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vendredi 13 septembre 2019

La chasse au gros

Juillet 1944.

Un nouveau raid de la 15th Air Force prend pour cible les installations industrielles de Budapest, capitale de la Hongrie. Les escadrilles de quadrimoteurs B17 et B24 ont décollé depuis leurs aérodromes d’Italie, escortées par les chasseurs à long rayon d’action P38 et P51. Après une mission plus ou moins couronnée de succès, le temps de rentrer à la base arrive. Mais le voyage de retour, tout comme celui de l’aller nécessite le survol des pays ennemis et entraîne le risque de rencontres inopportunes avec les chasseurs des forces de l’Axe.

Le B24 Liberator du Lieutenant Jones a été méchamment accroché par la Flak pendant sa mission de bombardement et un de ses moteurs a rendu l’âme. Il doit donc rentrer à sa base sur trois pattes et a dû abandonner sa formation pour un vol de retour solitaire et donc très risqué. Par chance, Jones a croisé sur sa route un squadron de P51B qui a décidé d’escorter le grand frère jusqu’à la maison.













Bien évidemment, cette proie d’apparence fragile a été repérée par les observateurs au sol et les pilotes de l’Axe encore en l’air dans la zone sont envoyés vers le B24 blessé avec pour mission de l’expédier définitivement ad patres.


Les lourds Me210 et les chasseurs flambant neufs Me109G de la MKHL (Magyar Kiralyi Honved Legiero) se ruent à l’assaut pour tenter d’éliminer l’intrus. Ils ont l’avantage de la position et de la vitesse, leur altitude est plus élevée et le bombardier se déplace avec une vitesse réduite.


Alors que les Hongrois se jettent à l’assaut du « gros », les chasseurs de l’escorte se précipitent à leur rencontre pour les gêner dans leur attaque. Le bombardier, quant à lui essaie de prendre de l’altitude pour se garder la possibilité de plonger plus rapidement en cas de besoin.


Sur le côté droit du bombardier, les P51 prouvent leur supériorité de manœuvre sur les Me210 et se positionnent idéalement dans leur dos pour les mitrailler à courte distance...


...mais sur l’autre côté, les Me109G perforent l’écran défensif et se retrouvent rapidement à portée de tir.



Le Liberator fait feu de tout bois sur la meute qui l’entoure et la mêlée devient bientôt très confuse avec plus d’une dizaine de chasseurs qui virevoltent autour d’une cible qui tente d’éviter les tirs qui proviennent de tous les côtés à la fois.


Un deuxième Me210 est touché par les tourelles du B24 mais les canons des 109G viennent perforer à de nombreuses reprises le fuselage du bombardier dont un deuxième moteur prend feu.


Une dernière rafale fait alors exploser le lourd quadrimoteur en plein vol, expédiant des débris en tous sens.


Leur mission accomplie, les pilotes hongrois décident de se replier, les chasseurs américains étant visiblement une proie d’un calibre trop élevé pour eux.



En effet, ivres de rage, les chasseurs américains plus maniables et d’une robustesse à toute épreuve ont décidé de faire payer au prix fort aux Hongrois la perte du « grand frère ». Dans la poursuite, deux autres chasseurs Me 109G hongrois sont endommagés, mais ils peuvent profiter d’une vitesse et d’une altitude supérieure pour s’échapper.

Les Américains doivent à leur tour rentrer vers leur base, à court de munition et de carburant pour la plupart d’entre eux.

Leur atterrissage sera mitigé : malgré leur bravoure et leur habileté manœuvrière, ils n’ont pas réussi à protéger leur camarade. Près d’un quart des bombardiers engagés ce jour-là ne rentrera d’ailleurs pas sur le sol de la péninsule !

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