walrus est trop lent, les chasseurs de l'Axe s'épuisent...
...alors que les Spitfire remplissent parfaitement leur mission d'escorte...
...et permettent à l'hydravion de s'échapper

La mission est donc parfaitement remplie pour le Walrus. Il en aura coûté aux Alliés un Spitfire, contre trois chasseurs à l'Axe. Pour le pilote récupéré, la partie n'est donc pas finie.

samedi 5 août 2017

La fin du Glorious

Malgré la victoire de Narvik, les alliés déclenchent l'opération "Alphabet", qui a pour but de retirer au plus vite leurs troupes de Norvège afin de pouvoir faire face à l'invasion allemande de la France et de la Belgique.
Le porte-avions HMS Glorious reçoit pour mission de récupérer dix Gloster Gladiator et huit Hawker Hurricane afin de les convoyer en Grande-Bretagne. Nous sommes le 8 juin 1940. Son pacha, résolument confiant, a fait descendre l'ensemble des chasseurs dans le hangar, et son navire bénéficie de l'unique protection rapprochée de deux destroyers pour la traversée.

Le HMS Glorious en compagnie du HMS Acasta et du HMS Ardent
Les destroyers d'escorte britanniques sont bien petits...
...surtout face aux deux monstres qui viennent à leur rencontre : le Gneisenau et le Scharnhorst
Les destroyers tentent de masquer le porte-avions par un rideau de fumée
Qu'importe : les croiseurs allemands se rapprochent
Un premier destroyer est détruit
Les Allemands ignorent que le Glorious a commencé à faire monter ses avions sur le pont
Le second destroyer est coulé...
...et le lourd Glorious ne tarde pas à le rejoindre

Le HMS Glorious n'aura pas eu le temps de lancer ses avions, qui, de toutes façons, étaient inadaptés à ce genre de combats. Le combat était bien trop déséquilibré, et les Britanniques n'avaient aucune chance de s'en réchapper.


Quant aux deux navires Allemands, à peine écorchés, cet évènement ne marque qu'une journée presque ordinaire.